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What’s Up Confinement #19 : On’ s’aventure dans les tréfonds insoupçonnés de Paris, avec Alex !

Tantôt fantasmée par les jeunes ou décriée par leurs parents, la (re)découverte de lieux abandonnés fascine. Mais, préparant cette année les concours des Beaux-Arts de Paris, Alex est également un vrai explorateur. Aujourd’hui, iel nous fait un peu voyager de nos chambres, en nous faisant part de ses aventures d’urbex : sans cliché, mais avec photos à l’appui !

On’ : Depuis combien de temps fais-tu de l’urbex ?

« J’ai commencé à 14 ans, à l’âge où tu commences par les petites friches en bas de chez toi. Moi j’étais dans une région minière, un peu rurale ; ma première friche, ça devait être une gare abandonnée. »

On’ : Qu’est-ce qui t’as poussé à faire de l’urbex ?

« Un peu par hasard. J’ai toujours eu une imagerie portée sur les lieux abandonnés ; déjà enfant, je regardais les photos d’urbex. Les premiers sites internet d’urbex ont dû arriver vers 2008, et je regardais les images en me disant « ouah c’est trop beau ! ». Les plus fascinantes étaient celles des châteaux abandonnés, ou de Buzhluzha [NDLR : ancienne salle de congrès du parti communiste bulgare construite en 1974 et abandonnée depuis 1989, et située au sommet du mont Buzhluzha], en Bulgarie. »

Le Buzhluzha, en Bulgarie.

On’ : Avec qui fais-tu généralement de l’urbex ?

« J’avais commencé en Belgique avec un ami ; on faisait beaucoup d’urbex dans des bâtiments abandonnés, des carrières. Je suis allé un peu seul en Bulgarie et en Hongrie, où j’ai découvert une soucoupe volante abandonnée… Je voyageais en stop, vu que je bouge pas mal. À Paris je le fais plutôt avec des ami.e.s ; on s’appelle en se disant qu’on a repéré une gouttière, un spot, on s’organise, puis on prend le métro ! »

Un théâtre abandonné.

On’ : Comment trouves-tu et détermines-tu un bon lieu ?

« Un bon lieu, c’est avant tout un bâtiment abandonné. Il n’y a pas de réelle communauté qui partage des lieux ; il y a des échanges d’adresse, mais je ne le fais pas vraiment. C’est plus un truc que je partage entre potes. »

On’ : Quel est l’équipement d’un bon explorateur d’urbex ?

« Des bières ! Après ça dépend de ce que tu fais : si tu veux explorer une église, prends des chaussures qui ne glissent pas trop. En fait, ça dépend vraiment du cadre : une fois on a voulu descendre en rappel, donc on a pris une corde. Pour faire de l’urbex, il faut en général l’équipement adéquat pour assurer sa sécurité. Sinon [avec mes potes] on y va un peu à l’œil, mais c’est parce que ça fait longtemps qu’on en fait. Mais faites pas ça, c’est dangereux. »

On’ : Comment te repères-tu dans des endroits totalement inconnus, et pouvant parfois être dangereux ?

Tchernobyl, en Ukraine.

« Ça dépend : j’ai fait Tchernobyl à la boussole et quelquefois avec Google Maps. En prenant un forfait 4G ukrainien, ça avait marché. Dans les grandes zones en général, j’utilise une boussole et Google Maps ; mais dans les bâtiments, tu pousses une porte et tu regardes ce qu’il y a derrière. »

On’ : Quel est le plus bel endroit que tu aies visité ?

Un cimetière de trains.

« Dans l’imagerie collective, les gens aiment bien les trucs avec les lianes, la verdure, mais j’en fait plus trop. Personnellement j’ai fait de belles églises, des cathédrales très hautes avec des gargouilles, que personne n’a touché depuis bien longtemps. Des cimetières de train à vapeur, ce sont des trucs qui marquent. Ou encore des châteaux abandonnés, et même un asile. Ou des morgues très photogéniques, abritant des tables blanches éclairées par la lumière de soleil. Encore une fois, le Buzhluzha était très marquant. J’ai parfois fait de bonnes rencontres, aussi. »

Une gargouille, sur le toit d’une cathédrale.

