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Les pronostics On’-Ciné pour les Oscars 2020

Les liste des nommés pour la 92e Cérémonie des Oscars a récemment été publiée : qui, selon vous, repartira avec une récompense ? Et qui, donc, en ressortira bredouille ? A tort ? ou a raison ? 5 membres de l’équipe ciné vous livrent leurs pronostics :

Les nominations pour les Oscars sont globalement bien représentatives des grands succès de l’année passée, une année riche en grosses productions, en retours très attendus de réalisateurs derrière la caméra, en fins de sagas, mais aussi, et surtout, une année riche en émotions pour les cinéphiles que nous sommes ! Des nominations, donc, plutôt attendues dans l’ensemble : on s’attendait en effet à voir Joker, Once upon a time… in Hollywood et Parasite bien représentés, mais il y a aussi quelques surprises. 

Certains d’entre nous sont plein d’espoir, d’autres jouent la sécurité : rendez-vous le dimanche 9 février, lors de la retranscription de la prestigieuse remise de prix, pour savoir lequel de Thomas, Elisa, Jesse, Romane ou Cassandre aura vu le plus juste !

L’OSCAR DE LA MEILLEURE ACTRICE ?

Les nommés, de gauche à droite : Charlize Theron (Scandale), Scarlett Johansson (Mariage Story), Cynthia Erivo (Harriet), Renée Zellweger (Judy), Saoirse Ronan (Little Woman).

Thomas Faidherbe pari sur : Renée Zellweger (Judy)

Honnêtement, la bataille fait rage cette année, entre Charlize Theron pour son rôle dans Scandal, Saoirse Ronan pour son rôle dans Little Woman, sans oublier Scarlett Johansson, femme en pleine crise conjugale. Mais le film hommage reste un bon moyen de gagner la statuette (cf. Jean Dujardin). Donc, cette année, Renée Zellweger, avec un brillant honneur à l’une des plus grandes actrices, Judy Garland, s’offre selon moi une voie vers la victoire pour le film Judy.

Elisa Fernandez verrait : Scarlett Johansson (Mariage Story)

Avec Marriage Story, Noah Baumbach aura su une fois de plus mettre en scène de manière passionnante un couple à la dérive dans lequel Scarlett Johansson campe à la perfection une femme forte et tiraillée par ses sentiments.

Jesse Eko Ebongue annonce : Scarlett Johansson (Marriage Story)

Je veux croire que l’Oscar de la meilleure actrice reviendra à Scarlett Johansson. Elle joue dans Marriage Story le rôle de Nicole, une femme en procédure de divorce. Quand il lui est expliqué qu’un divorce se solde par la victoire d’un parti contre la défaite d’un autre autre, Nicole acquiesce. Pourtant, la portée de sa réponse est toute autre. Nous le ressentons lorsque, concernant la garde de leur enfant, Charlie et Nicole s’insultent pour faire du mal à l’autre et tapent les murs pour se faire du mal à eux-même : Il n’y a pas de gagnants dans un divorce. L’interprétation de Johansson, simple et juste, confère une intensité bouleversante à son personnage.

Cassandre Bourdon croit en : Scarlett Johansson (Mariage Story)

Les rôles sont forts, les transformations sont impressionnantes, les interprétations sont incroyables, le choix est dur. René Zellweger fera peut-être un doublé Golden Globe-Oscar, mais je dois dire que j’ai une préférence pour Scarlett Johansson dans Marriage Story. On peut même faire un parallèle entre son rôle dans le film et sa propre carrière. Elle a commencé en étant hypersexualisée. Elle jouait des rôles mettant en avant son physique, tout comme Nicole dans Marriage Story. Puis, petit à petit, elle s’est éloignée de ces rôles.

Dans le film, elle n’est pas à son avantage, elle est sans maquillage, les yeux gonflés à force de pleurer, les cheveux courts. Mais elle est saisissante, parce qu’elle est naturelle, forte. Avec ce rôle, on se rend tous réellement compte du talent qu’elle a. Cette décennie a été la décennie de Scarlett Johansson parce qu’elle nous a démontré qu’elle était plus qu’un physique, et s’est révélée à l’aise dans divers registres.

