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On’ se remémore #7

Cette semaine, l’équipe de la Troisième Mi-temps vous emmène revivre une prolongation en handball et une étape de F1 particulière aux Etats-Unis. 

[HANDBALL] – Ligue des champions 2016 : Une séance de tirs aux buts au handball ?

La finale de ligue des champions de handball 2016 voit s’opposer les Hongrois de Veszprem et les Polonais de Kielce. Après avoir battu le PSG Handball, pourtant favori, en demies, Kielce n’a une nouvelle fois pas la faveur des pronostics. 

Les Hongrois dominent tout le début de partie, comptant 4 buts d’avance à la mi-temps puis accentuent encore leur avantage à la reprise. À quinze minutes de la fin du match, ils comptent même jusqu’à 9 buts d’avance (28-19) et pensent enfin s’offrir le titre continental qu’ils attendent tous!

Rebondissement ! A partir de la 45e minute, le gardien polonais de Kielce, Sławomir Szmal, devient infranchissable ! Il permet à lui-seul de laisser ses coéquipiers en vie dans ce match. Kielce n’encaissera alors qu’un seul but en 15 minutes et parvient à arracher la prolongation (29-29). 

La prolongation ne permet toutefois pas de départager les deux équipes qui devront s’expliquer dans une séance de tirs au but. Les séances de tirs aux buts ne sont pas monnaie courante au handball. La finale de la Ligue des champions de 2016 est à ce jour la seule à s’être jouée aux tirs aux buts. 

L’équipe hongroise ratera deux tentatives contre une seule pour les joueurs de Kielce, jusqu’à la libération avec le tir au but vainqueur marqué par l’Espagnol Julen Aguinagalde. Deuxième défaite en finale de suite pour Veszprem, mais celle-ci sera tout particulièrement difficile à encaisser en ayant compté neuf buts d’avance dans le match.

Pour revoir la victoire de Kielce : 

[SPORT AUTO] – Grand Prix des États-Unis 2005 : De boums en flops 

Entre les États-Unis et la Formule 1, le mariage a toujours été difficile. Après avoir longtemps disparue d’Amérique, la discipline reine du sport automobile y était difficilement revenue en 2000, sur le circuit modifié d’Indianapolis. L’édition 2005, unanimement qualifiée de pire course de l’Histoire de la Formule 1, est venue renforcer ce sentiment de désamour. 

Le week-end américain avait commencé sous un doux soleil de juin, un mois après l’épreuve mythique des 500 Miles en Indycar. Le circuit a été rénové. Tout s’annonçait donc parfait. Pourtant, cette rénovation est à l’origine de tous les cafouillages enchaînés pendant trois jours. 

Dès les essais, deux violentes sorties de piste surviennent dans le dernier virage, suite à des éclatements de pneumatiques. Les deux fournisseurs de l’époque (Bridgestone et Michelin) s’interrogent. Le mystère est rapidement levé. Le nouvel asphalte cause des dommages trop importants aux pneus. Et si quelques tours ont suffi à provoquer des éclatements, il est impensable d’envisager les soixante-treize boucles prévues pour la course de dimanche. 

La menace d’une absence des huit équipes (sur onze) chaussées de Michelin se fait de plus en plus pressante. Des négociations s’engagent. Tout est envisagé : de l’obligation de changer plusieurs fois de pneus durant la course à la création d’une chicane artificielle dans le dernier virage, en passant par une limitation de vitesse dans ce tournant. Si en coulisse les dialogues ne s’arrêtent pas, la compétition continue, et le samedi, ce sont quatre pilotes équipés de Michelin qui signent les quatre premières positions. 

Las, le dimanche matin, aucun accord n’a été trouvé. Michelin fait expédier en urgence de nouvelles gommes qui s’avèrent elles aussi fragiles. Une heure avant la course, tous les concurrents s’alignent sur la grille de départ. La course ne peut qu’avoir lieu. Après un tour préliminaire pour chauffer les équipements, c’est la stupeur parmi les spectateurs. Seize pilotes se dirigent vers la voie des stands et rentrent dans leur garage. Devant un public fou de rage et sur une grille déserte, seule six voitures sont au départ. Le départ est tout de même donné. La course, sans aucun intérêt, est disputée, devant des téléspectateurs abasourdis. 

Au terme de cette manche fantoche, c’est sans surprise Ferrari qui s’impose, devant une troisième place surprise de l’écurie Jordan Grand Prix, dont les beaux jours étaient loin à cette époque. Cette manche devait signer la fin du faible intérêt que les Américains avaient pour la Formule 1. Après avoir accompli deux dernières courses en 2006 et 2007 sur ce même circuit, les pilotes ne retourneront aux États-Unis qu’en 2012, au Texas. 
Pour voir le départ de cette course très étrange :

Alan GAUTHIER et Tristan GIL

La rédaction

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