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COVID 19 – une vision simplifiée (2/4)

Aujourd’hui, mettons à nouveau le cap sur le coronavirus ! Un étudiant en médecine et en première ligne de la crise sanitaire nous explique comment fonctionne le Covid.

Partie 2 : Symptomatologie et approches diagnostiques

Dans la première partie de ce grand format dédié à la crise sanitaire COVID-19, nous avons  abordé l’origine, le mode de contamination et la physiopathologie du SARS-COV-2. Dans cette deuxième partie, nous allons vous parler de la symptomatologie et les approches diagnostiques qui existent pour cette infection virale et comment elles sont utilisées dans nos hôpitaux en France.

La symptomatologie du COVID-19

Le SARS-COV-2 est un virus de tropisme principalement pulmonaire mais peut toucher d’autres organes comme le cœur, le rein, le cerveau et le système digestif. Du fait que la clé d’entrée du SARS-COV-2 dans les cellules est l’enzyme de conversion de l’angiotensine, ACE2, qui est exprimée à la surface d’un grand nombre de type cellulaire, la symptomatologie de cette infection virale est assez variée. La maladie peut se manifester par les symptômes respiratoires, digestifs et plus rarement neurologique. En raison de l’incomplétude des tableaux cliniques du COVID-19, due à l’apparition récente du virus, dans cet article, nous allons traiter les principaux symptômes de cette infection virale dont les symptômes respiratoires.

Le maladie commence dans la majorité des cas par un syndrome grippal : fièvre, asthénie, toux sèche, maux de gorge, dyspnée (essoufflement), céphalées, oppression thoracique, douleur thoracique et myalgies. D’autres manifestations du COVID-19 pourraient être la nausée, les vomissements ou la diarrhée. Le physiopathologie de cette infection virale est une réaction inflammatoire naturelle, au premier temps pour but de contrôler l’infection (syndrome grippal : fièvre, asthénie, myalgies,…), qui ensuite devient intense conduisant à la formation d’œdèmes pulmonaires lésionnels – origine du syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA). En effet, le SDRA constitue la première complication du COVID-19 qui explique le tableau sévère des patients en réanimation. La deuxième complication s’agit d’une surinfection, souvent bactérienne, à partir des lésions préexistantes induites par le virus, qui conduit à un tableau de pneumonie classique.

Les approches diagnostiques du COVID-19

Le virus se lie à l’enzyme ACE2 qui est exprimée dans plusieurs cellules donc plusieurs types de prélèvements pourraient être utilisés pour faire le diagnostic du COVID-19 : prélèvement naso-pharyngé, lavage broncho-alvéolaire (LBA), prélèvement sanguin,… Nous aborderons dans cet article trois techniques les plus utilisées dans nos hôpitaux en France.

Diagnostic moléculaire : PCR

Cette technique consiste à détecter le matériel génétique du virus dans notre corps. Le prélèvement le plus utilisé est naso-pharyngé : on introduit un géant coton-tige dans la gorge du patient par le nez pour prélever du mucus. Ensuite l’échantillon est envoyé au laboratoire. Si l’ARN du SARS-COV-2 est présent dans le mucus, il sera amplifié par la RT-PCR (reverse transcriptase polymerase  chain reaction) dans un thermostat et sera détectable par d’autres techniques moléculaires. Au contraire, si la personne n’est pas infecté, il n’y aura pas de matériel génétique dans le prélèvement et la RT-PCR ne pourrait pas l’amplifier , d’où la négativité du test. La RT-PCR reste la technique de référence pour confirmer une infection au Coronavirus. Pourtant, on rencontre beaucoup de problèmes en regard de la spécificité du test, notamment le nombre de faux négatif (personne testée négative par PCR mais présente des symptômes). La mission des autorités de santé est de fabriquer des tests de PCR à la fois sensibles et spécifiques et de les mettre au point afin de mieux poser le diagnostic de COVID-19

Test sérologique

Le test sérologique se fait sur un prélèvement sanguin. Il s’agit d’une technique pour détecter les anticorps anti-SARS-COV-2 produit par notre propre organisme ou autrement dit, c’est un renseignement sur le profil immunitaire contre le SARS-COV-2. Un test sérologique positif serait capable seulement de nous dire que la personne a eu une infection au SARS-COV-2 dans le passé et est actuellement immunisée mais en aucun cas ne pourrait nous renseigner sur l’état actuel de l’infection. Ainsi, une personne testée positive pourrait très bien être porteuse saine et transmettre le virus à d’autres personnes qui ne sont pas encore immunisées.

Imagerie : scanner thoracique

Les patients ayant une atteinte pulmonaire par le SARS-COV-2 présentent un aspect assez typique  des lésions du parenchyme pulmonaire au scanner thoracique : le verre dépoli (cf l’image en tête). Pourtant, ce n’est pas un test de confirmation. Le « verre dépoli «  est une condensation sans effacement le contour des vaisseaux du parenchyme pulmonaire qui peut être due à plusieurs cause : infectieuse, hémorragique, traumatique,… Ainsi, en raison de son facile d’accès par rapport au test moléculaire, le scanner thoracique est plutôt utilisé comme un examen de débrouillage. On « scanne » les patients suspectés d’avoir le COVID-19, si les lésions de type de verre dépoli sont présentes au scanner, on les isole et leur effectuer d’autres tests diagnostiques plus précis et puissants : la RT-PCR par exemple.

Dans la prochaine partie, nous allons voir ensemble comment nos hôpitaux en France sont organisés pour faire face à la première vague de la crise sanitaire du COVID-19.

Références

Trung Vu

La rédaction

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