On’

What’s Up Confinement #15 – On’ s’infiltre dans un studio de danse, aux côtés de Morgane !

Étudiante en danse et en LLCER anglais à Paris-Diderot, Morgane continue à vivre sa vie de façon « presque normale » malgré la situation sanitaire actuelle. Elle nous raconte ainsi son engouement envers les arts de la scène, qu’elle est déterminée à concilier avec un diplôme académique…

On’ : Présente-toi à nous

« Je m’appelle Morgane Marie, j’ai vingt ans, et je suis étudiante en L2 LLCER anglais à Paris-Diderot. À côté de ça, je fais des études de danse au Studio Choréia à Bastille, au centre des arts vivants; j’en fait depuis mes trois ans et demi. En lien avec mon école de danse, j’ai commencé le théâtre et le chant.

Je souhaite valider ma licence afin d’avoir une sécurité face aux changements de la vie. Ensuite, je pense postuler à un master MEEF spécialisé dans l’enseignement, ou un master de traduction et interprétariat. Le fait de pouvoir rendre service à autrui est un élément important que je souhaite absolument garder, qu’importe mon métier. »

On’ :  Qu’est-ce qui t’a poussé à vouloir faire de la danse ton métier? Que représente cet art pour toi?

« La danse me passionne depuis toute petite; je savais déjà que je voulais me retrouver sur scène. J’ai pu pratiquer différents styles, allant de la danse classique, contemporaine, jazz, hip-hop, cabaret à la salsa. Pour moi, la danse est une échappatoire, une passion, c’est MA raison de vivre. Elle me tire vers le haut, comme de la magie. Si demain je suis amenée à m’arrêter, je ne vois pas comment je m’en sortirai. »

On’ : Du coup, as-tu un style de danse préféré?

« Honnêtement, bien que j’aime la plupart des styles que je pratique, mon style favori reste le Jazz. Je suis très puriste sur ce point: le « old jazz », ainsi que toutes les bases, c’est mon truc! Dans le genre, on retrouve les chorégraphies de West Side Story, Grease ou encore Chicago. C’est mon préféré parce-que c’est le style dans lequel je réussis le mieux, mais aussi parce que j’adore la comédie musicale; et étant donné que c’est le style principal de la comédie musicale, ça va ensemble! »

On’ : Comment se passent tes cours en ce moment?

« Malgré la pandémie, on n’a pas fermé depuis le début de l’année. On a l’obligation de mettre du gel en entrant dans l’école et avant chaque cours, de porter un masque (même pendant les cours), et des chaussettes (habituellement, on préfère danser pieds nus pour les appuis), en appliquant les distanciations sociales lors des cours et dans les couloirs. On ne fait plus non plus de « danse contact », ce qui signifie que l’on ne travaille pas de portés ou le rapport à l’autre dans une dimension chorégraphique. Ma directrice est également très attentive aux « cas contacts » COVID-19.

À l’université, depuis octobre, tous les cours sont à distance. Actuellement, on a cours une semaine sur deux. Je me sens privilégiée d’aller à la danse car avec les cours à distance je me sens enfermée chez moi, même si ce n’est que deux jours par semaine. Je suis heureuse d’avoir un second cursus où je peux me défouler et respirer. »

On’ :  En tant qu’artiste, comment essayes-tu de t’opposer aux restrictions actuelles?

« La situation sanitaire a figé/paralysé le secteur artistique. Mais cela ne m’a pas empêché de participer à plusieurs tournages de façon bénévole: dont un en particulier, Alerte rouge. Le tournage est très engagé politiquement: il cherche à prouver que les intermittents du spectacle peuvent continuer leur activité́, même avec un masque. Il raconte l’oppression que subit le monde du spectacle et ses difficultés financières actuelles, dues à un chômage technique presque total. Il vise le ministère de la culture sous forme d’un appel à l’aide chorégraphié.

