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What’s Up Confinement #8 – Au creux de la vague, avec la surfeuse Marie Chauché

Cette semaine, Alix a rencontré Marie Chauché, étudiante et sportive de 21 ans, nous partageant sa passion du surf qui l’anime depuis des années. Originaire d’Anglet, en plein cœur du Pays basque, la jeune étudiante de Sciences Po Bordeaux, nous offre son témoignage de ce sport, qui l’a amenée à se distinguer au-delà des bancs du lycée et de l’université…

Une passion cultivée depuis l’enfance

Aujourd’hui étudiante et sportive reconnue, Marie a appris à surfer très jeune et a toujours été en immersion dans l’univers du surf : 

« Mon père est photographe de surf et mon parrain tient un surf camp au Maroc, c’est là-bas que j’ai commencé. Puis, c’est vers mes 13 ans que j’ai réellement eu le « déclic » et que je me suis mise à surfer à fond, un peu accro, dans toutes les conditions. Au lycée, j’ai eu l’opportunité d’intégrer la section surf qui m’a permise, grâce à un emploi du temps aménagé, de consacrer deux après-midis par semaine au surf, en plus des week-ends. Notre lycée se situait à une dizaine de minutes de la plage et nous profitions ce cette situation exceptionnelle pour aller surfer entre deux heures de cours. Nous étions une classe à option sportive, avec beaucoup de surfeurs, et avec, donc, une très bonne dynamique ! »   

Sciences politiques et surf : deux disciplines éloignées au premier abord, mais pourtant conciliables

Marie a la chance de faire ses études à Bordeaux, ce qui lui permet de garder une certaine proximité avec l’océan, bien que la charge de travail que demandent les études universitaires l’obligent à moins pratiquer. Mais dès que l’occasion se présente et que les conditions le permettent, la jeune étudiante quitte l’estuaire bordelais pour retourner surfer dans les endroits qu’elle connaît, sur le littoral basque.

L’année dernière, Marie a eu l’occasion de faire une année à l’étranger : « J’ai pu faire mon année Erasmus aux Canaries, à Tenerife, l’idéal pour concilier études et surf ! ». Situé au large du Maroc, cet archipel espagnol, outre son climat doux et ses paysages à couper le souffle, fait le bonheur des surfeurs quel que soit leur niveau. 

A son retour en France, la crise sanitaire a clos les portes des établissements d’enseignement supérieur et Marie a commencé à suivre ses cours à distance. Cette nouvelle configuration lui a toutefois permis de s’organiser plus facilement pour multiplier les sessions et surfer davantage, tout en suivant les cours dispensés par la fac. 

Les compétitions

Marie, en session longboard.


Quel que soit leur domaine, les sportifs échappent rarement au milieu de la compétition : « Je me suis mise à la compétition à 15 ans, en longboard… et ça m’a plu ! Cette discipline du surf, dont la particularité est la grande taille des planches, m’a permis de bouger un peu, de découvrir de nouvelles vagues et de faire de nouvelles rencontres. » 

Les efforts de Marie ainsi que sa persévérance et sa curiosité lui ont permis d’être à deux reprises sacrée championne de France espoir, une première fois en 2016 puis, en 2018. Habituée à la compétition à l’échelle nationale, son année d’Erasmus aux Canaries a été pour elle l’occasion de faire une pause et de reprendre, une fois de retour en France… Mais c’était sans compter l’épidémie et ses conséquences, qui ont contraint les différentes institutions sportives à annuler leurs compétitions.  Marie, quant à elle, ne doute pas de leur reprise dans un futur plus ou moins proche, et compte se lancer dans les circuits compétitifs européens dès que les choses auront repris leur court normal. 