On’ : Quelle est la chose la plus étonnante que tu aies vu ?

« Des choses étonnantes…  Sous des grandes villes européennes, j’ai vu des bunkers abandonnés sur lesquels il n’y a aucun article de presse. Personne ne sait que c’est là ; et puis à un moment tu ouvres une porte et tu te rends compte que personne ne sait que tu es là, c’est énorme. En Europe de l’Est c’est rempli de truc comme ça ; à l’Ouest aussi, mais beaucoup moins.

Et puis il y a aussi des bâtiments simples d’accès : une église abandonnée très grande, très belle, où tu prévois une exploration commando entre potes. Le premier regarde s’il n’y a pas de voitures, le deuxième prend le sac de l’autre et l’accroche pour passer par la fenêtre à 3m de haut, et ils sautent… et finalement, un autre se rend compte que la porte était ouverte ! »

On’ : Pour finir, en quelques mots : que représente l’urbex pour toi ?

« Une passion : c’est inspirant, c’est reposant, et ça fait voyager. »

Merci à Alex d’avoir répondu à nos questions, et de nous avoir partagé ses belles photos ! On espère qu’iel pourra continuer ses fabuleuses découvertes. Pour finir cet article, Kipo nous fait découvrir sa version du curry !

💸: €

🍴 : Curry en poudre / pommes de terre (2/3 grandes par personne) / blanc de poulet (la moitié d’un par personne) / 1 tomate par personne / 1 poivron rouge / 1 crevette par personne / eau / 1 cube de bouillon / un peu de lait / riz / herbes de Provence

🌿/🥗 : Vous pouvez enlever le poulet et les crevettes pour une recette végétarienne. Pour une version vegan, remplacez par du lait de coco.

💪 : facile

Aujourd’hui je vous donne la recette du curry, que je réalise à ma façon. Il en existe plusieurs évidemment, mais j’aime bien la mienne !

• Commencez par faire bouillir vos pommes de terre. Pendant ce temps, coupez le blanc de poulet en dés et faites-le cuire à la poêle, tandis que vos tomates concassées et votre poivron coupé en dés fondent dans une grande poêle à part.

• Faites cuire du riz, le temps que vous suiviez les étapes suivantes.

• Une fois que les tomates ont diminué, rajoutez 100/150 cl d’eau avec un bouillon de votre choix (j’ai pris un bouillon de volaille, mais vous pouvez en prendre un aux légumes). Ajoutez 2/3 cuillères à café de curry. Mon curry est assez fort donc si le vôtre est doux, n’hésitez pas à rajouter du piment si vous le souhaitez. Rajoutez un peu de lait pour donner une autre teinte à votre curry.

• Faites chauffer quelques minutes à feu doux. Si votre sauce est trop liquide, n’hésitez pas à rajouter un peu de maïzena (1 ou 2 cuillères à café, selon votre rendu).

• Une fois les pommes de terre et le poulet cuits, rajoutez le tout, coupé en dés, dans votre sauce.

• Faites cuire votre crevette décortiquée

• Disposez le tout dans une assiette, avec le riz à côté. Pour ma part je rajoute des herbes de Provence pour la déco. Évidemment, vous pouvez mélanger votre riz avec le curry ! Rajoutez votre crevette pour la déco.

💡 : Vous pouvez aussi y mettre des oignons et des carottes, mais pour ma part, je n’en n’avais pas. J’ai rajouté des graines de sésame sur le riz, mais normalement il n’en faut pas.

Régalez-vous bien avec ce curry façon Kipo ! On’ vous embrasse fort, et On’ se dit à la semaine prochaine, pour un nouveau talent étudiant !

Pour continuer à suivre Kipo…

Son compte Instagram de cuisine : @ __kipoo__.

Propos recueillis par Clarisse Oudit-Dalençon

Photos fournies par Alex (prénom modifié)

La rédaction

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