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Sorties ciné du 8/06

Mercredi 9 juin, c’est l’occasion d’aller au cinéma pour aller voir des films primés et très attendus par la critique comme “Nomaland” de Chloé Zhao qui a obtenu pas moins de 3 Oscars dont celui du meilleur film. C’est aussi l’occasion d’y aller pour fêter l’augmentation des jauges dans les salles de cinéma qui passera ce mercredi à 65%, pour atteindre les 100% de capacité à la fin du mois ! Vous pourrez donc dire à vos amis refoulés du cinéma (comme en boîtes de nuit) que c’est le bon moment pour revenir partager un pot de pop-corn avec vous.

Nomaland de Chloé Zhao (le film oscarisé à voir)

Chloé Zhao, réalisatrice d’origine chinoise a déjà signé quelques films notamment sur la communauté sioux et donne à voir ceux qui subissent l’histoire. Ici elle propose un film sur une femme, Fern, incarnée par Frances McDormand (Les Panneaux de la Vengeance) ayant perdu son emploi et devenu par choix nomade. C’est une vraie épopée au sein des territoires immenses de l’Amérique, où le personnage côtoie des compagnons de route, le temps d’un feu de camp. Le spectateur assiste au voyage de cette femme qui n’est pas “homeless” (sans-abri) mais “houseless” (sans-maison) comme elle l’explique. Chloé Zhao donne à voir un mode de vie qui est en réalité l’ADN du peuple américain. Aux allures de western et qui nous rappelle Sur la route de Walter Salles – livre éponyme de Jack Kerouac -, nous sommes acteurs de destins et de visages que Fern fait au cours de son voyage; voyage qui la conduit à être travailleuse dans une usine Amazon. 

En plus de raconter la réalité d’un peuple dont on ne parle plus aujourd’hui, les nomades, Chloé Zhao s’intéresse à la liberté d’une femme, meurtrie par la vie et la société. Le film a été multi-primé dont 3 Oscars : celui du meilleur film, de la meilleure réalisation et l’Oscar de la meilleure actrice pour Frances McDormand. Pour couronner le tout, c’est l’excellent compositeur de musique Ludovico Einaudi qui signe la bande-son, de quoi nous emporter en voyage et rêverie.

Résumé : Après l’effondrement économique de la cité ouvrière du Nevada où elle vivait, Fern décide de prendre la route à bord de son van aménagé et d’adopter une vie de nomade des temps modernes, en rupture avec les standards de la société actuelle. De vrais nomades incarnent les camarades et mentors de Fern et l’accompagnent dans sa découverte des vastes étendues de l’Ouest américain. 

Le Discours de Laurent Tirard (Le film français à aller voir)

Si vous n’avez pas encore notre critique fortement apprécié par On’, c’est le moment : https://on-media.fr/2021/05/31/critique-du-film-le-discours/ (à mettre en hyperlien)

Adapté d’un roman, le réalisateur nous offre une expérience filmographique singulière frôlant avec la pièce de théâtre. Le personnage principal, Adrien, interprété par Benjamin Lavernhe (Antoinette dans les Cévennes, Mon Inconnue) continue à explorer son potentiel comique pour nous parler des apparences et de la famille. On vous recommande ce film chaudement.

Résumé : Adrien est coincé. Coincé à un dîner de famille où papa ressort la même anecdote que d’habitude, maman ressert le sempiternel gigot et Sophie, sa sœur, écoute son futur mari comme s’il était Einstein. Alors il attend. Il attend que Sonia réponde à son sms, et mette fin à la « pause » qu’elle lui fait subir depuis un mois. Mais elle ne répond pas. Et pour couronner le tout, voilà que Ludo, son futur beau-frère, lui demande de faire un discours au mariage… Oh putain, il ne l’avait pas vu venir, celle-là ! L’angoisse d’Adrien vire à la panique. Mais si ce discours était finalement la meilleure chose qui puisse lui arriver ? 

200 mètres d’Ameen Nayfeh (le film étranger à aller voir)

200 mètres sépare un père de ses enfants. Pour sa première réalisation, Ameen Nayfey, réalisateur palestinien, narre la vie d’un père palestinien dont la famille vit de l’autre côté de la frontière. Tous les jours il doit passer les check points pour rendre visite à sa famille, se heurtant au risque de se faire arrêter à chaque fois. Donnant à voir le quotidien des habitants vivant au sein d’un territoire rongé par le conflit israélo-palestinien et l’absurdité d’une telle frontière, le film met l’accent sur le quotidien du père du côté palestinien habitant en Cisjordanie. Comme Ameen Nayfey l’exprime dans la note d’intention du film : « Les images du Mur, des checkpoints ou des soldats sont probablement ce qui surgit en premier lorsque l’on parle de la Palestine. Bien que ces images soient dans le film, j’ai préféré me concentrer sur ce qu’une séparation produit chez nous, en tant qu’êtres humains, et mettre un peu plus en lumière ces obstacles et murs invisibles plutôt que les barrières physiques. » Un film qui porte un certain regard sur le conflit et qui résonne avec l’actualité. 

Ce n’est pas seulement un film sur la famille mais sur l’adaptation de l’homme aux obstacles de la vie, du manque et de la séparation. Il poursuit : “Je garde en moi un grand nombre de souvenirs auxquels je n’ai plus accès, à moins que je ne craigne seulement de me les remémorer.[…] Une séparation forcée est une souffrance énorme. 200 Mètres est mon histoire, celle de milliers de Palestiniens, et les histoires peuvent définitivement bouleverser des vies. Je crois au pouvoir du cinéma, à sa façon de nous affecter comme par magie. J’ai eu besoin de raconter cette histoire”. Ce film personnel et fort risque d’en émouvoir plus d’un.

Résumé : Mustafa d’un côté, Salwa et les enfants de l’autre, une famille vit séparée de chaque côté du Mur israélien à seulement 200 mètres de distance. Ils résistent au quotidien avec toute la ruse et la tendresse nécessaires pour « vivre » comme tout le monde, quand un incident grave vient bouleverser cet équilibre éphémère. Pour retrouver son fils blessé de l’autre côté, le père se lance dans une odyssée à travers les checkpoints, passager d’un minibus clandestin où les destins de chacun se heurtent aux entraves les plus absurdes.

Bonus : The Father de Florian Zeller avec Anthony Hopkins (le film à ne pas rater)

Pour finir, notre recommandation spéciale, The Father de Florian Zeller, metteur en scène de renom qui porte sa propre pièce éponyme au cinéma. Interprété par le grand Anthony Hopkins (Le Silence des Agneaux), cet huis-clos narre l’histoire d’un vieil homme basculant dans la démence où réalité et folie se confondent. Un film sur le déclin d’un homme atteint par la maladie d’Alzheimer, qui bouscule et nous plonge dans une expérience cinématographique spéciale. Un film lui aussi salué par la critique qui a remporté l’Oscar du meilleur scénario adapté, pas trop mal pour une première réalisation !

Notre critique à lire ici : https://on-media.fr/2021/06/05/critique-cine-the-father/

Anaïs Martinez

Anaïs Martinez

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