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On’ se remémore #10

On’ se remémore #10 – Revivez deux moments au sommet du sport français, l’un en route vers les étoiles, l’autre vers les sommets. L’équipe de la Troisième Mi-temps vous transporte vers deux glorieux voyages. 

[FOOTBALL] – Ligue des Champions : Marseille sur le toit de l’Europe 

Le 26 mai 1993, l’Olympique de Marseille offre la première Ligue des Champions au football français en battant l’AC Milan sur le score de 1 à 0 à Munich. Le club phocéen, qui avait échoué en finale de la compétition deux ans auparavant, demeure le seul club français à avoir soulevé « la coupe aux grandes oreilles ». 

Les larmes de Basile Boli lors de la défaite de l’OM en finale de Ligue des Champions 1991 contre l’Étoile rouge de Belgrade sont gravées à jamais dans les souvenirs des supporters phocéens. Elles en sont d’autant plus belles que c’est ce même homme qui a lavé l’affront de cet échec en offrant la victoire aux siens deux ans plus tard. 

L’Olympique de Marseille, emmenée par son entraîneur belge Raymond Goethals, affronte l’AC Milan au stade olympique de Munich, en Allemagne. L’équipe italienne dispose d’un effectif impressionnant, composé notamment de Paolo Maldini, Daniel Massaro, Marco Van Basten ou encore Franco Baresi. Ce match voit également s’affronter deux présidents emblématiques qu’étaient Bernard Tapis et Silvio Berlusconi. 

Dès le début de la rencontre, l’AC Milan se montre dominateur et se crée une énorme occasion de but sur un centre de Marco Van Basten pour Daniele Massaro qui voit sa reprise de la tête frôler le montant gauche de Fabien Barthez. Les deux joueurs du Milan AC, très en vue sur ce début de partie continuent de mettre la pression quelques minutes plus tard grâce à deux frappes puissantes qui mettent à contribution le portier français. La première mi-temps se poursuit à l’avantage des Milanais. Les Italiens ont la possession et se procurent plus d’occasions que les Marseillais. La tâche semble d’ailleurs se compliquer à la 44eme minute lorsque Basile Boli, blessé au genou depuis plusieurs semaines demande à être remplacé. Sa demande de changement est refusée par le président olympien qui souhaite qu’il reste sur le terrain. Cette décision est salvatrice puisque le même Basile Boli reprend de la tête un corner parfaitement frappé d’Abedi Pelé quelques secondes plus tard, qui vient se loger aux fond des filets milanais. Les deux équipes rentrent au vestiaire : 1 à 0 pour l’Olympique de Marseille. 

Ce but contre le cours du jeu sera le seul de la rencontre, malgré les efforts du Milan AC pour revenir dans la partie lors du second acte. Ils procèdent notamment à l’entrée en jeu de Jean-Pierre Papin, véritable star olympienne transférée au Milan AC lors de la saison précédente. Seulement, le sort était scellé. L’Olympique de Marseille devenait à ce jour l’unique club français vainqueur de la Ligue des Champions. 

A l’issue du match, Basile Boli effectue des gestes de la main adressés aux supporters olympiens pour indiquer que ce soir, il ne pleure plus. Le maillot de l’OM arbore désormais une étoile dorée juste au dessus de son logo, qui vient effacer définitivement la désillusion contre l’Étoile rouge de Belgrade.

Pour revoir le but de la victoire : 

[ATHLÉTISME] – Championnat en salle 2014 : Renaud Lavillenie au sommet 

Battre un record du monde est un exploit rare, surtout quand le record  que vous avez en face de vous n’a pas été battu depuis plus de vingt-ans. Cette émotion, le perchiste français, Renaud Lavillenie l’a ressenti dans sa carrière sportive, le 15 février 2014, un jour gravé dans sa mémoire et celle du monde du sport et plus particulièrement de l’athlétisme. 

Ce jour-là, à Donestk en Ukraine, la 21ème et dernière édition du Pole Vault Stars se tient, une compétition d’athlétisme créée en 1990, dédiée exclusivement à l’épreuve du saut à la perche, et qui prendra fin en 2014. Elle avait lieu chaque année en Ukraine. Une épreuve à laquelle le Français a déjà participé à trois fois consécutives, de 2011 à 2013. 

Le 15 février 2014, le perchiste français est dans la forme de sa vie, vainqueur de la médaille d’or aux Jeux Olympiques à Londres, deux ans auparavant et vice-champion du monde d’athlétisme l’année dernière à Moscou. Sous les yeux de l’Ukrainien, Sergueï Bubka, l’actuel détenteur du record datant du 21 février 1993 et de l’appui du public qui sent que ce 15 février n’est pas un jour comme les autres. 

Néanmoins, au Palais des sports de Droujba de Donestk, le Français va avoir besoin de quatres tentatives en un seul et unique essai pour battre le record du l’Ukrainien. La première est loin de ses espérances, il franchit la barre à 5 mètres 76 puis une autre à 5 m 91. Profitant de l’élimination de son principal adversaire et dernier en lice, le Britannique Luke Cutts qui échoue après une tentative à 5 m 96. La troisième tentative du Français augmente : 6 m 01. 

Le perchiste n’abandonne pas et sent que l’exploit est plus que réalisable : c’est maintenant ou jamais. Pour cette quatrième tentative, le Français prend son élan, prend un grand souffle, et démarre. Sur cette tentative, tous les éléments sont réunis pour réussir le saut le plus parfait et battre le record du monde. Sa rapidité dans sa course d’élan est parfaite, sa perche est alignée pour lui permettre de réaliser le saut parfait avec la bonne impulsion. 

Ca y est c’est fait ! Sa quatrième tentative à 6 m 16 est la bonne, d’un petit centimètre, Renaud Lavillenie bat le record du monde qui était à 6 m 15 ! Sur les images de France Télévisions, il n’y croit pas ses yeux, il vient de battre le record du monde. Impressionné, l’Ukrainien, fair-play, se lève et vient féliciter le Français de sa performance. En plus de remporter le dernier Pole Vault Stars de l’histoire, Renaud Lavillenie bat le record du monde de l’Ukrainien et inscrit définitivement à jamais son nom dans l’histoire des records de l’athlétisme. 

Pour revivre ce saut au sommet du monde :

Luigy LACIDES et Mathieu PEAN

La rédaction

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