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Carte postale : cap sur l’Espagne (partie 3/4)

Marisol nous offre des cartes postales de son voyage en Espagne. Voici la troisième. Attention départ imminent !

20 avril 2020: Connaissez-vous Vetusta? et la Régente ?

La Régente veille sur Vetusta…..

La Régente est une belle dame que l’on peut croiser lorsque l’on flâne au travers du dédale des rues d’Oviedo. Pour optimiser les chances de l’apercevoir, et même de prendre une photo avec elle, je vous conseille d’aller sur la place de la cathédrale car c’est un lieu qu’elle affectionne particulièrement. Elle se tient le plus souvent en face de l’édifice. Ouvrez-l’oeil! Peut-être vous fera-t-elle l’honneur de se faire prendre en photo en votre compagnie…

J’oubliais: il faut faire attention à ne pas la brusquer, car elle est âgée de 135 ans. En effet, elle vit le jour entre 1884 et 1885. Son père, Leopoldo Alas Clarin, en est très fier, car c’est grâce à elle qu’il est connu encore aujourd’hui, et que l’histoire retiendra le nom! 

Cela vous intrigue? Alors voici quelques explications détaillées:

Leopoldo Alas est né le 25 avril 1852 à Zamora (Espagne) et mort le 13 juin 1901 à Oviedo. Il est surnommé « Clarín= Clairon », et c’est un romancier espagnol du XIXe siècle. Il est le troisième fils d’un couple, qui vient d’Oviedo. À 7 ans il commence à étudier à l’école des jésuites de León. Dès le début, il s’adapte bien aux normes et à la discipline du centre et il est considéré comme un élève modèle. Ses camarades l’appellent « le gouverneur » en allusion à la profession de son père. Lors de cette première année d’école, il gagne un prix littéraire qu’il conservera pendant toute sa vie. L’été 1859, toute la famille revient en Asturies. Il fera ses études à Oviedo tout d’abord, puis les terminera à Madrid.

La Regenta est son premier roman, un roman-fleuve même, publié entre 1884 et 1885. L’action se déroule à Vetusta, l’équivalent littéraire d’Oviedo. Certains critiques remarquent des similarités avec Madame Bovary de Flaubert. En effet, l’auteur y relate la truculente histoire d’Ana Ozores qui, désespérée par le vide et la monotonie de sa vie, choisit de s’échapper de la réalité de deux façons, le mysticisme et une passion amoureuse effrénée, ce qui déclencha un scandale à l’époque. Sa statue se trouve actuellement place de la cathédrale, et de nombreux bars et restaurants de la vieille ville portent ce nom, en hommage à Leopoldo, et à sa fille littéraire!

J’ai beaucoup étudié de roman et hypokhâgne et en khâgne.

Voilà! voici quelques photos (ci-dessous)

Marisol Roullier

La rédaction

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