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Pile à lire On’ – Été 2020

Même si la rentrée approche à grands pas, il reste encore quelques semaines pour profiter de la plage, de la montagne ou même des parcs et autres recoins frais lorsqu’on reste en ville. Et quoi de mieux que de se plonger dans un bon bouquin pour s’évader et oublier que l’été touche à sa fin ? On’ vous propose une pile à lire de fin de saison si vous êtes en panne d’inspiration niveau lecture, et il y en a pour tous les goûts. Alors foncez chez votre libraire préféré, et promis, vous ne serez pas déçus !

Luis Sepúlveda, Le Vieux qui lisait des romans d’amour – 1992, Roman

Luis Sepúlveda nous raconte la vie d’un homme, Antonio José Bolivar, qui quitte les montagnes du Pérou pour s’installer au coeur de l’Amazonie en échange d’une terre à déboiser. Il y découvre vite l’hostilité du paysage dans le village d’El Idilio. Sa rencontre avec le peuple Shuar va bouleverser sa vision du monde. Lorsque les villageois les accusent à tort du meurtre d’un chasseur « gringo », le vieil homme sort de la lecture de ses romans d’amour pour leur venir en aide.

Luis Sepúlveda auteur chilien décédé en avril 2020, raconte cette histoire avec beaucoup d’humour et de tendresse, ce qui rend ce récit captivant. Un récit semblant à un conte qui pourtant s’inspire de la vie de son auteur : en effet, Sepulveda a entamé l’écriture du roman après avoir passé sept mois dans la forêt amazonienne avec le peuple Shuar. A travers le personnage principal, l’auteur nous transmet sa conception, sa vision sur l’homme et sur la nature.

Laura Barrau

Pénélope Bagieu, Sacrées sorcières – 2020, BD

C’est l’histoire de véritables sorcières d’aspect tout à fait ordinaire. Mais gare aux apparences, car ces sorcières déguisées en femme détestent les enfants. Sous l’autorité de la Grandissime Sorcière, elles établissent des plans démoniaque dans le but de tous les éliminer. Un jeune garçon orphelin et sa grand-mère extravagante se retrouvent embarqués dans une histoire rocambolesque afin de sauver des centaines d’enfants.

Cette histoire vous est peut-être familière ? Avec cette BD, l’autrice des Culottées, Pénélope Bagieu, adapte le roman (du même titre) de l’auteur de jeunesse Roald Dahl, tout en livrant sa propre interprétation : le personnage de la grand-mère est inspiré physiquement de sa propre grand-mère. Cette adaptation est d’autant plus personnelle pour l’autrice qui admire Roald Dahl depuis son enfance. Cette BD s’adresse autant aux plus jeunes qu’aux adultes.

Laura Barrau

Jean Genet, Les Bonnes – 1947, Théâtre

Les Bonnes est une pièce parfaite pour appréhender la lecture du théâtre absurde cet été. Mettant en scène deux domestiques nommées Claire et Solange, cette œuvre prend presque des allures de polar lorsque les deux sœurs, envieuses de leur riche employeuse, « Madame », ont pour projet de la supprimer. 

Mais contrairement au fait-divers sordide qui l’aurait inspiré (l’affaire Papin, s’étant déroulée quatorze ans plus tôt), le meurtre décrit par Genet tient ici un autre rôle : sous couvert de critiquer la bourgeoisie, le duo de Claire et Solange nous fait sourire. Inquiétantes par leur obsession, elles parviennent à entremêler dérision et tension narrative avec des tentatives de meurtre vaines, et une scène où elles se travestissent avec les parures de « Madame », intervertissant les codes sociaux dans un jeu de rôle hallucinatoire et satirique. 

Paul Philipon

Hubert, Zanzin, Peau d’Homme – 2020, BD

L’intrigue se déroule au Moyen-Âge dans un village italien. La famille de la jeune Bianca arrange le mariage de celle-ci avec un homme, Giovanni, qu’elle se connait pas. Bianca révèle son souhait faire la connaissance de son futur époux mais impossible. Enfin, presque : sa marraine lui confie un secret de famille : « Nous avons en notre possession une peau d’homme. Nous l’appelons Lorenzo ». Bianca, bien déterminée à rencontrer Giovanni, s’empresse de se mettre dans la peau de Lorenzo. Avec ce costume, elle change d’identité sexuelle, ce qui lui permet de découvrir une liberté et une audace toutes autres comparé à ce qu’elle a pu connaître jusqu’à présent, et même l’amour… Le « monde des hommes » s’ouvre à elle.

Avec cette BD, l’auteur Hubert soulève les questions sur les relations de couple, le mariage hétérosexuel et ses codes, l’homophobie, la condition des femmes, le modèle d’une société. Le mot d’ordre de ce récit on ne peut plus orignal, magnifiquement illustré par Zanzin, est celui de la tolérance.

Vous pouvez retrouver un extrait d’une vingtaine de page via ce lien : https://www.franceinter.fr/culture/bande-dessinee-peau-d-homme-d-hubert-et-zanzim-une-petillante-ode-a-la-tolerance

Laura Barrau

Article rédigé par Paul Philipon et Laura Barrau

La rédaction

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