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Championnats du monde de League of Legends : la Chine triomphe (et s’enflamme)

Ce samedi 6 novembre s’est tenue la finale des championnats du monde de League of Legends : événement esport le plus important de l’année. L’équipe chinoise d’EDG s’est imposée contre les sud-coréens de DAMWON, prouvant une nouvelle fois l’emprise de l’Asie sur League of Legends et les limites européennes.

C’est après une finale des plus disputées de l’histoire de League of Legends que la structure chinoise Edward Gaming (EDG) a pu soulever la coupe. En s’imposant sur un score de 3 à 2 contre les sud-coréens et champions du monde en titre de DAMWON, EDG s’offre son premier titre mondial après des années à essayer en vain de mettre la main dessus. C’est donc au cours d’un après-midi de lutte (que l’on espérait bien moins acharnée) qu’EDG a pu écrire l’histoire, avec un niveau de jeu au sommet contre les grands favoris de la compétition. Un résultat surprenant qui a pris cinq manches pour se clôturer sur un score en faveur des Chinois. Véritable consécration, ce titre leur permet de continuer à asseoir leur domination mondiale après leur victoire au sein d’un championnat chinois quelques semaines plus tôt. Cette compétition ou ces « Worlds » (comme appelés par les initiés), se sont étalés sur un mois entier et accueillaient en Islande les meilleures équipes du monde entier ; et de nombreuses conclusions en sont à tirer.

L’Asie encore seule sur le toit du monde

En onze championnats du monde différents, l’Asie s’est imposée à 10 reprises. En ce qui concerne League of Legends, la Corée du Sud et la Chine en sont deux véritables temples. Le jeu y rencontre un succès virulent et les structures professionnelles ont la réputation d’y être les meilleures au monde. C’est souvent entre ces deux régions majeures que se joue le titre de champion du monde chaque année, comme ce fut le cas cette année mais aussi l’année dernière. L’édition 2019 qui a vu l’équipe européenne G2 se hisser en finale devant un stade de Bercy comble, fait presque office d’exception… Si les chiffres de l’audience de la finale restent flous du fait de la politique chinoise, la rencontre de ce samedi 6 novembre 2021 aurait attiré plusieurs dizaines de millions de spectateurs aussi bien en ligne que lors de retransmissions organisées en public qui prenaient la forme de fan-zones. Véritable religion donc, la victoire d’EDG au bout de cinq heures d’efforts a été accueillie de la meilleure des façons dans tout le pays, les supporters se laissant aller à des effusions de joie et à des célébrations dans tout le pays.

Véritable culte en Chine, la restriction récente sur l’accès aux jeux en ligne pour les jeunes imposée par le gouvernement chinois risque rapidement d’avoir des conséquences sur la scène e-sportive chinoise et sur le succès rencontré par le jeu de « Riot Games » sur ce marché.

L’Europe, un train de retard ?

Si la domination asiatique n’est plus à démontrer, l’infériorité de l’Europe lors des compétitions internationales ne fait plus de doutes elle non plus. Si nous avons eu droit à des fulgurances en 2018 et 2019 avec deux équipes européennes qui atteignaient la grande finale, les deux rencontres se sont soldées par une défaite cuisante de l’Europe sur le score de 3 à 0. Cette année, les trois équipes envoyées par notre continent aux Worlds arrivaient toutes avec des ambitions, mais le public international et même européen ne se faisait guère d’illusions. Résultat sans surprises : les deux équipes ne dépassent pas les poules, tandis que l’équipe espagnole « Mad Lions » championne d’Europe en titre, échoue en quart de finale après une phase de groupe chaotique : là où elle était attendue largement favorite. Encore une année blanche pour l’Europe donc, qui n’a obtenu le titre de champion du monde qu’une seule fois dans son histoire lors des premiers championnats du monde officiel en 2011. Si l’échec européen était prévisible, la manière d’y parvenir l’était beaucoup moins. Conflits internes, remplacements de joueurs à la dernière minute ou encore tension entre des joueurs et des présidents de structures, l’Europe sort de ces championnats du monde amoindrie et doit plus que jamais se reconstruire. La période de mercato qui a déjà commencée s’annonce agitée, et devra être des plus réussie pour les structures qui veulent elles aussi un jour, faire partie du gratin mondial.

Bruno ESTEBAN GARAY

Source photo : Riot Games

Bruno Esteban Garay

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