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Les inégalités hommes-femmes et leurs conséquences invisibles (partie 2/2)

Depuis de nombreuses années, on nous parle des inégalités entre les hommes et les femmes. Elles se matérialisent notamment par des différences significatives de salaire, d’accès à l’emploi et de répartition des responsabilités au sein des ménages. Malgré l’évolution des mentalités, des citoyens et de la loi, certaines de ces inégalités persistent, voire continuent de se creuser.

De nombreux articles mettent déjà en évidence ces inégalités. Cependant, certaines sont moins médiatisées et ont pourtant leur importance. Nous nous intéresserons notamment aux troubles du sommeil. Plus fréquents chez les femmes. Ainsi qu’à l’écart entre les retraites des femmes et celles des hommes en France aujourd’hui.

Des conséquences sur le sommeil

Une mauvaise répartition des tâches au sein d’un ménage peut avoir des conséquences sur le sommeil des individus. C’est ce qu’affirme une étude menée par l’université de Melbourne en Australie. Les conclusions en ont été publiées pour la première fois le 8 mai 2018. Quatorze mille citoyens européens originaires de vingt-trois pays y ont participé. L’équipe de sociologues s’est intéressée à deux types de données. L’indicateur de la participation des femmes, fourni par les Nations Unies. Et les mesures se rapportant à la qualité du sommeil récoltées par l’Enquête sociale européenne. Ainsi, les scientifiques australiens démontrent que le stress est plus important lorsque les responsabilités ne sont pas équitablement réparties au sein d’un même ménage. Cette mauvaise répartition crée du stress conduisant notamment à un trouble du sommeil. Au sein d’un couple, cette inégalité est conséquente à une mauvaise répartition de la « charge mentale » pesant sur les individus. Il est possible de diviser cette « charge mentale » en trois fonctions :

  • L’entretien de la « maison » (lieu de vie du ménage) ;
  • L’éducation des enfants ;
  • Le train de vie de la famille. 

Encore trop souvent, la responsabilité de l’entretien de la « maison » et de l’éducation des enfants incombe à la femme. Et celle du train de vie de la famille à l’homme. Il n’y a donc pas de répartition des responsabilités. Le fait que tout repose sur les seules épaules d’un individu entraine un stress significatif. Qui a des répercussions non négligeables sur son sommeil. Le partage des responsabilités, et donc la diminution du risque d’échec, est indispensable pour pallier aux conséquences que cela peut avoir sur le sommeil.

Aujourd’hui, de plus en plus de femmes travaillent et contribuent ainsi aux revenus de leur foyer. Cependant, à poste égal, entre un homme et une femme, la différence de salaire est importante. Et cela va encore plus loin. 

Des inégalités encore plus creusées au niveau des retraites

Si l’écart de salaire entre les hommes et les femmes est très important en France : 27 %, l’écart des retraites est encore plus important. Il avoisine les 39% selon une étude menée par la Fédération Européenne des Retraités et des Personnes âgées (FERPA). 12 points de plus !

Un tel écart s’explique notamment par deux constats. Tout d’abord, en France, 8,4% des femmes de moins de 74 ans vivent sous le seuil de pauvreté. Contre 7,9% des hommes. En outre, l’activité moyenne des femmes étant moins importantes que celle des hommes, elle entraine une différence de cotisation. 

Si on ajoute à cela les inégalités salariales, la pension moyenne d’une femme est de 1 007 euros. Alors que celle des hommes est de 1 660€. 

Et si la littérature était à l’origine de tout

Un livre. 

Une vision pour notre Société. 

La littérature (au sens large) a un impact important sur le futur, les mentalités, la culture, l’économie, la politique, la loi, la pensée…Pourtant, la femme n’y est que peu présente par rapport à l’homme. Ses textes sont plus rarement publiés, moins médiatisés, moins financés et donc moins reconnus. 

Malgré toutes les avancées de ces dernières années, il y a des inégalités importantes au niveau de la sélection des manuscrits, de la distribution des bourses et des prix, et même de l’obtention des critiques ! Alors même que les femmes sont plus nombreuses à étudier dans les programmes universitaires de littérature et soumettent autant de manuscrits que les hommes. 

La littérature est l’une des clés à l’instauration d’une meilleure égalité des sexes tant elle peut impacter une société tout entière.

Woolin Ham et Alexandre Meschberger

Crédits image : Tim Douet Lyon Capitale

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