Romane mise sur : Renée Zellweger (Judy)

Zellweger devrait l’avoir pour le biopic de Judy Garland que personne n’a vu, à moins que l’académie ne pète un câble comme l’année dernière où tout le monde pensait que Glenn Close allait l’avoir pour un film que personne n’avait vu non plus et où c’est finalement l’excellente Olivia Colman qui a gagné. Dans ce cas là ça pourrait être n’importe qui : peut être Theron et ses prothèses pour son imitation de Megyn Kelly dans le très passable Bombshell (l’académie a une passion certaine pour les biopics) ou Scarlett Johansson et ses cris perçants dans Marriage Story. À noter que c’est déjà la quatrième nomination de Saoirse Ronan à seulement 25 ans !

L’OSCAR DU MEILLEUR ACTEUR ?

Les nommés, de gauche à droite : Joaquin Phoenix (Joker), Leonardo DiCaprio (Once Upon a Time… in Hollywood), Antonio Banderas (Douleur et gloire), Jonathan Pryce (The Two Popes), Adam Driver (Marriage Story)

Thomas part sur : Joaquin Phoenix (Joker)

On commence avec une victoire bien attendue, celle de Joaquin Phoenix. L’acteur américain, souvent boudé par l’Académie (deux nominations non concluantes pour Gladiator et The Master), aura peut-être la chance de soulever une statuette. Cette année risque d’être la bonne pour Phoenix, tant son personnage d’anti-héros a été majestueusement interprété, offrant une performance oscarisable, sans aucune hésitation. Une récompense de la part de l’Académie des Oscars pourrait aussi simplement faire taire les journalistes du Masque et la Plume. Petite mention pour le nouveau petit acteur qui va faire fureur à Hollywood : Roman Griffin Davis (Tremble, Jacob Tremblay, pour les futurs rôles d’enfant-chou !).

Elisa mise aussi sur : Joaquin Phœnix (Joker)

Difficile de ne pas penser à Joaquin Phœnix pour cet Oscar du meilleur acteur. Sa performance dans le Joker aura marqué les esprits de tous. Mentions spéciales pour Adam Driver (décidément un acteur épatant, toujours juste et touchant), et Antonio Banderas, qui incarnait à merveille un Almodovar qui se retourne sur lui-même.

Jesse pense aussi à : Joaquin Phoenix (Joker)

Dans Joker, il incarne le rôle d’Arthur Fleck, un marginal cherchant sa place dans une société lui étant hostile. Passant d’un genre à l’autre, Phoenix illustre son incapacité à mener une vie ordinaire. Sans repères, il erre, passant de la comédie à la romance et de la romance au drame, où il s’épanouit. Ainsi, Phoenix traduit l’exaltation que ressent Arthur après la réalisation d’actes immoraux, par la danse. Adoptant une posture maladroite, il parvient à nous montrer l’humanité et la candeur du désormais Joker, décidé à changer le visage de la société.

Cassandre approuve : Joaquin Phoenix (Joker)

Joaquin Phoenix enchaîne les récompenses depuis le début de l’année et devrait probablement ajouter l’Oscar du meilleur acteur à sa collection. Dans Joker il est remarquable, sa transformation physique est impressionnante et démontre son implication totale pour le rôle. Il a su créer sa propre interprétation du personnage. Depuis de nombreuses années, Phoenix délivre des prestations incroyables, mais reste globalement en dehors des radars hollywoodiens.

En 2006, pour sa bouleversante interprétation de Johnny Cash dans Walk The Line, il avait décroché le Golden Globe de meilleur acteur, mais pas l’Oscar. Avec Joker, le monde du cinéma semble enfin le (re)découvrir. On croise les doigts et on espère que l’histoire ne se reproduira pas. Deuxième acteur préféré dans cette catégorie tout de même : Adam Driver. Dans Marriage Story, il est touchant, tiraillé entre plusieurs émotions qu’il arrive à nous transmettre, délivrant une prestation d’une justesse incroyable, sans tomber dans le pathos.

