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Taiwan, ce pays aux mille facettes

Ayant passé un semestre en échange à Taiwan, dans une ville non loin de Taipei, j’ai eu l’occasion de découvrir différentes parties de cette île et j’ai récolté quelques clichés pour vous immerger davantage dans le monde qui a été le mien pendant six mois. J’ai pu observer un fort contraste entre une capitale très développée, très moderne et d’autres parties de l’île très calmes, magnifié par une nature luxuriante. Suivez-moi pour profiter de cette belle aventure !

Une capitale qui ne dort jamais

Partons ensemble faire le tour de cette île. Et commençons par la capitale. Cinq millions d’habitants la peuplent et sont bercés depuis toujours par les bruits de circulation des scooters fous slalomant entre les taxis jaunes, dans des rues ornées de panneaux de publicité colorés. 

Le quartier des affaires est le plus impressionnant : d’énormes buildings s’entassent avec la fameuse tour ‘101’ qui culmine à 509 mètres. Ce quartier peut être aperçu depuis une colline adjacente, le mont éléphant. Depuis celui-ci, il est magnifique d’observer le coucher de soleil et d’admirer l’illumination progressive de ces tours.

Soleil couchant sur la 101

Une fois la nuit tombée, pour plonger dans le cœur de la culture taiwanaise, rendons-nous dans un night market, des endroits où beaucoup de taiwanais se retrouvent pour partager quelques snacks. Tout y est disponible : insectes, serpents, poulpes, nouilles et beaucoup de produits frits. Mais il est aussi possible de trouver des vêtements, des gadgets électroniques et beaucoup de jeux dont les taiwanais, petits et grands, raffolent.

un stand de nourriture
les multiples brochettes de viande

Après s’être restaurés, il nous reste une étape avant de se reposer de toutes les émotions que ces découvertes taiwanaises nous ont procurés. Je vous invite à me suivre dans un endroit normalement rempli de touristes, mais beaucoup moins bondé la nuit. Nous voici arrivés au mémorial Tchang Kaï-check.

Le mémorial Tchang Kaï-check

Ici, vous pouvez observer, pas un chat, vous êtes à votre aise pour profiter du calme de la nuit et apprécier un peu de calme. Observez donc un imposante arche qui donne sur la place de la liberté. La partie principale de ce monument est donc une allée bordée par le théâtre national et la salle nationale de concert. Au fond, se trouve le mémorial, rendant hommage au président du même nom (Tchang Kaï-check) qui a gouverné l’île pendant 30 ans. Ce fut un nationaliste chinois qui après avoir été vaincu par Mao Zedong se réfugie à Taiwan pour y créer une république.

Le palais présidentiel

Non loin de cette place, se trouve aussi le palais présidentiel où loge l’actuelle présidente, Tsai Ing-wen. Les appels pour rejoindre les bras de Morphée se font insistants … À demain. 

Un peu d’air dans les hauteurs

Le lendemain, cap au Nord où  nous changeons de décor. Le parc national de Yangminshan nous offre un peu d’air rafraîchissant après avoir subi le climat pesant de la capitale la veille. Enfin, si on omet les nombreuses fumerolles rejetant du souffre en surface, jouxtant de beaux cristaux jaunes. 

La vue depuis le sommet du parc

Ce parc possède aussi de nombreuses sources chaudes. Ces activités géologiques sont dues à une ancienne activité volcanique créée suite à la collision de deux plaques tectoniques il y a des millions d’années. Le point culminant se situe à 1 120m, par beau temps, on peut voir au loin la ville de Taipei, la tour 101 et le fleuve serpentant entre ces différents quartiers.

Les traces du colonialisme 

Puis, je vous propose de me suivre sur les traces du colonialisme. En redescendant à l’est des montagnes, direction Tamsui, nous découvrons une ville reliée à Taipei par le métro. Elle est située à l’embouchure du fleuve du même nom ( Tamsui). En 1858, les traités de Beijing et de Tiejin forcent Taiwan à ouvrir ses ports à la Chine. Et Tamsui devient le point de commerce principal de l’île.

