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Une belle parenthèse cinéphile, au festival « Paris Courts Devant »

Du 12 au 17 janvier au Cinéma Batignolles a eu lieu la 15ème édition de « Paris Courts Devant », festival permettant « La rencontre des cinémas émergents courts et premiers longs métrages ». Mathilda nous conte cette parenthèse privilégiée, questionnant avec sensibilité les rôles de réalisateur et de scénariste.

Un événement « court » en semi-présentiel 

À la suite de mon implication dans le court-métrage Tu es mon histoire réalisé par Stéphane Petry, j’ai eu la chance de participer à l’événement du concours « Ça tourne en Ile-de-France ! », organisé par le festival « Paris Courts Devant ». Afin de suivre les restrictions sanitaires imposées par le gouvernement, seules les équipes des courts-métrages en compétition et le jury étaient présents. Néanmoins, l’événement était aussi diffusé en direct sur le site du festival : http://www.courtsdevant.com/.

Le 14 janvier, nous avions appris que notre court-métrage avait été sélectionné pour le concours. Pour y participer, il s’agissait de réaliser un court-métrage en 7 jours autour du thème : « Amour et Recyclage ». Pour cela, nous avions la possibilité de choisir un scénario libre d’accès ou de s’adonner à l’exercice des « figures libres », permettant aux réalisateurs d’écrire eux-mêmes leur scénario, toujours en respectant le thème imposé. Le concours devait récompenser un court-métrage dans chacune de ces deux catégories. Accueillant le festival, le Cinéma Batignolles avait exceptionnellement disposé une table de régie dans le couloir : à sa gauche se tenait le plateau du festival, au centre duquel on pouvait voir la fameuse grande toile blanche servant à la projection des courts-métrages.

La cérémonie était conduite par François Szabowski. Par ailleurs, d’autres coordinateurs de l’événement sont intervenus à l’occasion de la présentation, parmi lesquels, Sophie Clavaizolle. Cette dernière a non seulement participé à l’organisation de l’événement « Ça tourne en Ile-de-France ! », mais a également travaillé avec Stéphane Petry sur son court-métrage, en tant que cheffe opératrice. Équipes, régisseurs, acteurs, réalisateurs, scénaristes : nous avons tous pu redevenir des spectateurs le temps d’un instant, grâce à la bande d’annonce immersive du festival, et la projection des courts-métrages en compétition.

Une photo du tournage de la bande annonce du Festival (prise sur le Facebook de « Ça tourne en Ile-de-France ! »).

Écrire ou ne pas écrire (son scénario) : là est la question !

Très vite, le présentateur de la cérémonie a abordé la question fatidique : en tant que réalisateur, vaut-il mieux écrire son propre scénario afin d’être sûr de bien le suivre dans sa réalisation, ou est-il préférable de se baser sur une trame conçue par un autre ? Nous serions tentés de penser que le fait d’écrire le scénario rapproche le réalisateur de sa création finale, qui n’en sera que davantage une pièce « sur mesure ». Mais à cela s’ajoutent des questions pragmatiques d’exécution et de compétences : en effet, réaliser n’est pas écrire, et ce n’est peut-être pas pour rien qu’il s’agit là de deux professions distinctes.

Après les projections, les réalisateurs des courts-métrages montés à partir de scénarios en libre accès, ont pris la parole. Certains d’entre eux ont affirmé que le fait de réaliser un scénario conçu au préalable leur avait permis de s’exprimer plus librement dans leur réalisation ; comme quoi, il semble que la contrainte d’un thème imposé et d’un choix de quatre scénarios soit vectrice de liberté.

Par ailleurs, il était intéressant pour moi de constater que même lorsque deux courts-métrages étaient faits à partir du même scénario, ils ne se ressemblaient pas du tout. Les rôles étaient écrits de façon à ne pas correspondre à un genre, ce qui permettrait d’offrir une marge d’interprétation encore plus étendue. En outre, il semble que l’interprétation d’un scénario soit quelque chose d’assez variable et personnel.

Photo prise par Stéphane Petry, lors du tournage du court-métrage Tu es mon histoire.

Retour sur le tournage de Tu es mon histoire, de Stéphane Petry

Le court métrage Tu es mon histoire était l’un des derniers à être projeté, en entrant dans la catégorie de films réalisés à partir d’un scénario en libre accès. Stéphane Petry avait choisi un scénario écrit par Rémi Bernard.

Le tournage s’était déroulé en 3 jours et, comme beaucoup d’autres tournages prévus en temps limité, il a connu son lot de péripéties : changement de l’actrice principale à la dernière minute, des lieux de tournage à l’extérieur qui amènent des rencontres incongrues, et autres petits problèmes techniques en tout genre. Par ailleurs, Stéphane Petry avait fait le pari audacieux d’être l’acteur principal et le réalisateur de son court-métrage, ce qui a largement augmenté sa charge de travail.

Mais Stéphane Petry et la pétillante Sophie Clavaizolle ont réussi à affronter toutes les épreuves du tournage avec beaucoup d’optimisme et de persévérance. J’étais venue en renfort les aider avec le son pendant une journée de tournage. À cette occasion, j’ai pu faire la connaissance de la comédienne et humoriste Élodie Leconte, venue assurer le rôle de l’héroïne principale.  

Le film raconte l’histoire d’une jeune femme coincée dans un monde onirique dont elle tente d’apprivoiser le fonctionnement. Son copain est à ses côtés lors de son voyage, et il cherche à obtenir des réponses de sa part afin de la ramener dans le monde réel. Cependant, on comprend assez vite que ce n’est plus possible : la jeune femme doit prendre une décision et il ne s’agit plus seulement de son destin personnel, mais de celui de l’écosystème… Si votre curiosité vous titille, vous pouvez visionner le court-métrage, en cliquant ici : https://youtu.be/uEgKUTmULMc.

C’était un plaisir de travailler sur ce projet. Non seulement, les idées de réalisation étaient pertinentes et originales, mais les lieux de tournage étaient à couper le souffle, puisque nous avons tourné tout en haut des Buttes Chaumont, sur la petite ceinture, et dans un appartement au sommet de Montmartre. Finalement, le prix du concours « Ça tourne en Ile-de-France ! » pour la catégorie scénarios en libre accès a été attribué au court-métrage Bilan Carbone, de Frédérique Randa. Mais c’est avec une grande reconnaissance que nous pouvons faire le bilan de cet échange artistique et humain, offert par le festival Paris Courts Devant. 

Mathilda Mille

La photo de couverture capturant le plateau de l’événement a été prise sur le Facebook de « Paris Courts Devant »

La rédaction

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