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Sorties ciné du 21/07

En cette période d’incertitude, les réalisateurs du monde entier se surpassent pour nous proposer des contenus qui parviendront à nous faire oublier nos problème, et laisseront un doux sourire innocent sur nos visages. C’est ainsi qu’en Angleterre, Mike Leigh nous parle du quotidien de quelques locataires amers vivant dans la peur de leur proprio avec High Hopes. Qu’aux États-Unis, c’est sur les pas du comédien Pete Davidson que nous apprenons à accepter la procrastination comme seconde nature. Et du côté de la péninsule ibérique, José Luis Cuerda nous propose d’arpenter les reliefs dévastés de notre monde du futur… Vous l’aurez compris, c’est la comédie qui triomphe cette semaine ! 

The king of staten island de Judd Apatow 

Réalisateur et producteur Américain, cette année Judd Apatow nous présente son 6ème long-métrage. Revenant sur le parcours de l’humoriste New Yorkais Pete Davidson, Apatow affirme avec ce nouveau film sa volonté de mettre en avant de jeunes comédiens Américains, repensant à travers la comédie leur relation avec leur territoire. Humoriste lui-même, c’est au début des années 2000 en braquant sa caméra sur ses camarades de jeu, qu’il donne une nouvelle dimension à leurs sketchs. En effet, incarnant le rôle de salariés modèles inadaptés socialement, Will Farrell (Anchorman, 2004, 2013) ou encore Steve Carell (40 ans, toujours puceau, 2005) parviennent tous deux à illustrer l’absurdité d’une société Américaine où réussite ne rime pas forcément avec bonheur. Formule simple, elle mène à un renouveau du cinéma comique Américain, ouvrant la voie à de nombreux acteurs tels que Jonah Hill, Seth Rogen ou Michael Cera. Ainsi, Apatow se consacre désormais à la mise en avant de nouveaux talents. C’est le cas de Kumail Nanjiani dont il produit le film The Big Sick (2017) ou de Pete Davidson dont il réalise ce film The King of Staten Island. Chacun de ces long-métrages retrace le parcours d’un comédien cherchant à trouver sa place en Amérique. 

Résumé : Depuis la mort de son père pompier, Scott ne sait plus quoi faire de sa vie. Il passe ses journées à fumer de l’herbe tout en rêvant de devenir tatoueur… Cependant, un événement inattendu le force à affronter son chagrin et à faire ses premiers pas dans la vraie vie. 

Tiempo después de José Luis Cuerda 

Le 14 février de cette année, José Luis Cuerda nous a quitté. Homme éminent du cinéma Espagnol, il avait offert au pays avec son film Amenace, que no es poco, l’équivalent de nos Visiteurs. Technicien à la télévision Espagnole pendant des années, il se prend d’amour pour le travail de réalisation. Documentaires après documentaires, Cuerda se forge un style propre à lui-même. En 1982 sort son premier film El bosque animado. Qualifié d’un humour unique et d’une sensibilité remarquable, il est nominé 5 fois aux Goyas : les Césars Espagnols. La notoriété qu’il acquiert lui permet de sortir Amenace, que no es poco en 1989, un projet plus ambitieux, au casting VIP et à l’humour absurde. Le succès est immédiat et le film devient culte en Espagne donnant naissance au genre de la comédie surréaliste. Alors qu’il est malade, il réalise en 2018 Tiempo después, un hommage à ce cinéma. Se déroulant en 9177, Cuerda réalise une satire de ce que l’humanité pourrait devenir, une dystopie où les chômeurs vivent dehors et les travailleurs dedans. Menant son intrigue avec farce et robustesse, Cuerda nous délivre une ode à l’amour, à la générosité et à la nostalgie des combats perdus. 

Résumé : 9177, le monde entier se trouve réduit à un seul bâtiment dans lequel vit « l’establishment » et des banlieues crasseuses habitées par tous les chômeurs et affamés du cosmos. Parmi tous ces misérables, José María décide de prouver qu’en faisant face et en vendant sa délicieuse limonade dans le bâtiment officiel, un autre monde est possible… 

High hopes de Mike Leigh (remake)

Metteur en scène au théâtre comme au cinéma, Mike Leigh est un auteur britannique clivant. Connu des producteurs anglais pour la noirceur de ses scriptes, il se cantonne de longues années au théâtre. Néanmoins en 1996, il crée la surprise au festival de Cannes en s’emparant de la palme d’or avec Secrets and Lies. Dépeignant avec acidité et humour les drames intimes des personnes ordinaires, on qualifie son style de « sweet savage ». En 1988, le cinéaste revient avec High Hopes ; film dans lequel il s’intéresse aux interactions entre bourgeois et ouvriers, parvenant à capter l’esprit de son époque. Reconnu à l’international, ce film donne naissance au genre du cinéma social européen qui inspirera par la suite le travail de Ken Loach et des frères Dardenne. 

Résumé : Dans le quartier ouvrier londonien de King’s Cross s’installent de plus en plus de jeunes cadres. Chassant les habitants y vivant depuis des lustres, ils inspirent la crainte de Mme Bender, veuve et de ses voisins les Both-Braines. 

Jesse Eko Ebongue

La rédaction

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