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Sorties ciné du 14/07

Bien que l’on désigne couramment le cinéma comme un « refuge » face aux intempéries et à la fraîcheur de l’hiver, la réciproque n’en est pas moins vraie. Une projection sur grand écran pour se reposer après une journée de chaleur écrasante est l’un des plaisirs les plus agréables auquel doit s’adonner tout hédoniste qui se respecte. C’est donc dans la visée de vous rendre cette tâche encore plus facile qu’On’ vous a concocté une petite sélection des sorties de la semaine chez les hébergeurs du 7ème art. 

Eté 85 de François Ozon 

Ce film est bien plus qu’un Call me by your name revisité. Dès ce mercredi, nous aurons le plaisir de retrouver le nouveau projet (adaptation du livre La danse du Coucou de Chambers) de l’illustre Ozon, à qui nous devons notamment l’existence de Jeune et Jolie, long métrage provocateur sur le supposé fantasme de la prostitution. Eté 85, lui aussi, en plus de nous plonger dans les eighties (ou années 80 pour les réfractaires aux anglicismes), ramène la sexualité au premier plan, par le récit de deux jeunes garçons amorçant une relation amoureuse, fragilisée par la possessivité de l’un des deux adolescents face à l’esprit libertin de son compagnon.

Résumé : L’été de ses 16 ans, Alexis, lors d’une sortie en mer sur la côte normande, est sauvé héroïquement du naufrage par David, 18 ans. Alexis vient de rencontrer l’ami de ses rêves. Mais le rêve durera-t-il plus qu’un été ? L’été 85… Là encore, Ozon nous immerge dans une histoire puissante mettant en exergue l’indéniable opposition entre la morale sociale et les pulsions sentimentales et sexuelles internes, toutes deux souvent inconciliables.

Chained et Beloved de Yaron Shani  

Une histoire, deux vécus subjectifs. Eh oui, je vous propose ici non pas un mais deux films, pourtant constitutifs d’une seule et même œuvre. En effet, Chained et Beloved sont les deux composantes d’un diptyque du réalisateur, scénariste et monteur israélien Yaron Shani. Si le cinéaste déjà nominé aux Oscars n’en est pas à son coup d’essai, il revient cette fois avec un concept novateur, celui de tourner deux films à partir de la même histoire d’un couple déchiré, l’un du point de vue de la femme, et l’autre de celui de l’homme. Le but : faire éprouver la subjectivité en jeu dans la manière de faire face aux épreuves de la vie, et libérer le public de l’enfermement dans une focalisation personnelle et unique le temps d’un film. De plus, cette création cinématographique représente un témoignage du décalage entre les mondes masculin et féminin.

Résumé (Chained) : Flic consciencieux et expérimenté, Rashi est en couple avec Avigail dont il attend un enfant. Le jour où, à la suite d’une enquête interne de la police de Tel-Aviv, il se trouve brutalement mis à pied, il réalise que sa femme lui échappe de plus en plus… Saura-t-il réagir avant que son monde ne s’effondre ?

Résumé (Beloved) : Infirmière dévouée dans un hôpital de Tel-Aviv, Avigail mène une existence effacée entre sa fille adolescente et son mari Rashi. Le jour où ce dernier est ébranlé dans sa vie professionnelle, la fragilité de son couple lui apparaît brutalement. Elle réalise n’être plus vraiment maitresse de ses choix de vie. Saura-t-elle se reconnecter à elle-même ?

Cluny Brown (La folle ingénue) d’Ernst Lubitsch 

Pour finir en beauté ces recommandations cinéma, j’ai paradoxalement pris la liberté de ne PAS vous présenter une sortie cinéma ! Et non, pardonnez mon esprit insubordonné, mais je vous envoie cette fois à la rencontre d’un classique des comédies – petit bijou d’Ersnt Lubitsch -, Cluny Brown. Fidèle au reste de sa filmographie, ce long-métrage regorge d’innuendos et d’allusions sexuelles, mais toujours par un procédé subtil et en retenue. Se rendre à cette séance se déroulant à la cinémathèque de Bercy ce samedi est l’occasion d’enrichir son répertoire cinématographique et d’apercevoir un autre comique, un humour très particulier que l’on ne retrouve nulle part ailleurs, d’où la création du terme « Lubitsch touch ».

Résumé : Cluny Brown est une jeune fille passionnée de plomberie qui ne résiste pas à l’appel gargouillant des tuyaux bouchés. Elle se précipite donc sur un évier le jour où son oncle ne peut répondre à une urgence. Elle rencontre le raffiné Adam Belinski, écrivain résistant exilé à Londres, qui tombe sous son charme pétillant et naïf. Une bonne opportunité de redécouvrir une subtile comédie des années 40. 

Antoine Leclerc

La rédaction

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