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Utaweza : un engagement pour les femmes en Tanzanie

Le projet Utaweza, porté par le pôle développement de SONU, vise à lutter contre les violences genrées en Tanzanie. De sa naissance jusqu’à ses réalisations, on vous explique tout.

Utaweza ( « tu peux » en swahili)  est un projet qui ne peut pas laisser indifférent.

Celui-ci a pour ambition de réduire la marginalisation des femmes et de lutter contre les inégalités de genre dans la région du Simanjaro au Nord du pays dans un contexte où les violences sexuelles et sexistes sont de très forte prévalence. A titre d’exemple quatre femmes sur dix témoignent avoir déjà subie des violences physiques tandis qu’une sur cinq avoue avoir été victimes de violences sexuelles selon The United Nations Human Development Report datant de 2015. En allant dans le sens du plan national de lutte contre les violences basés sur le genre, le pôle développement de SONU ( association étudiante qui promeut les valeurs des Nations Unies) souhaite soutenir  les communautés de Msitu wa Tembo et Londoto dans l’identification de la source du problème et dans la mise en place de solutions adéquates.

Quelles sont les origines du projet?

Graziella, responsable du pôle développement à SONU en est sans aucun doute l’instigatrice. C’est un stage de six moi auprès de l’ONG TATU project ( implanté à Moshi)  qui l’a incité à poursuivre son engagement. Le programme auquel elle a participé dans ce cadre ( Woman Empowerment ) portait sur l’amélioration de la situation des femmes dans le sens de les inclure davantage  dans les structures institutionnelles et collectives du village. Son expérience l’a ensuite conduit à poursuivre son partenariat avec TATU project et c’est donc tout naturellement que la collaboration s’est ensuite établie. Le projet a, en effet, très vite été validé par le pôle, les autres étudiants étant également touchés par la  réalité. A ce stade, il ne restait plus qu’à mettre en place Utaweza !

Juillet 2019 : un vol direction Moshi

C’est en juillet 2019 qu’un groupe de cinq étudiants du pôle sont partis en direction de la Tanzanie. L’idée pour eux était, dans un premier temps,  de comprendre les problématiques liées aux violences exercées sur les femmes. Dans ce cadre, du 9 au 11 juillet, des workshops ont été organisés à Moshi pour inviter à la discussion et réunir les différents acteurs à savoir les membres des communautés villageoises Msitu wa tembo et Londoto. Les intervenants étaient à la fois des acteurs de la société civile, des travailleurs médicaux, des professeurs d’école, des chefs politiques, religieux et traditionnels ainsi que des chercheurs et des travailleurs d’ONG.

« notre but était d’apporter un bonus »

Les étudiants ont observés les discussions engagées  tout en se faisant le plus discret possible car l’objectif  était de participer au débat sans pour autant en être au premier plan. Il s’agissait en fait, comme le dit la responsable du pôle « d’apporter un bonus aux acteurs locaux » et leur laisser la place de premier participant. A titre anecdotique, les séances se faisaient en swahili, la langue locale. 

Les membres du pôle sont alors  concentrés sur l’accompagnement des membres de la communauté afin qu’ils envisagent des solutions aux problèmes en question. Néanmoins l’apport de l’association SONU ne fut pas des moindres puisqu’il a conduit à la prise d’engagements à l’image des clubs d’autonomisation pour les jeunes filles.  

Par ailleurs, la coopération avec la communauté s’est faite de manière libérée. En effet la relation de confiance instaurée  a permis d’évoquer tous les sujets à l’image du sexe anale.

Le projet maintenant

Utaweza n’en ai qu’à ses débuts. Aujourd’hui, il se structure autour de deux branches c’est à dire terrain et sensibilisation. La première vise à suivre l’action menée sur la place, et la deuxième , quant à  elle, a organisé des projections débats. L’idée est de diffuser des interviews et du contenu filmé sur place afin d’enclencher une réflexion sur le sujet. Des documentaires et des colloques vont également être mis en place. Pourquoi pas également retourner sur place auprès de TATU project d’autant plus que les retours de terrain ont particulièrement été positives de la part de l’ONG. 

Un désir de visibilité d’Utaweza

Le projet est déjà présent sur le web à travers des pages Facebook et Instagram mais le pôle développement  de SONU souhaite activer davantage ses réseaux sociaux. D’ailleurs, des interviews de femmes devraient être partagé  régulièrement afin de mettre en parallèle plusieurs histoires et ressenties. Cette démarche s’inscrit dans une volonté d’intégrer davantage d’étudiants dans l’aventure, aventure auquel  vous participerez peut être prochainement. 

Juliette Mély

La rédaction

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