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Oviedo, cité entre mer et montagne

Située au cœur des Asturies, au nord-ouest de l’Espagne, la ville échappe à tous les clichés habituels lorsqu’on évoque la péninsule ibérique. Humide et brumeuse, elle est néanmoins resplendissante par la beauté de son patrimoine, qui est encore relativement méconnu. Portrait d’une capitale régionale aux charmes discrets mais captivants.

Le paradis vert espagnol

Que ce soit pour le tourisme ou pour les études (la ville accueille chaque année de nombreux Erasmus), il y en a pour tous les goûts : au creux de la cordillère Cantabrique, les réserves naturelles sauront réjouir les randonneurs.

Parmi les plus connus, citons celui des Pics d’Europe, ou encore le parc de Somiedo y Proaza, où les rencontres avec des ours sont de plus en plus courantes. Selon la fondation Oso Pardo, on en dénombre environ 230.  Au nord, la côte accidentée fait penser à la Bretagne française. L’instrument régional est d’ailleurs la gaïta, cousine de la cornemuse, et symbole de la culture celtique espagnole. A Gijón (vingt-trois kilomètres au nord d’Oviedo) les moins frileux pourront s’essayer au surf. 

Photo d’Oviedo vue plus ou moins aérienne:  la ville, depuis les hauteurs du Naranco.
Au fond, les Pics d’Europe
Photo de rocher avec la mer: la côte accidentee: ici nous sommes à une vingtaine de kilomètres d’Oviedo, lieu de villégiature très prisé en été

Vetusta, ou le double littéraire d’Oviedo

Quiconque se promène à travers les rues de la capitale asturienne ne peut ignorer cette dame élégante qui attend patiemment devant la cathédrale San Salvador. Il s’agit de la Régente, héroïne du roman éponyme de Leopoldo Alas,  Clarín , et œuvre majeure de la fin du XIXe siècle. L’action se déroule à Oviedo, appelée « Vetusta », qui est son nom fictif. Nombreuses sont les « sidrerías » et boutiques qui rendent hommage à l’auteur et à son héroïne en se baptisant ainsi. 

Photo de l’église Santa María del Naranco: Santa María del Naranco, dont les célèbres arcs sont le symbole des Asturias

Une étape clef sur le chemin de Compostelle 

Chaque année,  un grand nombre de marcheurs choisit de se reposer à Oviedo. Située sur le chemin primitif, la ville est également l’écrin de joyaux de l’architecture préromane, dont le plus connu est sans nul doute l’église Santa María del Naranco.

Construite au IXe siècle, et inscrite au patrimoine mondial de l’humanité en 1983, elle se situe sur la pente sud du mont du même nom. Du haut de ses escaliers, le panorama est impressionnant : on aperçoit les sommets enneigés des Pics d’Europe, et avec une bonne vue (ou une bonne imagination, c’est selon), la mer cantabrique. 

Photo de la régente: statue de la régente, sur le parvis de la cathédrale San Salvador

Le théâtre Campoamor, un rayonnement international

Théâtre d’opéra d’Oviedo et fondé en 1892, il est également connu pour être le lieu de la remise des prix Princesa de Asturias, cérémonie qui se déroule chaque année au mois d’octobre. 

Elle récompense et promeut les travaux de personnes et d’associations à envergure internationale, et ce dans huit catégories différentes, tels que le sport, les sciences sociales, la recherche scientifique, la littérature ou encore la coopération internationale. Ainsi, pendant une semaine, Oviedo devient le théâtre d’un va et vient d’officiels. Il se pourrait même que vous rencontriez le roi, Felipe VI, ou sa fille, la princesse Leonor, qui en est la maîtresse de cérémonie. 

Marisol Roullier

rédits photos : Marisol Roullier

La rédaction

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