Lors de ce tournage, nous étions une centaine de danseurs, tous habillés de rouge (en référence au titre), en bas de la tour Eiffel, sur le champ de mars, un lieu symbolique de Paris. Nous étions encadrés par les CRS car c’était légalement considéré comme une sorte de manifestation. »

On’ : Une anecdote croustillante à nous raconter, en lien avec ta carrière?

« Si je devais donner un moment marquant ou une anecdote, je vous raconterais la fois où, juste avant l’un de mes galas, lors d’une répétition générale, je me suis retrouvée seins nus devant toute mon école de danse à cause d’un costume mal attaché… Sur le moment j’étais très mal à l’aise, mais aujourd’hui j’en ris! »

On’ : As-tu des objectifs/projets pour l’avenir?

« Il est vraiment urgent de faire travailler les métiers artistiques. D’ailleurs en janvier, j’ai fait un autre tournage pour un clip de musique! C’était avec l’ESRA (une école de cinéma et audiovisuel), en partenariat avec la musicienne Irène Drésel. Mais je ne peux pas en dire plus à ce sujet, car ce clip ne sortira qu’à l’été.

Pour les mois à venir, je continuerai à me battre pour jongler entre ma passion: la danse et mes études. Réussir ma licence est un de mes objectifs majeurs pour cette année. Je ne peux pas me projeter sur le long terme, mais il faut continuer à garder espoir en profitant de cette « pause » pour prendre le temps de bien se former. Cette pandémie m’a appris à vivre et profiter de l’instant présent.

Enfin, je tiens à encourager tous ceux qui continuent à se battre et persévèrent malgré les difficultés dressées sur notre chemin! Bravo notamment à On’, pour ses idées d’articles ».

Merci à Morgane pour nous avoir fait part de son impressionnant parcours artistique. Cliquez ici pour découvrir ses essais de danse, sur Instagram: @Morgane_Dancer. Pour finir sur une note un peu sucrée, Kipo s’essaye cette semaine aux desserts, en vous proposant sa recette de la tarte aux poires… une recette de grand-mère à la portée infaillible!

💸 : €

🍽️ (6 personnes) : 150g de beurre / 90g de sucre glace / 30g de poudre d’amandes / 1 oeuf / 250g de farine / une pincée de sel / frangipane / poires

💪 : Moyen

• Commencez par votre pâte sucrée: il vous faut tout d’abord malaxer le beurre dans un mixeur puis ajoutez le sucre, la poudre d’amande, la farine, le sel et l’œuf. Mélangez pour que le tout soit homogène.

• Étalez-la en bandes entre deux feuilles de papier sulfurisé pour qu’elle se marie bien avec le moule. Après l’avoir protégée de cette manière, déposez la pâte dans le frigo pendant 30 minutes.

• Beurrez un moule et foncez-le avec la pâte en coupant les bords qui dépassent.

• Rajoutez un peu de frangipane sur votre pâte, puis placez-y des tranches de poires coupées finement.

• Mettez la tarte au four à 180 degrés pendant 25 minutes.

• Une fois cela fait, laissez reposer la tarte jusqu’à ce qu’elle devienne tiède.

C’est prêt; plus qu’à déguster!

Bravo à Kipo de nous avoir partagé cette valeur sûre de la cuisine. Quant à Morgane, souhaitons-lui bonne chance pour le lancement de sa carrière! On’ se retrouve très bientôt pour découvrir les joies de la traduction avec Jeanne Aulanier, notre rédactrice en chef web, elle aussi étudiante en Master de langues à Diderot. À la semaine prochaine, et prenez soin de vous!

Pour continuer à suivre Morgane et Kipo…

Morgane :

Insta: @Morgane_Dancer

Le site de son école: https://www.choreia.com / https://www.lecentredesarts.com/

Le Instagram de son école: @choreia_art_studio et @centre_des_arts_vivants

Kipo :

Instagram: @ __kipoo__

Yassin Omar

La rédaction

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