Romane imagine : Joaquin Phoenix (Joker)

Vu les rires hystériques et les contorsions de Phoenix dans Joker, il aura sûrement la statuette. Dommage que l’académie ne récompense pas des performances plus nuancées comme celle de Banderas dans Douleur et Gloire ou encore l’abattage exceptionnel de Di Caprio dans OUTH. Le fait que Adam Sandler ne soit pas nommé pour Uncut Gems, le meilleur rôle de sa carrière, est un affront. Taron Egerton, qui chante, danse et fait semblant de prendre beaucoup de drogues de façon très convaincante dans Rocketman doit s’arracher les cheveux devant sa non-nomination, quand on voit que Rami Malek a gagné l’oscar l’année dernière pour un rôle similaire en faisant même pas le quart du taf d’Egerton. Il n’y a pas de justice.

L’OSCAR DU MEILLEUR FILM ?

Thomas pari sur : 1917 de Sam Mendes

Cette année, j’ai bien envie d’espérer une co-victoire, entre la folie de Tarantino et la maîtrise du réalisateur coréen Joon Ho. Malheureusement, ce ne sera pas le cas. Car on connaît bien l’Académie des Oscars : la récompense sera remise au bon vieux 1917 de Sam Mendes, pour avoir réalisé un film de guerre en plan séquence.

Elisa imagine : Parasite de Bong Joon-ho 

Le succès de Bong Joon-ho à Cannes pourrait bien se prolonger à L.A. en février. Ce serait en tous cas une belle manière de saluer encore une fois un cinéma trop peu connu en Occident et qui gagnerait à l’être.  Autre option, plus symbolique : récompenser The Irishman de Scorsese serait un moyen de reconnaître que Netflix gagne du terrain au niveau cinématographique et que même de grands réalisateurs ont intégré ces nouveaux schémas de production. On se demande aussi ce que font dans cette catégorie les Filles du docteur March, un film à l’esthétique assez classique qui a pour seul mérite de nous ramener à nos lectures d’enfance.

Jesse s’engage sur : Once upon a time in Hollywood de Tarantino

Pour moi, l’Oscar du meilleur film est pour Once upon a time in Hollywood. Quentin Tarantino dresse ici un panorama saisissant du cinéma des années 70. C’est au travers des deux personnages Rick Dalton et Cliff Booth aussi passionnants que passionnés que nous découvrons un Hollywood radieux, où stars montantes et jeunesse désabusée partagent les mêmes rêves et névroses.

Cassandre propose : Parasite de Bong Joon-ho 

C’est la catégorie la plus importante et c’est pourtant celle pour laquelle j’ai le plus de mal à faire un choix. L’Oscar du meilleur film récompense non seulement le film de l’année, mais il tend aussi à l’inscrire dans l’histoire. Personnellement, j’ai eu un énorme coup de cœur pour Marriage Story de Noah Baumbach, parce qu’il a réussi à faire d’une histoire pourtant simple, un film d’une sincérité déchirante, où les émotions sont brutes, pures. Cependant je ne pense pas qu’il puisse s’inscrire dans le temps, et ça me brise le cœur de l’admettre, mais Marriage Story ne gagnera probablement pas cette récompense. Tout comme Le Mans 66, Little Women et Jojo Rabbit, qui sont de bons films, mais pas des chefs-d’oeuvres.

The Irishman et Once Upon A Time In Hollywood reposent, eux, sur les mêmes principes : un réalisateur renommé, un casting incroyable, une ambiance nostalgique. Les deux films célèbrent à leur manière une certaine époque du cinéma. Or, c’est peut être cette mélancolie, qui nous coince entre plaisir d’une ode aux films des années 70 et sentiment plus réac’ d’immobilisme et de déjà vu (pour The Irishman en particulier), qui permet à la fraîcheur des autres films en compétition de les éclipser.1917, Joker et Parasite ont plus de potentiel pour la catégorie. Si 1917 pêche un peu côté scénario, il n’en reste pas moins une œuvre qui marquera le cinéma par sa réalisation, et qui a donc de fortes chances de repartir avec la statuette.

Quant au Joker, je ne sais pas si l’Académie est prête à donner une telle récompense à un comics, ce qui est regrettable. Enfin, Bong Joon-Ho, arrivé comme outsider, pourrait continuer sur sa lancée et décrocher l’Oscar. Avec Parasite, il signe un thriller haletant sur fond de lutte de classes, naviguant habilement entre plusieurs genres. Le couronnement de Parasite comme meilleur film marquerait un tournant considérable pour les Oscars souvent accusés d’entre-soi et de manque de diversité.

