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Trois livres pour s’évader pendant le confinement

Le 11 mai approche à grands pas, mais reste encore à trouver comment combler les quelques jours qui nous en sépare. Pas de panique ! Les rédactrices de la rubrique Littérature ont pensé à tout : voici trois ouvrages très différents pour occuper ces dernières journées de confinement et vous faire sentir… plus libres !

« Eloge de la lenteur », Carl Honoré

Ce livre a des allures de réflexion philosophique sur le temps vécu. En cette période où l’on vit la temporalité d’une autre manière, on peut arriver rapidement à ce questionnement : pourquoi courons-nous continuellement ? Pourquoi avons-nous toujours l’impression de manquer de temps ? Cet ouvrage nous invite à repenser la structuration de notre temps personnel en hiérarchisant nos activités et en insérant à nouveau de la lenteur dans notre quotidien. C’est en flânant, en effet, que nous sommes à même de profiter du paysage et de ces petits détails visuels, comme auditifs. Une pause grandement appréciée qui nous fait nous interroger sur notre rythme parfois éreintant. Ralentir, c’est redonner du sens à ce qui en manque parfois. 

Jeanne Aulanier

“Les Dix Petits Nègres”, Agatha Christie

Oui, j’ose ! Mais en même temps, quoi de mieux qu’un roman policier pour nous réconcilier avec cet état de confinement qui se détache, au fur et à mesure de la lecture, de vous pour se métamorphoser en une soif de connaître la fin de ce roman haletant. Vous vous pensiez jusque-là enfermés ? Mais non ! Ce sont eux, les dix invités de Monsieur et Madame Owen qui sont coincés sur cette île du Nègre, coupée du reste du monde à cause de la tempête. Aucun téléphone, aucun bateau pour faire la navette pour retourner sur le continent. Cette invitation à passer un petit week-end insulaire vire au cauchemar. Alors que vous savez exactement avec qui vous partagez l’espace restreint de cet appartement parisien dans lequel vous lisez cet article, eux ignorent tout de leur voisin de chambre, de palier, de table, qui peut-être est celui qui s’amuse à les tuer un par un. Si le confinement provoque en vous une fonte accélérée des neurones en jachère, prenez ce livre, cachez-vous sous votre couette, et faites travailler vos petites cellules grises pour trouver, avant la fin, qui est le meurtrier. Evadez-vous dans toutes les scènes de crime et les existences mystérieuses. D’ici la fin d’un confinement, vous aurez de quoi vous faire engager chez Pinkerton, c’est promis. 

Victoria Yanès

« La vilaine Lulu », Yves Saint Laurent

Cette bande dessinée tout à fait espiègle a vu le jour en 1967. Puis les éditions de La Martinière ont réédité l’oeuvre en 2010, pour notre plus grand plaisir, dans une édition exclusivement tricolore. De fait, la bande dessinée signée de la main du couturier -et non des moindres- Yves Saint Laurent fait usage exclusivement du noir, du blanc, et du rouge. 

Le dessin épuré met en exergue les aventures de la vilaine Lulu, petite fille malicieuse. Elle a l’art du déguisement, de la transformation, du travestissement et des excentricités (et notons ici la racine étymologique provenant du verbe ‘vêtir’). Une note, au début de la bande dessinée, précise : “Contrairement à ce que pensait Gustave Flaubert lorsqu’il affirmait : “Madame Bovary, c’est moi !”, l’auteur tient à préciser qu’il est hors de question qu’il déclare à son tour : “La vilaine Lulu, c’est moi !”. Une plongée dans un monde enfantin savoureux, où La vilaine Lulu nous en fait voir de toutes les couleurs, par ses pétillantes idées, affranchies de tous les codes sociaux que les adultes s’imposent à eux mêmes. 

Jeanne Aulanier

Jeanne Aulanier

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