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Retour sur la soirée des César

Une cérémonie engagée  

« Pourquoi faire les César cette année ? » C’est avec cette question de Marina Foïs que s’est ouvert la soirée dans un discours grinçant, drôle mais amer pour résumer l’année 2020 : « Une année de cinéma sans salles et sans public, et un public sans films ». Puis la frustration de la maîtresse de cérémonie a laissé place à la colère dans le discours de la comédienne Corinne Masiero qui, arrivée sur scène dans un costume ensanglanté de Peau d’âne, s’est « mise à poil » pour dénoncer la situation des artistes et intermittents du spectacle et pointer du doigt l’inaction du gouvernement. Acte de bravoure ou « comble du ridicule » (Jean Garrigues) ? Les vives réactions ne se sont pas faites attendre sur la toile qui n’aura décidément pas été tendre avec cette 46e édition… On retiendra tout de même le sourire et l’émotion de Laure Calamy sacrée meilleure actrice, qui nous a offert un discours certes un peu laborieux, mais touchant et poétique sur l’essence d’un acteur, où se sont mêlées revendications politiques et artistiques.

Un résumé des films récompensés

Les mauvaises langues diront que les sept César qu’a obtenus Adieu les cons le 12 mars au soir, n’étaient qu’un coup commercial destiné à préparer sa ressortie en salles. Chez On’, on préfère voir cette victoire pour ce qu’elle est : le sacre du meilleur long-métrage du (petit) cru 2020. L’esthétique léchée et personnelle (on y sent la patte de Dupontel), vient souligner un scénario irréprochable : l’histoire de deux écorchés en fuite, joués par Virginie Efira et Albert Dupontel qui forment un duo lumineux et émouvant. Un film à la forte portée sociale, original, grinçant, mais d’une profonde tendresse. On en redemande ! À noter également, la jolie victoire d’Adolescentes, le film de Sébastien Lifshitz qui a raflé trois César, dont celui du meilleur documentaire. Un réalisateur qui a suivi pendant cinq ans l’évolution de deux adolescentes, Emma et Anaïs, jusqu’à leur majorité : un travail de longue haleine qui méritait bien d’être récompensé.

L’espoir du cinéma en 2021

C’est le président de cette édition, Roschdy Zem (César du meilleur acteur en 2020 pour Roubaix, une lumière ) qui a tenu à rassurer les amoureux du cinéma dans son discours final. Même si l’on a conscience du futur embouteillage des films à l’ouverture des cinémas : entre ceux qui n’ont pas eu la chance de sortir l’année dernière, ceux qui ne sont restés que quelques dates et les nouveaux films. Alors comme pour nous replonger dans la nostalgie des bandes-annonces avant la projection d’un film dans les salles, quelques nouveautés nous ont été présentées. Parmi les drames, on peut citer Suzanna andler avec Charlotte Gainsbourg et Niels Schneider, Bac Nord sur les quartiers sensibles de Marseille avec Gilles Lellouche et François Civil, le film historique Des hommes avec Gérard Depardieu, Amants de Nicole Garcia avec Stacy Martin, Pierre Niney et Benoît Magimel, Un médecin de nuit avec Vincent Macaigne et Pio Marmai, ou encore Ibrahim réalisé et joué par Samir Guesmi avec Abdel Bendaher.

Image du film Bac Nord (Konbini)

En ce qui concerne les comédies, on aura le plaisir de retrouver : Kad Merad dans Un triomphe, le dernier film déjanté de Quentin Dupieux intitulé Mandibules qui succède au triomphe du Daim, avec David et Grégoire du « Palmashow » aux côtés d’Adèle Exarchopoulos et Roméo Elvis, L’origine du monde réalisé et joué par Laurent Lafitte avec Vincent Macaigne, Les méchants par Mouloud Achour avec Roman Frayssinet, Djimo et Ludivine Sagnier, Le discours avec Benjamin Lavernhe et Kyan Khojandi mais aussi Jean-Paul Rouve et Isabelle Nanty dans Les Tuches 4.

Image du film Mandibules (Allociné)

Enfin, on pourra découvrir le film de science-fiction Comment je suis devenu super-héros de Douglas Attal (fils d’Alain Attal) avec (encore) Pio Marmai, Leïla Bekhti et Benoît Poelvoorde, le western Vers la bataille, le documentaire Gogo sur la plus vieille élève (94 ans) dans une école primaire au Kenya ou encore Aline réalisé et interprété par Valérie Lemercier qui s’inspire librement de la vie de Céline Dion ! Alors lorsque les salles rouvriront, nous espérons que vous courrez #TousAuCinéma pour soutenir ces œuvres et enfin célébrer la cinéphilie comme il se doit.

Image du film Comment je suis devenu super-héros (Allociné)

Crédit photo de bannière : Canal+

Céline Surget, Elisa Fernandez, Cynthia Zantout

La rédaction

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