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La Semaine en Bref du 11 au 17 janvier

Comme tous les dimanches, la SEB revient sur plusieurs actualités marquantes de la semaine. Au programme d’aujourd’hui, le débat qu’a déclenché le bannissement de Trump des réseaux sociaux, les effets de la crise du coronavirus sur la radio en France, les nouvelles mesures annoncées par le gouvernement et la régularisation d’un jeune apprenti boulanger guinéen après une mobilisation importante. Bonne lecture !

Débat autour de la suspension des comptes Twitter et Facebook de Trump

            La semaine dernière, on vous avait parlé des supporters de Trump qui ont envahi le Capitole alors que le Congrès confirmait la victoire de Joe Biden. Si le président sortant a appelé au calme après les événements, il a quand même une part de responsabilité puisqu’il a posté peu de temps avant l’attaque des tweets appelant à la violence. Le lendemain, le 8 janvier, Twitter et Facebook ont donc pris la décision de suspendre les comptes personnels de Trump. Depuis, de nombreuses plateforme comme Snapchat, TikTok ou YouTube les ont imités. Si beaucoup accueillent la nouvelle très positivement, elle ouvre également un débat sur la liberté d’expression et sur la régulation de la haine en ligne. Les proches de Trump ont dénoncé cette mesure comme liberticide, suivis par d’autres personnalités comme le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador. Il s’est indigné : « Qu’en est-il de la liberté et du droit à l’information ? Et du rôle des autorités légalement et légitimement constituées ? ». D’autre part, certains dénoncent un laxisme des réseaux sociaux qui seraient intervenus trop tard. « Ces suspensions sont les bienvenues mais interviennent trop tard », a estimé Roger McNamee, ancien investisseur de Facebook invité à l’antenne de la BBC. Les membres du parti Démocrate ont aussi dénoncé ce retard, et plus généralement le manque d’action des réseaux sociaux pendant les quatre ans de présidence – et de tweets en tous genre (24 000 au total) – de Trump.

            Le juste milieu s’annonce dur à trouver pour ces plateformes, mais cet événement marquant sera peut-être l’occasion de prendre de nouvelles mesures importantes pour modérer les propos haineux en ligne.

Ce qu’en pense Le Monde

L’audience de la radio en France : les effets de la crise du coronavirus

Jeudi matin, Médiamétrie, organisme spécialisé dans les mesures de l’audience et des usages des médias, a donné ses résultats concernant l’audience de la radio pour novembre et décembre 2020.

Elle a fortement diminué pendant cette période. Les causes ? Le second confinement et le couvre-feu qui ont modifié les habitudes d’écoute des français. Par exemple, l’écoute traditionnelle de la Matinale, ou l’écoute dans la voiture en allant au travail ont été réduites. Ainsi, le nombre d’auditeurs quotidiens pour toutes les stations confondues a chuté à 40,4 millions, soit 1,9 million de moins que l’année dernière. Du côté du classement, France Inter maintient sa place de premier malgré une baisse de 0,1 point, en concentrant 12,7 % de l’audience. Elle est suivie par RTL et France Info, qui contrairement aux autres radios a vu son audience s’agrandir de 600 000 auditeurs sur ces deux mois. Radio d’information publique et généraliste, il est possible que le contexte de la crise ait « profité » à France Info, qui fait figure de radio fiable chez les français. Au contraire, les radios de divertissement et musicales comme Virgin Radio et Fun radio ont perdu des écoutes.

Depuis plusieurs décennies, la radio rencontre moins de succès et son audience vieillit, mais le contexte sanitaire a accentué cette perte de vitesse. Mais, il révèle également une préférence pour un usage informatif plutôt que divertissant.

Ce qu’en dit 20 Minutes

Couvre feu à 18h pour toute la France, réouverture partielle des universités, vaccination accélérée : les annonces de la semaine du gouvernement

Comme souvent en cette période troublée, le premier ministre Jean Castex et des membres du gouvernement se sont exprimés ce jeudi 14 janvier pour faire un point sur la situation sanitaire. En somme, le bilan est mitigé. D’abord, le couvre feu à 18h sera imposé à toute la France. À partir de samedi, 18h, toute sortie devra être justifiée. En parallèle, la campagne de vaccination devrait s’accélérer pour atteindre un million de personnes vaccinées fin-janvier. Si les débuts ont été compliqués et lents, le gouvernement assure que le retard sera rattrapé et l’objectif atteint.

Une information importante pour les étudiants est la reprise en présentiel des travaux dirigés de licence 1, en demi-groupe. C’est une « première étape avant de pouvoir y intégrer davantage d’étudiants » selon la ministre de l’enseignement supérieur Frédérique Vidal, qui se veut rassurante alors que la crise sanitaire touche très durement les étudiants. Ils sont en effet nombreux à se trouver dans une situation précaire, et à souffrir de l’isolation causée par le distanciel.

Prises dans un but préventif, ces mesures ne satisfont pas et sont critiquées. Le couvre-feu, notamment, est dénoncé par les restaurateurs. La plupart d’entre eux réalisent la majorité de leurs ventes (à emporter) le soir, et cette mesure risque d’accroître encore leurs difficultés. En ce début d’année, on est donc encore bien loin d’un retour à la vie « normale ».

Ce qu’en dit Le Point

L’apprenti boulanger Laye Fodé Traoré, menacé de quitter le territoire, est régularisé

Ce n’est pas un cas isolé et pourtant c’est une histoire qui a fait le tour du pays. Laye Fodé Traoré, apprenti boulanger à Besançon d’origine guinéenne, faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Arrivé mineur en France, il avait été pris en charge comme « mineur isolé » mais n’a pas obtenu de régularisation à sa majorité. C’est malheureusement une situation commune. Toutefois, le cas de Laye Fodé Traoré est devenu célèbre quand le boulanger Stéphane Ravacley, qui s’occupe de la formation du jeune homme, a entamé une grève de la faim dans le but de défendre son apprenti, qu’il décrit comme « sérieux et appliqué ». Conduit aux urgences après avoir fait un malaise, le travail du boulanger a payé puisque plusieurs personnalités, comme Raphaël Glucksmann, Omar Sy ou Leïla Slimani se sont saisies de l’affaire et ont signé une tribune dans L’Obs pour interpeller le président sur la situation du jeune homme. Suite à cela, la préfecture de la Haute-Saône a réexaminé le dossier de Laye Fodé Traoré, et grâce à la présence de « nouvelles pièces » apporté, la OQTF a été retirée. Victoire donc pour pour ce jeune homme et ceux et celles qui l’ont défendu, et espoir, peut-être, pour les migrants qui sont dans une situation similaire.

Ce qu’en pense L’Obs

Crédit Image

  • Victor Vasseur / Radio France
  • Connox
  • AFP
  • France 3 Franche-Comté

Juliette Benguigui

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