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On’ a vu Mourir peut attendre : nos avis critiques

Cette semaine, c’est au GOAT que nous allons nous affronter dans cette critique qui ne lui fera aucun cadeau. Je vous parle bien du double 00, du James, du Bond… De l’iconique James Bond. Connu pour son élégance britannique légendaire, ses missions acrobatiques et ses répliques phares telle que son « Vodka martini. Shaken, not stirred » : le dernier opus de la saga n’a pas conquis ses fans. Retour sur quelques avis des rédacteurs de la rubrique ciné.

Antoine Coffigniez « Une fin à l’image de la saga : hétérogène » 7/10

Nous y voilà, malgré un report suite à la pandémie, No Time To Die clôt la saga James Bond de Daniel Craig : saga initiée en 2006 avec le plutôt bon Casino Royale. Je vais être très procédurale dans mon analyse en évoquant les points qui fond de Mourir Peut Attendre un excellent James bond, et enfin les points expliquant pourquoi il est « juste » un bon film. L’équipe technique porte le film avec une excellente bande originale signée Hans Zimmer (sans déconner), la photographie ainsi que le montage sont assurées respectivement par Linus Sandgren et Tom Cross, tous deux ayant travaillé sur La La Land ou encore First Man et cela se ressent. Nous avons le droit à une mise en scène faisant des efforts pour mettre en avant de nombreux hommages à la saga et se référant à bon nombre de film d’action. Mais James Bond est synonyme d’hétérogénéité. En effet, au-delà de la qualité vacillante des derniers films – avec des bas comme Quantum of Solace et de l’excellent comme Skyfall – No Time To Die fit preuve d’un certain manque de régularité. Cela se ressent notamment dans le contraste de l’acting avec un Daniel Craig signant un merveilleux au revoir et d’autre part, un Rami Malek transparent qui n’est pas avantagé par l’utilité (plus qu’à désirer) de son personnage… Et je ne parlerais pas de Léa Seydoux qui au-delà du jeu approximatif, nous fait le plaisir de se doubler pour la VF ce qui rend l’expérience des plus troublantes : synonyme d’un manque de justesse de sa propre interprétation. Et enfin, Héros ou Humain ? Le personnage de James s’ouvre de plus en plus au fil des films ce qui l’humanise et le rend sensible et pourtant, il demeure iconisé à travers moult contre-plongées et scènes d’action superflues (bien mises en scène certes, mais inappropriées). Une saga se termine, maintenant place au nouvel arc.  

Cynthia Zantout « Émouvant ne doit pas rimer avec pathétique » 6,5/10

6 ans après Spectre, voilà son cinquième et dernier film. 2h43 de mélodrame dans lequel l’émotion est au centre de l’intrigue… qu’il semblerait presque que l’action est secondaire. Les quatre scénaristes ont décidé d’achever cette saga en tirant sur la corde familiale, les traumatismes de l’enfance et les drames. James Bond est désormais retraité, et nostalgique d’une carrière bien agitée. Mais le devoir l’appelle et le revoilà en cavale. On retrouve un Craig charismatique, et de belles scènes de bastons. Mais le problème, c’est que le film ne cherche qu’une seule chose : c’est que l’on profite de voir l’acteur dans ce rôle pour la dernière fois, quitte à réaliser un égo trip en le plaçant sur un piédestal. De ce fait, les acteurs secondaires n’ont pas une once de charisme. L’autre chose qui me pose problème, c’est que je n’ai pas pu m’empêcher de faire le Parallèle avec OSS 117 et son nouvel agent 1001 (sorti deux mois auparavant). Ici, c’est la même dynamique du remplacement avec un vieil espion dépassé par son temps et les nouveaux gadgets… le film réalise alors sa propre parodie. Une nouvelle génération qui s’impose comme en témoigne l’interprète de la magnifique bande originale : la talentueuse Billie Eillish, seulement âgée de 19 ans ! Enfin, j’ai été lassée des placement de produits grossiers notamment celui sur la montre qui m’a paru une éternité. Selon moi, le film n’a pas besoin de faire pitié à ce point pour se vendre. L’acteur anglais clôture donc 15 ans de loyaux services, et tout le monde se demande qui sera son successeur…

Céline Surget « Un hommage aux classiques décevant » 6/10

La scène d’ouverture était pourtant prometteuse, suivie d’une première partie assez convaincante. Daniel Craig excelle dans le rôle de 007 et a réussi, au cours de ces cinq films, à humaniser plus que jamais le célèbre agent secret anglais. Mais malheureusement, peu de personnages arrivent à rivaliser dans ce dernier volet. Comme dans Spectre, les grands antagonistes sont définitivement bien inoffensifs. Ni Christoph Waltz ni Rami Malek (deux merveilleux acteurs), ne parviennent à rehausser ce dernier opus qui tombe dans les travers de nombreux James Bond : des incohérences, des évidences, et toujours un grand méchant menaçant toute l’humanité, perdu sur une île déserte. La deuxième partie de Mourir peut attendre nous laisse sur notre faim. Maigre consolation, le long-métrage arrive à rendre Léa Seydoux sympathique, une mission (presque) impossible. L’épilogue, qui a le mérite d’exister, ne laisse pas indifférent. Une preuve que le moment était peut-être venu pour Daniel Craig de déposer les armes. Il laisse néanmoins derrière lui Casino Royale et Skyfall, des bijoux à faire pâlir la Reine !

Daniel Craig stars as James Bond in NO TIME TO DIE, an EON Productions and Metro-Goldwyn-Mayer Studios film Credit: Nicola Dove © 2021 DANJAQ, LLC AND MGM. ALL RIGHTS RESERVED.

Le film obtient donc une moyenne de 6,5/10 !

Antoine Coffigniez, Cynthia Zantout, Céline Surget

Photo : La Croix, La voix du nord, Daily mail, La nouvelle République

La rédaction

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