Romane vote pour : Once Upon a Time in Hollywood ou 1917

Il y encore quelques semaines OUTH caracolait en tête des pronostics. Le film coche toutes les cases : réflexion méta sur Hollywood, réalisateur sur le départ souvent nommé mais jamais récompensé dans les catégories importantes, vieux acteurs prestigieux… Mais 1917 effectue depuis sa sortie une remontada impressionnante, accumulant les prix en plus de connaître un vrai succès en salle aux US. Reste à savoir si cette poussée tardive suffira à rafler la statuette : depuis quelques années cet oscar semble récompenser des œuvres plus engagées socialement. Cela pourrait bénéficier à Jojo Rabbit, Little Women ou Joker mais aussi et surtout à Parasite, à condition que les dinosaures de l’académie aient réussi à lire les sous-titres.

L’OSCAR DU MEILLEUR RÉALISATEUR ?

Les nommés, de gauche à droite : Sam Mendes (1917), Martin Scorsese (The Irishman), Quentin Tarantino (Once Upon a Time… in Hollywood), Todd Phillips (Joker), Bong Joon-ho (Parasite)

Thomas pari sur : Quentin Tarantino

Etant donné la haine de l’Académie pour Netflix, il y a très peu de chance de voir Scorsese ou Baumbach monter sur l’estrade. A part si, par un coup de baguette magique, les règles changent et offrent une opportunité au service de vidéo à la demande. Pour plus de pluralité et d’ouverture, on aurait beaucoup aimé découvrir des cinéastes comme Greta Gerwig, mais cette édition ne sûrement pas encore la bonne pour la réalisatrice de Little Woman.

Est-ce que le jury des Oscars a décidé d’apporter de la folie en cette année 2020. C’est fort possible, avec la très très probable victoire de Quentin Tarantino pour Once Upon A Time In Hollywood.

Elisa n’a pas de doute, ce sera : Quentin Tarantino

Le retour de Tarantino en grandes pompes avec Once upon a time… in Hollywood pourrait bien lui faire gagner l’Oscar du meilleur réalisateur, et il ne l’aurait pas volé : son long-métrage, nostalgique à souhait et incarné par la crème d’Hollywood a été un moment de pur plaisir cinématographique. On peut aussi regretter de ne pas voir Almodovar en lice pour cette catégorie : il aurait mérité d’être récompensé pour la prouesse artistique et la valeur autobiographique du très beau Douleur et gloire, et cette nomination aurait eu une portée symbolique forte.

Jesse espère : Bong Joon Ho

Bong Joon Ho mérite l’Oscar du meilleur réalisateur. Parasite est sans doute le film le plus reconnu à ce jour de Bong Joon Ho, et a raison, mais il est important de la replacer dans le contexte de sa filmographie. The Host, Snowpiercer, Memories of Murder, le cinéma de Bong Joon Ho à l’image du thème de la lutte des classes qui l’inspire est révolutionnaire. Parasite est un film ambitieux à l’image de la scène cinématographique coréenne qui je l’espère avec la victoire de Bong Joon Ho bénéficiera d’un coup de projecteur lui permettant encore plus d’audace que maintenant.

Cassandre présage : Sam Mendes

Sans aucune hésitation, cette distinction devrait revenir à Sam Mendes pour 1917. Avec son film réalisé comme un seul long plan séquence, il réussit une prouesse technique incroyable. On est plongés dans les tranchés, on court pour échapper aux allemands, on respire en même temps que les protagonistes. 1917 est une réelle expérience cinématographique. Personnellement, je trouve que les films sur la première ou la seconde guerre mondiale ont épuisé leur sujet. Mais Sam Mendes a réussi à réinventer le genre avec une immersion totale qui rend le visionnage plus intéressant, plus profond, plus dynamique. C’est la réalisation qui porte principalement le film, avec, bien entendu, l’aide de la cinématographie et de la musique. 