Cette ville a connu diverses occupations au cours des derniers siècles et on en retrouve les traces. Le fort San Domingo, notamment datant de l’occupation espagnole de 1629 a ensuite été occupé successivement par les hollandais puis les anglais avant d’être réattribué aux taiwanais en 1980. Juste à côté de ce fort, se trouve l’Université Aletheia avec là aussi, de majestueux bâtiments à la croisée des styles britanniques et chinois. 

Un littoral très préservé

En continuant notre escapade mentale et picturale, je vous emmène voir la mer de Chine orientale. En longeant la côte vers l’Est, on y trouve davantage de nature, une côte principalement rocheuse qui fait d’ailleurs penser à notre Bretagne, avec ses falaises escarpées. A Yeliou, un parc géologique permet d’observer le résultat de l’érosion et des intempéries qui ont façonné de très vieux coraux.  Tout le long de cette côte, on retrouve aussi de nombreux ports de pêche qui est une activité très importante sur l’île car les taiwanais sont très friands de fruits de mer.

La géologie surprenante de Yeliou

Juifen, le village aux lumières

En longeant la côte vers l’Est, on atteint ensuite le petit village très prisé de Juifen, connu pour ses rues emplies de lanternes et l’incroyable vue qu’offre sa situation en hauteur au bord de la côte. Il est très agréable de se balader dans ses petites ruelles le soir une fois que les touristes sont rentrés sur Taipei. On peut même y apercevoir quelques fantômes… En effet, il paraît que cette ville a inspiré le dessinateur Hayao Miyazaki pour créer son animé «  Le voyage de Chihiro ».

Les lanternes traditionnelles

      Puis, lever à l’aube où je vous propose de vous réveiller devant un véritable spectacle de la nature qui saura s’imprégner dans les mémoire. Je vous propose d’aller voir le lever du soleil, en direction de la montagne de Keelung, accessible à pied depuis notre village. Le sommet donne un point de vue imprenable sur toute la côte qui vaut largement les quelques marches plutôt inégales qui mènent en haut. Juste à côté de ce village, il y a de nombreux sentiers de randonnée, plus ou moins accessibles. Certains endroits sont à ne pas manquer comme par exemple la Golden Waterfall (cascade dorée) qui tient son nom de la couleur orange, couleur donnée par la présence de métaux lourds dans les sols. De nombreux chemins de randonnés suivent les chemins de mineurs le long de vieux rails qui servaient pour ramener les minerais à Jiufen.  

La Golden Waterfall
Anciens rails des mines

Après ce petit périple autour de la partie nord de l’île, il est aussi important de rappeler la situation politique complexe dans laquelle se trouve Taiwan. La division entre Taiwan et la Chine a eu lieu en 1949, lorsque le général Tchang Kai-Check a quitté la Chine continentale pour venir installer une république à Taiwan, qui est devenu un modèle en Asie. Mais des tensions existent toujours entre ce pays qui appartenait jadis à la Chine, cette dernière tente encore de la récupérer. Le jour de mon départ de Taiwan, ont eu lieu les élections où s’opposaient Tsang Ing-wen, fervente défenseuse de Taiwan et le parti nationaliste Kuomintang, pro-pékin.

La présidente Ing-wen est réélue pour un nouveau mandat et continue de se battre pour faire reconnaitre Taiwan à l’échelle internationale. Peu de temps après, éclate l’épidémie du Covid19 et la politique mise en place en fait l’un des premiers pays à réagir efficacement à cette menace. En effet, la population a très vite sous la main des masques, dont la port est usuel. Dès le 31 décembre 2019, Taiwan a mis en place des contrôles pour les vols en provenance de Wuhan (à 1h30 en avion, 961 km) et a imposé une quarantaine obligatoire pour tous les arrivants sur le territoire sous peine d’une amende de 30 000 euros.

Elle décompte actuellement très peu de décès et n’a pas eu besoin d’imposer de confinement à sa population. Seules les personnes présentant des risques sont amenées à prendre davantage de précautions mais cela s’arrête là. Il est maintenant possible pour les 23 millions de taiwanais de reprendre leur vie normale (les personnes à risque sont toujours vigilante toutefois), et peuvent continuer de profiter de toutes les merveilles qui recèlent sur leur île. 

Florian Pichon

La rédaction

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