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La Semaine en Bref du 28 mars au 4 avril

On’ revient avec votre récap des actualités de la semaine ! Au programme, la polémique autour du journaliste Pierre Ménès, de l’opposition entre le groupe Total et des ONG écologistes, de l’annulation du festival d’Angoulême et des annonces du président Macron. Bonne lecture !

Pierre Ménès, le célèbre consultant sportif au cœur d’une polémique

Pierre Ménès est un journaliste, consultant, commentateur et présentateur. Il est devenu un personnage incontournable dans le milieu des médias sportifs. Ses interventions notamment sur Canal+ dans l’émission « Cana Football Club », font régulièrement le buzz et lui valent de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux.

En revanche, il se retrouve aujourd’hui au cœur d’une affaire de sexisme qui ternit davantage son image auprès du grand public. Ce scandale est révélé suite à la diffusion d’un documentaire intitulé « Je ne suis pas une salope, je suis journaliste » réalisé par Maris Portolano et Guillaume Priou. Dans ce dernier, Marie Portolano interrogé plusieurs femmes qui comme elle ont été victimes de sexisme, et qui témoignent de la difficulté d’être une femme dans cet univers très masculin qu’est le journalisme sportif. Cette prise de parole, ayant entraîné une vive polémique, a poussé la chaîne Canal+ à censurer plusieurs séquences dans lesquelles le consultant vedette, Pierre Ménès, intervenait.

Dans son documentaire, la journaliste demande à Pierre Ménès de s’exprimer au sujet de deux agressions sexuelles dont il est l’auteur, l’une sur Marie Portolano elle-même et l’autre, sur une autre journaliste, Isabel Moreau. En effet, en août 2016, il soulève la jupe et pince les fesses de Marie Portolano hors antenne, mais avec un public toujours en plateau. Il l’a également forcée à l’embrasser sur la bouche.

Face à la journaliste, il n’émet aucun regret et affirme même qu’il le referait, dénonçant un monde où « on ne peut plus rien faire ni dire. »

Avant cela, Pierre Ménès était déjà à l’origine de propos sexistes affirmant, à l’occasion de la journée internationale des femmes, que « le foot, c’est quand même un sport de mecs » avant de traiter les sportives de « grosses dondons trop moches pour sortir en boite le samedi soir ».

Sur Twitter, le #PierreMenesOut a été créé et réclame le renvoie du consultant sportif des plateaux de Canal+.

Ce qu’en dit La Dépêche

Total : la raffinerie de la Mède face à des ONG écologistes

En 2018, six ONG écologistes (dont Greenpeace) ont poursuivi Total en justice pour son usage suspect de l’huile de palme, notamment en Asie. L’objectif était de faire annuler l’autorisation d’exploitation d’huile de palme par la raffinerie de la Mède. Ce jeudi 1er avril, un genre de compromis a été trouvé : l’autorisation d’exploiter n’est pas annulée, cependant le tribunal administratif a demandé à ce que la compagnie fixe une limite précise de consommation d’huile de palme. Cette limite a été établie à 300 000 tonnes par an. Cependant l’arrêté permet l’utilisation de 450 000 tonnes par an.

Certaines des associations en question ont estimé que ce jugement était un bon début, même si le problème n’est pas encore résolu. Un des problèmes c’est la surconsommation d’huile de palme qui entraîne la déforestation au profit des cultures agro-alimentaires massives.

Le second problème est la provenance de cette huile. Greenpeace a mené une enquête en Indonésie dans laquelle il a été découvert que certaines récoltes de fruits de palmiers provenant de divers endroits non référencés par Total rejoignaient les moulins fournisseurs de l’entreprise. Ces fruits sont ensuite mélangés aux récoltes respectueuses des critères des labels français, et l’ensemble est acheminé en Europe et peut être labellisé.

Laura Monnier, une juriste de l’ONG Greenpeace a déclaré : « Cette demande d’une révision de l’étude d’impact, qui prenne en compte l’impact sur le climat et pas seulement autour du site de La Mède, c’est quand même une petite révolution ».

Ce qu’en dit Le Monde

L’annulation du 48e festival de la bande dessinée d’Angoulême 

Après avoir tenté de trouver diverses solutions pour maintenir la 48e édition du festival de la BD d’Angoulême, l’organisation du festival a pris la décision d’annuler cette édition 2021 qui devait se tenir en juin, pour la reporter en janvier 2022. Les raisons de cette décision sont multiples : les auteurs étrangers ne peuvent pas venir, les conditions économiques ne sont pas au rendez-vous… De plus, les organisateurs du festival estiment que si l’événement était maintenu, l’interaction entre le public et les auteurs, clé de voûte de l’événement, ne pourrait être rendue possible.  

Avant l’annonce de la suppression du festival, les organisateurs avaient déjà décidé que l’événement se déroulerait en deux phases : en janvier, la majorité des prix a été distribuée, et la phase de juin devait permettre au public de découvrir le festival, en plein air. Quant à la remise du Grand Prix, le prix le plus prestigieux du festival, décerné à un auteur pour récompenser l’ensemble de son œuvre, elle aura tout de même lieu en juin, à distance. 

Cette nouvelle s’inscrit dans la lignée de la suppression de nombreux événements culturels (comme le Salon du livre qui devait se tenir en mai) et marque un nouveau coup dur pour le monde de la culture. 

Ce qu’en dit L’Obs : Le Festival de la BD d’Angoulême, prévu en juin, n’aura pas lieu (nouvelobs.com)

Allocution de Macron : un troisième confinement généralisé pour la France

Mercredi soir à 20h, le président Emmanuel Macron s’est adressé aux Français. 

Deux mesures sont à retenir. D’abord, le confinement, jusqu’ici en place dans les régions les plus touchées par le covid, va s’étendre à toute la France métropolitaine. Le couvre feu est maintenu à 19h.

Les crèches, écoles, collèges et lycées vont fermer pendant trois semaines : pendant une semaine, les cours se feront à distance, puis les élèves enchaîneront avec deux semaines de vacances, quelle que soit la zone géographique. 

Selon LCI, 57% des Français sont favorables à ces mesures, même si la plupart auraient préféré qu’elles soient appliquées avant pour éviter que la situation ne dégénère. 

Ainsi, un an après le premier confinement, la crise continue, même si le vaccin représente peut-être une sortie progressive. 

Ce qu’en pense Le Point

Juliette Benguigui, Ondine Barrier, Philippine Goery et Manon Berdou

La rédaction

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