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Journal Erasmus : Le rêve italien

Étudiante en troisième année de Psychologie à l’université de Nanterre, je souhaite vous partager mon expérience de l’Erasmus pendant la pandémie du Covid. À tra- vers ce format, j’essayerais – à la manière d’une reporter en herbe – de décrire le climat ici, à Milan en Italie et de vous donner mon ressenti personnel sur cette belle aventure qui peut changer une vie… 

Depuis cinq ans, je rêve de faire mon Erasmus en Italie. Amoureuse de l’art, de l’architecture et de la nourriture, j’ai même appris la langue en autodidacte… Autant dire que j’étais bien préparée pour cette merveilleuse aventure. En commençant toutes les démarches en octobre 2019, j’étais loin d’imaginer que ce rêve allait prendre une toute autre saveur. Rattrapée par les craintes et les déceptions, je n’ai jamais pensé aller ailleurs. J’ai persisté car c’était ma seule occasion de pouvoir étudier dans ce pays. 

Le grand départ 

La question de savoir si j’allais pouvoir partir ou non s’est évidemment posée pendant le confinement. J’étais très pessimiste et j’avais quasiment perdu l’espoir de pouvoir réaliser ce voyage… D’autant plus que Milan était l’épicentre de la pandémie à cette époque de l’année. Partie le 21 septembre, j’ai eu comme l’impression de m’échapper à travers les mailles du filet alors que le climat sanitaire en France devenait de plus en plus inquiétant. En achetant mon billet d’avion, dans ma tête j’imaginais devoir passer un test, qu’on prenne ma température au départ et à l’arrivée, qu’on me réclame des papiers à la douane, devoir réaliser une quatorzaine dans mon nouveau logement… mais absolument rien de ce que je vous ai cité ne s’est produit ! Le gouvernement italien ne réclamait que le port du masque chirurgical : comprenez mon choc en arrivant incognito dans ce pays. Pourtant, je ne me suis pas du tout senti arriver dans une zone de guerre, au contraire. La vie a bien repris depuis quelques mois, même si l’économie et le tourisme semblent avoir pris un gros coup. 

L’arrivée 

Après avoir fait quelques courses dans un Esselunga (magasin typique ici), j’ai découvert ma chambre étudiante, ma terrasse et mes adorables colocs italiens. Le lendemain, j’ai enfin pris le temps de me balader dans la capitale. Je souriais niaisement derrière mon masque… Enfin je pouvais découvrir cette ville. J’étais émerveillée en arrivant sur la place Duomo puis quand je suis entré dans la galerie Vittorio Emanuele II. Subjuguée par la beauté des arcs, leur hauteur, les peintures… Je me sentais minuscule et je comprenais l’effet que pouvais avoir la Tour Eiffel et Montmartre sur les touristes du monde entier ! Une focaccia et un mocaccino plus tard, je me laissais m’imprégner de l’atmosphère de la ville en déambulant : rien de mieux que de se perdre dans une grande ville pour découvrir des endroits insolites. Puis, je dois avouer que les innombrables magasins de luxe m’ont un peu donné le tournis. C’est assez triste de se dire qu’il existe beaucoup de pauvreté si l’on s’éloigne un peu du centre ville, et c’est dans ces quartiers plus anciens que j’habite donc j’ai pu être témoin de ces inégalités frappantes. 

Je vous parlerai dans un prochain article des difficultés pour trouver sa place et ses re- pères en tant qu’étranger. En tout cas, cela fait à peine une semaine que je suis arrivée et j’ai déjà pu passer de beaux moments avec mes colocs et les cours n’ont pas encore commencé… tout reste à venir !

image de bannière : Viator.com

Cynthia Zantout

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