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La Semaine en Bref du 28 décembre au 3 janvier

On’ vous souhaite une belle année 2021 ! Pendant cette période festive, la Semaine en Bref ne vous oublie pas et vous résume l’actualité de la semaine passée. Au programme, on parlera de la condamnation de la militante saoudienne Loujain al-Hathloul, de la légalisation de l’avortement en Argentine, d’une rave-party du nouvel an à Rennes, et de la lenteur de la vaccination en France qui contraste avec l’organisation d’autres pays.  

Loujain al-Hathloul condamnée à cinq ans et huit mois de prison

Après un procès de plusieurs jours, la militante saoudienne Loujain al-Hathloul a été condamnée à cinq ans et huit mois de prison ferme, le 28 décembre dernier. La peine est accompagnée d’un sursis de plus de deux ans et d’une interdiction de quitter l’Arabie Saoudite pendant cinq ans, mais les années déjà passées en prison sont prises en compte. Selon sa sœur, Lina al-Hathloul, elle pourrait ainsi sortir de prison en 2021. Engagée dans la lutte pour l’égalité hommes-femmes en Arabie Saoudite, Loujain al-Hathloul est arrêtée une première fois en 2014 pour avoir conduit, avec un permis de conduire des Émirats Arabes Unis, peu de temps avant que les femmes n’aient le droit de conduire. Elle est relâchée, puis arrêtée à nouveau en 2018 et emprisonnée sans charge claire à son encontre. En prison, elle subit torture et abus sexuels, et entame plusieurs grèves de la faim. Son combat, son engagement et son emprisonnement font le tour du monde entraînant la réclamation de sa liberté par plusieurs pays et organisations internationales. Elle reçoit aussi plusieurs distinctions, comme le Prix Bertha et Carl Benz, en Allemagne, et le Prix Liberté en France, tous deux en 2020. 

L’annonce de sa condamnation le 28 décembre a suscité des réactions de la communauté internationale. L’Union européenne a réitéré sa demande de libération immédiate et les gouvernements français et allemand ont, de leur côté, fait la même chose. De nombreux médias nationaux et internationaux se sont également emparé du sujet, ce qui révèle une grande mobilisation pour Loujain al-Hathloul, et plus largement pour sa cause, la défense des droit des femmes. 

Ce qu’en pense Le Figaro

Droit à l’avortement, une victoire en Argentine 

Mercredi 30 décembre, dans la nuit, des cris de joie retentissent et des drapeaux verts de la couleur des militant.e.s pour l’avortement s’agitent devant le congrès argentin à Buenos Aires. Après de longues heures de débat, le pouvoir exécutif a voté la légalisation de l’avortement dans le pays, alors qu’il n’était jusque là autorisé que pour les femmes victimes de viol ou subissant des complications. Désormais, les femmes argentines auront jusqu’à quatorze semaines pour pratiquer une IVG, et il n’y aura aucune limite en cas de viol ou de complications. Si les médecins ont le droit de refuser en faisant valoir leur clause de conscience, ils devront rediriger leur patiente vers un autre praticien.  

Pour les militant.e.s du mouvement pro IVG, cette loi aboutit à plus de quinze ans de lutte, ponctués par de très nombreux rejets du Sénat. Elle signifie aussi la fin des avortements clandestins, qui concernaient près de 500 000 femmes par an en Argentine et qui menaient à des complications pour près de 38 000 d’entre elles. Cette nouvelle est vécue comme une vague d’espoir dans le monde, notamment en Amérique du Sud où l’avortement est encore interdit dans la plupart des pays. Sur les réseaux sociaux, la nouvelle a été très largement relayée et acclamée. Il y a bien sur eu des critiques et dénonciations, notamment de l’Église catholique d’Argentine qui dénonce cette loi comme une légalisation de l’assassinat. Le président brésilien Bolsonaro a de son côté attaqué l’Argentine pour cette décision, et a réaffirmé son soutien à l’Église. 

Ce qu’en pense France 24

Près de Rennes, près de 2500 personnes bravent les restrictions du coronavirus et se retrouvent pour fêter le Nouvel An

Dans la commune de Lieuron en Bretagne (Ille-et-Vilaine), une rave-party a réuni 2500 jeunes venus fêter le nouvel an dans une ambiance « pré-coronavirus ». Ce rassemblement d’ampleur a stupéfié les habitants de la commune et plus généralement l’opinion publique. C’est une « honte à notre pays, à nos soignants mobilisés depuis des mois, à nos morts » a estimé le député d’Ille-et-Vilaine Florian Bachelier (LRM) et son avis est largement partagé. Le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin s’est exprimé sur Twitter et a assuré que les forces étaient mobilisées. Ainsi, plus de 200 amendes ont été distribuées aux personnes sortant de l’enceinte du bâtiment en voiture. 

Les jeunes de leur côté évoquent leur envie de liberté et d’évasion après une année difficile pour beaucoup. Ils sont parfois venus de loin pour assister à cette fête, à l’image d’un groupe qui vient des Charentes et qui évoque une fête bien organisée avec des stands de nourriture et des couvertures chauffantes mises à disposition des participants. Ce rassemblement pose la question du respect des mesures barrières, alors que le nombre de cas de malades du coronavirus ne baisse pas et que le couvre-feu est abaissé à 18h pour plusieurs régions où le virus est particulièrement virulent. Après plusieurs mois de restrictions, la lassitude se fait ressentir et le désir de retrouver une vie « comme avant » pousse certains à outrepasser les interdictions.  

Ce qu’en pense Le Monde

Vaccination contre le coronavirus en France : un contraste avec d’autres pays 

En quatre jours, moins de 200 personnes ont été vaccinées contre le coronavirus en France. En Angleterre, 800 000 personnes ont été vaccinées depuis l’ouverture de la campagne le 8 décembre. En Israël, ce chiffre s’élève à 500 000 personnes, et les États-Unis ont, de leur côté, vacciné deux millions de personnes en quinze jour. Ces chiffres révèlent un retard de la France, qui envisageait pourtant une campagne efficace. Lorsqu’ils sont interrogés, les représentants et membres du gouvernement explique cette lenteur par des précautions prises par le gouvernement. Sur le plateau de BFMTV, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a insisté sur «l’attention extrême» que porte le gouvernement à la «la question du consentement et de l’accompagnement médical». Par exemple, le gouvernement souhaite dans un premier temps apporter le vaccin auprès des personnes plutôt que de demander des déplacements, ce qui demande plus d’organisation. Cependant, ces explications ne sont pas satisfaisantes pour tout le monde et des doutes sont émis : l’objectif de vacciner 14 millions de personnes d’ici mai sera-t-il atteint ? Il faudra, pour cela, accélérer le rythme. 

Ce qu’en dit Libération

Juliette Benguigui

Crédit Image

  • SudOuest avec ADP 
  • Natacha Pisarenko / AP 
  • LCI
  • Jacques Witt/SIPA

Juliette Benguigui

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