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Journal d’une volontaire européenne en Irlande du Nord #1: « Du projet à l’arrivée »

Actuellement en année de césure après une licence à la Sorbonne, je souhaite, grâce à ce format, vous partager mon aventure en Irlande du Nord. Du départ fantasmé aux réalités en temps du coronavirus, j’espère vous immerger dans l’aventure humaine que je vis actuellement en terre nord-irlandaise.  

Le vœu de bénévolat 

Janvier 2020- Étudiante en L3 Histoire, mon souhait de faire de l’humanitaire à l’étranger résonne fortement en moi. Naïvement, je me fais la promesse que cette nouvelle année sera celle de grands changements. Interpellée par l’existence du Corps Européen de Solidarité, communément surnommé le CES, je décide de m’y inscrire. J’y découvre un large panel de missions aux thématiques variées : écologie, éducation, handicap ou encore citoyenneté. C’est décidé! L’une de ces opportunités sera mon projet de césure. Je commence donc à me perdre sur la carte virtuelle proposée par le portail. Je ressens déjà une forte attraction pour les terres irlandaises.

Mars 2020- Le confinement en France débute et la situation de pandémie mondiale s’ancre sur la planète. Mon rêve de césure à l’étranger s’efface progressivement. Néanmoins, déterminée, je décide de multiplier mes candidatures sur le portail, d’autant plus que de nouvelles missions continuent d’apparaître chaque semaine. L’attente confinée est longue et les réponses se font inexistantes. 

Juillet 2020- Des premières réponses commencent à me parvenir. L’espoir de partir à la rentrée renaît. J’ai la chance de passer différents entretiens. Quelques semaines plus tard, j’apprends ma sélection pour rejoindre Habitat for Humanity en Irlande du Nord. 

Welcome to Belfast

6 septembre 2020-  Billet en poche, valise bouclée, ciré sur les épaules et le cœur serré; me voici prête à embarquer. Avant d’entrer dans l’avion, on prend ma température. Le masque, lui, est ôté un court instant, afin de vérifier mon identité. Préalablement, j’ai également dû compléter deux formulaires. Le premier m’est nécessaire pour atterrir en Irlande, ayant un vol Paris-Dublin. Le second est ordonné par le gouvernement britannique qui impose désormais une quatorzaine à tous les voyageurs venant de France. Mes envies d’exploration devront donc attendre. Je me contente pour l’instant d’admirer les paysages sur la route de Belfast. La pelouse est verdoyante et les moutons la broutent généreusement. Oui, ce n’est pas une légende. La pluie, promise par les clichés que l’on porte à cette contrée, se fait attendre. Le ciel est bleu, le soleil brille et la température dépasse les vingt degrés. 

Une fois arrivée en plein cœur de Belfast, je dois trouver un taxi pour rejoindre mon logement. Avant de le commander, n’ayant pas pris le temps de déjeuner, je décide de me rendre dans un supermarché. Je croise dans les rues des visages librement démasqués. Ici, ce n’est pas obligatoire comme en France. La supérette dans laquelle je me rends indique à l’entrée l’exigence du port du masque. Toutefois, derrière les vitres en plexiglas, les caissiers sont sans masques et les clients en portant se font rares. Le virus ne semble donc plus très préoccupant. Pourtant, le Royaume-Uni se distinguait quelques mois auparavant comme le pays le plus endeuillé d’Europe. Finalement assise à l’arrière du taxi, les rues de Belfast défilent sous mes yeux. Les maisons aux briques rouges s’alignent et semblent toutes similaires. Le chauffeur s’arrête devant l’une d’elles, ça y est mon aventure va (presque) commencer. La suite le mois prochain !

Crédit photos : Océane Caillat

Océane Caillat

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