Un rapport primordial avec les lieux et l’environnement 

Pour Marie, le surf s’apprécie quel que soit le lieu et le moment : « J’aime autant les sessions chez moi, au Pays basque et dans les Landes, que les « surf trip ». Être dans un cadre familier et sur un terrain connu permet d’apprendre à surfer sur tout type de vagues et avec toute sorte de planches, de s’engager davantage…  C’est en outre un moment pour s’aérer et se ressourcer après les cours, avec les amis. » 

Les paysages basques et son enfance entre Atlantique et Pyrénées ont fait naître chez elle ce besoin d’être dehors, en lui donnant cet inaltérable goût de l’eau et des montagnes : « Le Pays basque nous offre les deux, ce sont de magnifiques terrains de jeu pour moi, des espaces de libertés mais aussi des espaces qui apprennent l’humilité et qu’il faut respecter. Je suis très contemplative, j’aime ces endroits à l’écart de l’agitation et des foules, je pense être assez curieuse et j’adore explorer les lieux qui m’entourent. »

Selon la jeune étudiante, le surf est toujours prétexte à l’aventure et au voyage, ce qui lui a permis de découvrir de nombreux pays, entre autres le Maroc, le Panama, le Portugal, les îles Canaries… 

Mais si cette passion s’impose comme une occasion merveilleuse de voyager aux quatre coins du globe, elle demande une certaine rigueur, comme en témoigne Marie : « Le surf est exigent, il faut sans cesse s’adapter aux conditions et savoir être patiente lorsque les périodes de tempêtes s’allongent… mais c’est aussi une discipline très riche, aucune session n’est similaire à une autre, et c’est bien là ce qui les rend précieuses et qui fait toute leur valeur ! ».

Pour l’anecdote…

Ses nombreux voyages ont permis à Marie de surfer sur différents océans et mers, notamment en Méditerranée, pourtant réputée comme une mer « plate », très calme, que ne froisse que le mistral une courte partie de l’année… mais qui, malgré tout, lui a déjà fait une frayeur : 
« La seule fois où j’ai cassé mon longboard en deux, c’était en Méditerranée. Les gens ayant l’habitude de passer leurs vacances d’été sur ces côtes ont du mal à me croire et doutent souvent de la véracité de cette anecdote… mais il arrive à la Méditerranée de se réveiller l’hiver, au gré des tempêtes, et de générer des vagues de trois mètres ! » 

Observer Marie pratiquer son sport vous a donné un petit creux ? Kipo vous propose ses fameux champignons au vin blanc : réalisés en 20min chrono, ils combleront les grands athlètes, qu’il s’agisse des surfeurs de la Méditerranée, ou des « bingewatcheurs » de La Casa de Papel

💸 : €

💪 : Facile

🍴 (1 personne) : 120g de champignons de Paris / la moitié d’un oignon / 7cl de vin blanc (un vin blanc de basse qualité suffit) / un peu de beurre / poivre et sel / la moitié d’une cuillère à soupe de farine / des pâtes ou du riz

🌿/🥗: Plat végétarien et végan

« • Faites fondre le beurre dans une poêle.

• Hachez l’oignon grossièrement et faites-le brunir dans la casserole.

• Coupez les champignons en fines tranches et mettez-les dans la casserole. Poivrez et salez.

• Mettez à feu doux et couvrez pendant 6 minutes.

• Rajoutez le vin blanc et la farine puis laissez cuire pendant 15 minutes à feu doux.

Ensuite vous pouvez agrémenter le tout avec des pâtes ou du riz !

Bon appétit ! »

[Note de la rédac’] : Merci à Marie et Kipo pour leur participation à ce septième What’s Up Confinement ! Pour suivre leurs prouesses sportives et culinaires, n’oubliez pas de les soutenir sur leurs réseaux sociaux (liens ci-dessous). Un grand bravo aussi à Alix, s’étant illustrée dans son premier article chez On’ : bienvenue à elle ! Quant à vous, nous vous retrouvons la semaine prochaine, pour découvrir ensemble un autre portrait étudiant, sous une aune plus « peintur-luresque »… Prenez soin de vous, et à très bientôt !

Pour suivre Marie et Kipo…

Marie : 
Instagram : @mariechauchee
Facebook : Marie Chauché

Les recettes de Kipo : 
Instagram : @__kipoo__ (https://instagram.com/__kipoo__?igshid=rpc4rt2sue4c)

Alix Picard

Photos de Marie Chauché et Kipo

La rédaction

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