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La Semaine en bref du 29/02 au 07/03

Encore une semaine bien chargé en actus mais, ne vous inquiétez pas, On’ est là pour vous proposer un petit recap’ de la semaine. Entre le Super Tuesday, Erdogan, Nethanyahou et bien sûr les César voici votre SEB !

Super Tuesday aux Etats Unis

Depuis plusieurs mois, les candidats démocrates s’affrontent afin de déterminer celui qui fera face à Donald Trump pour les prochaines élections présidentielles. Les primaires ont commencé début février et se termineront en juin à Washington. Jusque cette semaine les candidats étaient nombreux mais c’était sans compter sur le Super Tuesday qui a opéré un grand ménage. Ce mardi une quinzaine d’états étaient appelés aux urnes, dont des poids lourds comme la Californie et le Texas. Avant le scrutin deux candidats se sont désistés, Pete Buttigieg et Amy Klobuchar, et ont affiché leur soutien à Joe Biden. Celui-ci est arrivé en tête de ce super mardi, talonné par Bernie Sanders. Le candidat milliardaire Michael Bloomberg a décidé de se rallier mercredi à Biden. Quant à Elizabeth Warren, elle a aussi abandonné la course ce jeudi et rejoindra probablement Sanders. Deux courants politiques divisent maintenant le camp démocrate, l’un centriste l’autre plus progressiste. Si les primaires étaient marquées par une forte diversité de candidats et candidates, maintenant une chose est sûre, ce sera un homme blanc de plus de 70 ans qui représentera le parti et affrontera un autre homme blanc de plus de 70 ans en novembre prochain. 

Ce qu’en dit Libération

Grosse semaine pour Erdogan

Samedi 29 février, la Turquie a frappé un aéroport militaire syrien suite aux bombardements de l’armée de Bachar el-Assad ayant provoqué la mort de trente trois militaires turcs. Allié du régime syrien, Vladimir Poutine a convoqué à Moscou le président turc le 5 mars. Les deux pays se sont notamment accordés sur un cessez le feu et la mise en place d’un couloir de sécurité traversant la région d’Idlib, surveillé conjointement par les deux armées. Isolé diplomatiquement et à la merci des russes, Recep Tayyip Erdogan continue de faire pression sur l’Union européenne. Alors qu’en 2016, les autorités turques avaient négocié un pacte migratoire s’engageant à lutter contre les passages de migrants vers la Grèce en échange d’une aide de 6 milliards d’euros, la Turquie a tout de même ouvert sa frontière. De nombreux réfugiés ont afflué vers l’île grecque de Lesbos, où des heurts avec des membres d’extrême droite ont éclaté. Un centre d’accueil pour réfugiés a été incendié. Des affrontements ont aussi eu lieu à la frontière terrestre entre policiers et migrants. Après une semaine de violences Erdogan a ordonné aux garde-côtes d’empêcher les traversées de la mer Égée, indiquant une possible accalmie dans la crise migratoire mais démontrant une fois de plus le traitement de la cause des réfugiés comme une arme politique.

Ce qu’en dit Le Figaro

Jamais deux sans trois en Israël

Les israéliens étaient appelés à voter une troisième fois en moins d’un an afin d’élire leurs représentants au Parlement, la Knesset. Les deux premières tentatives n’avaient pas permis de dégager de véritable majorité, ne permettant pas de former un gouvernement de coalition. Le parti de Benjamin Netanyahou, le Likoud, est arrivé en tête, talonné de près par le parti d’opposition Bleu Blanc. Avec ses alliés de la droite radicale et des partis juifs ultra orthodoxes, le Likoud est à deux sièges de la majorité parlementaire. Si ce scrutin permet à Netanyahou d’être le premier ministre le plus pérenne d’Israël, c’est aussi un bras d’honneur fait à la justice. Depuis novembre 2019, il est inculpé par la justice pour corruption, abus de confiance et malversation. C’est une première dans l’histoire israélienne pour un chef de gouvernement en fonction. S’il dispose du soutient populaire, son procès, prévu pour le 17 mars, pourrait bien freiner ses ambitions politiques.  

Ce qu’en dit L’Obs

Cérémonie sous tension pour les César

Le cinéma français est désormais divisé en deux camps, les uns soutenant le réalisateur aux multiples accusations, les autres se battant pour la justice pour les victimes. La tribune de Virginie Despentes résume bien la situation. De cette cérémonie on retiendra certainement le départ d’Adèle Haenel, la présentation engagée de Florence Foresti. Il ne faudrait pas cependant oublier d’autres moments importants. Le talent de Bong Joon-Ho, avec Parasite, a de nouveau été reconnu avec le César du meilleur film étranger. C’est une nouvelle victoire pour le cinéma sud coréen qui s’impose progressivement sur un marché fermé. Cette cérémonie a aussi été l’occasion de décerner le César du meilleur film à un réalisateur noir. Après son triomphe à Cannes, Les Misérables est une nouvelle fois distingué. Lady Ly est le deuxième réalisateur issu d’une minorité, après Abderrahmane Sissako pour Timbuktu, à recevoir cette récompense. Aïssa Maïga a d’ailleurs dénoncé le manque de diversité dans le cinéma durant la cérémonie. Espérons que la fracture présente dans le cinéma français mène à une redistribution des cartes avec plus de mixité, de tolérance et de justice.  

Ce qu’en dit Première

Cassandre Bourdon

La rédaction

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