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La Semaine en Bref du 8 au 14 mars

Lundi dernier, 8 mars, se déroulait la Journée Internationale des Droits des Femmes. Pour cette occasion, la SEB vous propose un récap’ des actualités centrées sur cette journée, sur les questionnements et les problématiques qui l’entourent, et plus généralement sur le féminisme et le droit des femmes. On rappellera d’abord l’histoire du 8 mars, puis on parlera des actions mises en place à cette occasion, en France et au Mexique. Enfin, on s’intéressera à la polémique autour de la publication de la lettre d’un violeur dans le journal Libération.

L’histoire du 8 mars et de Clara Zetkin

La Journée Internationale des Droits des Femmes a été établie par l’Organisation des Nations Unies en 1977, mais son histoire remonte à bien plus longtemps. C’est à la féministe allemande Clara Zetkin que l’on doit en réalité cette idée. Née en 1857 en Allemagne, elle défend de nombreux combats pour les droits des femmes, tels que le droit de vote, le droit au travail et le droit à l’avortement. Florence Hervé a publié récemment un ouvrage sur Clara Zetkin, Je Veux me battre partout où il y a de la vie, et rappelle qu’ « elle est une pionnière » dans ces combats. En 1910, en tant que présidente de la Deuxième conférence internationale des femmes, elle propose l’idée d’une journée internationale pour le droit des femmes. L’objectif est de créer, à l’occasion de ces journées, de grandes mobilisations internationales pour demander plus de droits pour les femmes. Cette initiative est acceptée par les représentantes de différents pays présents à conférence. Elle est ainsi célébrée pour la première fois il y a 110 ans, le 19 mars 1911. Elle est plus tard déplacée au 8 mars. Si la Journée Internationale des Droits des Femmes est aujourd’hui bien connue et dans de nombreux pays, le nom de Clara Zetkin l’est moins. Cette semaine du 8 mars est donc une bonne occasion de remettre en lumière cette féministe et ses combats.

Ce qu’en pense RTL

Le 8 mars en France en 2021 : quelles revendications ?

En France, suite à l’appel de 37 organisations féministes, des dizaines de milliers de militant.e.s ont manifesté dans les rues, portant de nombreuses revendications. La lutte contre les violences sexuelles et sexistes, l’inégalité salariale, l’inégalité des chances, est un combat porté depuis de nombreuses années et porté encore aujourd’hui, s’accompagnant de nouvelles revendications. Beaucoup de féministes prônent l’inclusivité dans le combat pour le droit des femmes, en s’appuyant sur l’exclusion très fréquente des femmes racisées, des travailleuses du sexe, et des femmes transgenres dans la lutte. De plus, à cause de la crise sanitaire, le nombre de discriminations, de violences et d’inégalités a considérablement augmenté, notamment celui des violences conjugales.

D’après de récentes statistiques, les femmes représentent 70 % des travailleur.se.s en première ligne, alors qu’elles ne sont que 24 % parmi les personnes en charge d’organiser les décisions. Ces nouvelles problématiques ont été dénoncées et mises en lumière également à l’occasion du 8 mars.

Ce que dit France Bleu

Mobilisations contre les féminicides au Mexique

Au Mexique, on estime que 10 femmes sont tuées toutes les 24h. Ces meurtres sont répertoriés comme féminicides par les associations féministes mexicaines, c’est-à-dire des meurtres basés sur le genre (féminin). Ce chiffre très élevé fait du Mexique le pays où l’on retrouve le plus de féminicides.

La colère monte face à ce record tragique, et une grande manifestation a eu lieu le 8 mars dans la ville de Mexico. « On ne m’a pas tuée mais je vis dans la peur », disait la pancarte d’une jeune fille de 12 ans. « Ensemble, nous sommes le feu, brûlons tout » disait une autre banderole. Deux slogans qui expliquent bien la colère des manifestantes et leurs revendications. Autre mode d’action spécifique au Mexique, le paro, « l’arrêt », qui correspond à une journée de grève nationale. Les femmes « disparaissent » de l’espace public et familial. Elles ne se rendent pas sur leur lieu de travail ou d’étude et ne participent pas aux tâches ménagères. Cette action vise à montrer le rôle essentiel que tiennent les femmes dans la société.

Ce qu’en pense L’Express

Publication de la lettre d’un violeur dans Libération pour le 8 mars

Toutes les initiatives mises en place pour le 8 mars n’ont pas bien été accueillies. C’est le cas pour la Une de Libération, qui titrait ce lundi « « Je t’ai violée Alma », la lettre d’un agresseur à sa victime ». Dans cette lettre l’auteur, dont nous connaissons seulement le prénom, raconte avoir violé son ancienne petite amie. Cette lettre a largement indigné l’opinion publique, d’abord pour des questions éthiques et juridiques. En quoi donner la parole à un violeur, donc criminel passible d’au plus de 20 ans de prison, est légitime ?. A cela, Libération a répondu dans un article, en expliquant que le texte « apporte du matériau humain à une question complexe, douloureuse et taboue ». Le journal rappelle aussi que la victime, Alma, avait été tenue informée et avait donné son consentement pour la publication du témoignage. Cette explication ne convainc pas unanimement. L’association Nous Toutes, par exemple, a affirmé que donner la parole à un violeur, « c’est une violence pour des centaines de milliers de femmes victimes ». Le choix du 8 mars comme date de publication et de sa mise à la Une est également décrié. En effet, le journal met en avant l’aveu d’un agresseur sexuel, au détriment de la journée de la lutte pour les droits des femmes, et entre autres contre le viol.

Ce qu’en dit L’Obs

Crédit Image : JACOPO LANDI / HANS LUCAS / AFP

Juliette Benguigui

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