Romane penche pour : Sam Mendes

Mendes (qui l’a déjà eu en 2000 pour American Beauty) a décidé d’imiter Boyhood en utilisant un gimmick un peu vain dans son dernier film, 1917, tourné en plan séquence. C’est impressionnant techniquement, sans doute assez pour convaincre l’académie, même si Tarantino pourrait aussi l’avoir pour l’ensemble de son œuvre. Quand à Todd Phillips, à quoi bon récompenser la copie alors que l’original (Scorsese) est nommé dans la même catégorie ? On regrettera l’absence de femmes parmi les nommés (par exemple Greta Gerwig, Lulu Wang, Céline Sciamma) et également celle des frères Safdie pour Uncut Gems ou de Robert Eggers pour The Lighthouse.

L’OSCAR DE LA MEILLEURE MUSIQUE DE FILM ?

Les nommés, de gauche à droite : Hildur Guðnadóttir (Joker), Alexandre Desplat (Les Filles du Docteur March), Randy Newman (Marriage Story), Thomas Newman (1917), John Williams (SW9)

Thomas récompense : Hildur Guðnadóttir pour Joker

Quelle musique nous aura marquée cette année ? Sans aucune hésitation, la compositrice islandaise sort du lot avec son violoncelle. Loin des musiques formatées des productions Marvel, elle a su composer une véritable identité sonore à l’anti-héros Joker. Pour se remettre dans l’ambiance, il ne reste plus qu’à se remémorer les danses macabres du Joker, formidablement accompagnées par l’instrument d’Hildur.

Elisa pense aussi à : Hildur Guðnadóttir pour Joker

Parce que le rire du Joker se devait d’être souligné par une bande-son à la hauteur, l’orchestre à cordes et les percussions de la compositrice Hildur Gudnadottir mériteraient de remporter l’Oscar de la meilleure musique de film. On s’étonne un peu, par contre, de la présence de Marriage Story dans cette catégorie puisque les films de Noah Baumbach se caractérisent aussi par une bande-son quasi absente, laissant l’émotion se développer presque uniquement à partir du jeu des acteurs.

Jesse pari plutôt sur  : « Stand up » – Cynthia Erivo/ Harriet

La musique « Stand up » du film Harriet devrait selon moi remporter l’Oscar de la meilleure musique de film. Plus qu’une musique, c’est un hymne, rendant hommage à l’oeuvre d’une femme ayant grandement oeuvré à l’histoire afro-américaine. Cynthia Erivo, avec grâce, perpétue sa mémoire.

Cassandre mise sur : Hildur Guðnadóttir (Joker)

Dans cette catégorie, mes musiques de films préférées sont celles de Little Women, de 1917 et du Joker. Pour Little Women, Alexandre Desplats a réussi à merveilleusement bien coller au scénario et à retranscrire la mélancolie du passage à l’âge adulte. On bascule d’une frénésie ardente à l’atmosphère serein d’un cocon familiale, d’une manière simple et lyrique. Dans 1917, la musique joue un rôle important en contribuant notamment à la fluidité du film. Thomas Newman, qui avait déjà travaillé avec le réalisateur pour les musiques des James Bond, aide ainsi à l’immersion. Ces deux compositeurs sont talentueux, mais ma favorite pour cette catégorie est Hildur Guðnadóttir, compositrice des musiques du Joker, et, ce, pour deux raisons : D’une part, elle la seule femme nommée dans cette catégorie, et elle est nommée face à des mastodontes de l’industrie cinématographique. Et d’autre part, elle a fait un travail remarquable, la musique joue un rôle essentiel dans la transformation du Joker et son basculement vers la folie. Elle apporte de la tension, à la fois tout en retenu et en explosion. Guðnadóttir a déjà obtenu le Golden Globe et j’espère qu’elle décrochera l’Oscar.

Pour finir : petit clin d’oeil à Pour Sama dans la catégorie « Meilleur Documentaire », à J’ai perdu mon corps et Klaus pour celle du « Meilleur Film d’animation », à Margot Robbie pour son second rôle dans Scandale, à Brad Pitt pour le « Meilleur second rôle masculin » dans Once Upon A Time In Hollywood, et puis, quand même, un petit big up aux Misérables pour le Meilleur film étranger.

La rédaction cinéma

Crédits photo : © MARK RALSTON  AFP

La rédaction

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