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Carte postale : « À la rencontre des statues d’Oviedo »

Qui a dit que l’on ne peut pas voyager ? Laissez-vous conter Oviedo à travers des cartes postales ! Poursuivons la visite en partant à la rencontre des nombreuses statues qui peuplent la ville. A première vue, elles ne sont pas bavardes, et pourtant, elles ont beaucoup de choses passionnantes à raconter. 

Le retour de William B. Arrensberg, d’Edouard Urculo

Après un café le temps de nous abriter durant une grosse averse orageuse, nous voilà déjà repartis, et nous abandonnons la place de la cathédrale pour la place Porlier. Ici se trouve quelqu’un de très connu à Oviedo! C’est le voyageur, également appelé Le retour de William B. Arrensberg, d’Edouard Urculo. Il attend, patiemment, peut-être quelqu’un. Il revient à Oviedo, après un long voyage autour du monde ! Il est vêtu d’un imperméable, porte un chapeau et s’appuie sur l’une de ses nombreuses valises. Et bien sûr, accessoire indispensable ici, à Oviedo, le parapluie! 

Poursuivons notre route en empruntant la rue San Francisco. Elle débouche sur la place de la Escandalera, très connue ici car s’y trouve une espèce de beffroi, dont les cloches sonnent tous les quart d’heure, et à chaque heure résonne l’hymne des Asturies à travers toutes les rues d’Oviedo. Il paraît que cela enchante les touristes, mais que les Ovetenses n’en peuvent plus, surtout à l’heure de la sieste!

C’est ici que l’on trouve los Asturcones, des chevaux asturiens, rustiques et petits, de la famille des poneys. Elles ont été créées (les statues) par un groupe de sculpteurs à l’occasion du 125e anniversaire de Caja Astur, aujourd’hui Liberbank, qui est, comme son nom indique une banque, dont le siège des asturies se situe sur cette place. Beaucoup aimeraient monter à cheval pour prendre une photo!

Los Asturcones

C’est sur cette place que l’on trouve également une sculpture appelée officieusement Les statues aux grosses fesses. Cependant, là n’est pas son vrai nom: il s’agit de La maternité. C’est une oeuvre du sculpteur Botero, également peintre, né à Medellin, et connu par delà le monde ! Elle représente une femme, effectivement bien en chair, qui tient sur ses genoux son enfant.

La Maternité, Botero
Esperanza caminando, Julio Hernandez

Non loin de là, sur la place du théâtre Campoamor, là où se déroule chaque année le prix Princesse des Asturies, se trouve  Esperanza en chemin. C’est elle qui nous accueille à l’entrée du théâtre! Mais peut-être ne remarquera-t-elle pas votre présence, car elle plongée dans un livre passionnant (c’est moi qui le lui ai prêté !) 

Près de celle-ci, on trouve une sculpture qui fit fureur (et scandale !) en son temps. C’est justement son extravagance qui lui a valu sa renommée: j’ai nommé “le cul” (ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les gens). Son nom officiel est Culis Monumentalibus (pas besoin de traduction). Son auteur s’appelle Eduardo Urculo (le même que pour le voyageur) : c’est sûrement de là que vient sa passion pour l’arrière-train ! C’est une des sculptures la plus particulière et la plus photographiée d’Oviedo !

Une qualité que l’on ne peut lui nier, c’est qu’elle ne laisse absolument personne indifférent!

Culis Monumentalibus, Eduardo Urculo :  vue imprenable sur les plus belles fesses d’Asturies !

    

Poursuivons, et prenons la rue San Pelayo, l’une des rues principales d’Oviedo, avec ses nombreux cafés et magasins. On trouve dans cette rue El diestro, un chevalier sans jambes ni tête. Bref, il ne lui reste plus que le tronc et son armure. Un réalité, selon l’artiste, cela représente le torse d’un torero qui fait parti d’une série de sculptures en rapport avec la tauromachie, étant passionné par cette discipline. Au fond de cette rue, nous apercevons l’église de San Juan El Real: c’est l’une des plus jolies églises d’Oviedo, et c’est aussi là que se maria Franco.

El diestro, Miguel Berrocal

D’ailleurs, dirigeons nous à présent en direction de cette église. C’est au pied de celle-ci que nous attend, assis sur un banc, Don Luis Riera Posada (ancien maire d’Oviedo). Il a l’air d’attendre que quelqu’un s’asseye à ses côtés ! N’hésitez pas, mais demandez-lui la permission avant.

Luis Riera Posada, Manuel Garcia Linares

Tiens, j’entends le beffroi jouer Asturias, patria querida! Il est 15h, c’est l’heure de s’attabler dans une sidreria, et de goûter au meilleur cachopo du coin ! A moins que vous ne préfériez une fabada…. Enfin, bon appétit et à tout à l’heure pour la suite de la balade !

Marisol Roullier

Marisol Roullier

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