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Nouvelle réglementation de la Formule 1 : plus de spectacles au rendez-vous ?

 https://twitter.com/f1/status/1409153610659868675 (via compte Twitter officiel de la Formule 1)

Initialement prévue pour 2021, mais reportée à cause de la pandémie de Covid-19, la nouvelle réglementation dite “révolutionnaire” de la Formule 1 fait son entrée en piste en 2022. 

Depuis quelques années, la Formule 1 est dominée par l’écurie Mercedes et plus généralement par les trois cadors Mercedes, Red Bull, Ferrari. Afin de remédier à cette absence de suspens, la FIA (Fédération Internationale Automobile) a élaboré une nouvelle réglementation dite « révolutionnaire ». Même si certaines mesures, comme le nouveau format des courses avec l’apparition du sprint ou encore l’instauration d’un plafond budgétaire, ont déjà fait leur apparition cette saison, cette nouvelle réglementation promet un championnat plus palpitant pour le public. 

Un championnat plus équilibré et plus de spectacle pour les fans 

La Formule 1 telle que nous la connaissons s’apprête à faire sa révolution. Plus de spectacles, moins de dépenses et moins d’écarts de performances, sont les maîtres mots de cette nouvelle réglementation. Il est vrai que depuis plusieurs saisons, il n’y a plus trop de suspens. Les spectateurs s’attendent à ce que le podium se joue entre les trois cadors, même si Ferrari connaît quelques difficultés depuis deux saisons. Le directeur sportif de la F1, Ross Brawn, le disait lui-même en 2019 : “les voitures sont tellement complexes qu’il faut débourser des sommes astronomiques pour gagner ne serait-ce qu’un dixième”. L’objectif est donc clair, la nouvelle réglementation doit changer cette tendance et faire en sorte de laisser une chance à toutes les écuries du paddock. Pour ça, un plafond budgétaire a d’ores et déjà été mis en place cette année. De 145 millions de dollars cette saison, il devrait être réduit l’année prochaine à 140 millions de dollars. Ce budget concerne uniquement ce qui touche à la performance sur piste. L’objectif est de réduire les écarts de performance entre les écuries. Mais au-delà de faire en sorte que le championnat soit équilibré, il doit aussi redevenir plus sensationnel. Pour cela, la nouvelle réglementation mise sur le retour de “l’effet de sol”. 

L’effet de sol de retour après 40 ans 

En sport automobile, ce qu’on appelle « l’effet de sol” pourrait se résumer ainsi : c’est un phénomène aérodynamique dont le but est de créer une déportante afin de créer un appui, une adhérence, plus accrue au sol. En Formule 1, il fait son apparition dans les années 1970. En 1978, pilotée par Mario Andretti, la Lotus 79 devient la première monoplace championne du monde avec cet effet. Cependant, en 1982, le principe initié par Lotus, finit par être interdit car trop dangereux. A l’époque, l’effet de sol était généré par des jupes latérales et un châssis pensé comme une aile d’avion inversée. Après quarante ans d’interdiction, il fait son grand retour en 2022, mais le principe est différent. Sur les formule 1 de 2021, on retrouve un plancher en escalier tandis que sur la formule 1 de 2022, on trouve de nouveaux diffuseurs sous la monoplace. Grossièrement, ce sont des tunnels sous le fond plat. Pour comprendre l’importance de ce changement et du retour de l’effet de sol, il faut partir du principe, qu’actuellement, les formule 1 fendent l’air. Cet air est “salit” pour les monoplaces qui les suivent. Ces dernières peuvent perdre jusqu’à 50% de leur appui sous l’effet des turbulences, ce qui représente un véritable effort physique pour les pilotes et empêche presque les dépassements. Le retour de l’effet de sol permettrait aux monoplaces de perdre environ 5 à 10% d’appui contre les 50% actuel. Il a donc fallu repenser le design de la monoplace. 

Une nouvelle monoplace “plus agressive” et “futuriste”

© https://twitter.com/f1/status/1415676827071180807 (via compte Twitter officiel de la Formule 1)

Au look agressif et futuriste, la nouvelle monoplace séduit aussi bien les pilotes comme Carlos Sainz et Fernando Alonso que les fans du sport. Bien que séduisante, ce n’est pas seulement un changement esthétique qui se joue, c’est aussi technique. Côté moteur, elle conserve son V6 turbo-hybrides d’1.6L. Côté pièce, on se dirige vers une standardisation progressive des pièces comme l’écran du volant par exemple. Le gros changement se trouve notamment dans l’installation des nouveaux diffuseurs pour mieux canaliser l’air. Adieu donc aux déflecteurs latéraux. L’aileron arrière a le droit à un nouveau design qui favorise l’effet de sol. Il est conçu de manière à créer un flux d’air rotatif (qui se dirige vers le haut) et non plus directement vers les voitures en arrière comme c’est le cas actuellement. Autre changement qui s’opère sur cette nouvelle monoplace, les pneus. De 13 pouces, ils passent à 18 pouces. Ces pneus à profil bas sont équipés d’ailettes et d’enjoliveurs de quoi créer un flux d’air à travers les roues afin d’améliorer l’appui de la voiture. Seul inconvénient de cette nouvelle monoplace, l’augmentation de son poids. Elle devrait passer de 743 kg actuel à 768 kg. Une prise de poids qui a des conséquences car la monoplace sera plus lente de 3 à 3.5 secondes. Un inconvénient qui se fait vite oublier quand on sait que le spectacle sera au rendez-vous. La nouvelle réglementation a de quoi ravir les fans puisqu’elle promet de beaux combats sur la piste. 

Magalie Guichard

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