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Pendant neufs jours, des amoureux du ballon rond vont s’affronter, en Crète, au son des rebonds et gestes techniques qui rythmeront la Coupe du monde de mini football.

Pendant neuf jours, des amoureux du ballon rond vont s’affronter, en Crète, au son des rebonds et gestes techniques qui rythmeront la Coupe du monde de mini football.

Dégageant souvent une image négative, le mini football ou street football est relégué au sport de rue. De là, en écho au célèbre dessin animé, se dresse l’image d’un ballon empruntant les ruelles et frappant le mobilier urbain. Mais l’histoire est toute autre. Seule la technique reste. Aujourd’hui, les structures se développent, les city stades imprègnent les villes, et avec eux des joueurs dont les objectifs s’inscrivent en bleu-blanc-rouge.

Ballon au pieds, Christopher Saidani, plus connu sous le nom de Mastaa, enchaîne les entraînements comme d’autres les séries. Jamais lassé. Très jeune, il côtoie les terrains. A huit ans, il enfile son premier maillot, celui de Limeil-Brévannes. Et enchaînera avec Créteil, Brétigny et Fleury, la D2 allemande et quelques tests à l’étranger.

“A douze ans, j’étais en sport études, je savais ce que je voulais : jouer au football. Le sport études m’a permit de me forger un mental qui ne finit jamais de se construire.”

Christopher Saidani

Sur son chemin, Mastaa croise les blessures. Le mental, il l’avait, mais les portes se sont fermées. Déterminé à retrouver les terrains, il fait la rencontre de MP et pose ses crampons à Saint-Gratien où il rejoint la Team Toho. “J’ai découverts le street football et les tournois. J’ai saisi l’opportunité. Cela fait trois ans que je joue au sein de l’équipe”.

Mastaa rejoint l’aventure. Et quelle aventure ! Dans un sport où “le jeu ne s’arrête jamais”, la Team Toho remporte trois Tango Ligue et participe à des tournois comme la Coupe du monde en Afrique du Sud en 2018 ou la Neymar Cup, une belle occasion de rencontrer le joueur brésilien. Mastaa garde la tête sur les épaules : “J’aime jouer, tout simplement. Je joue par plaisir. Je profite à ma manière de tout ce que je reçois.”

Mastaa jongle entre entraînements, tournois et promotion de sa discipline, mais ce n’est pour autant qu’il parvient à vivre de sa passion :

“En France, il est impossible de vivre du football à cinq. Parfois, il faut même payer les tournois pour y participer. J’aurais aimé vivre de ma passion. J’ai commencé par le football à onze, mais certains clubs m’ont barré la route à cause de mon physique. Le football à cinq m’a ouvert ses portes.”

Christopher Saidani

Avec la Team Toho, Mastaa profite des joies du terrain : solidarité, combativité, technique et tactique. Au delà de la fraternité qui se dégage de l’équipe, peu de moyens sont mis en place par les instances pour développer la discipline : “Les outils matériels sont mis à notre disposition. Mais il n’y a pas de championnat de mini football. C’est donc difficile de s’entraîner ensemble, parfois on ne se voit que pour les tournois”. Pourquoi ? “Il n’y a pas de fonds qui nous sont versés. La communication est faible autour des tournois. Je vous invite à nous suivre pendant la Coupe du monde : il y a de bons joueurs, le niveau est homogène, c’est très physique. C’est un nouveau concept et il faut supporter la France.”

La discipline est en progression, mais des détails importants empêchent son développement. C’est pourquoi certaines marques voguent sur la vague. Mastaa reconnaît que son partenariat avec Adidas est “une belle réussite. C’est un premier pas. Plus les médias et les partenaires s’intéressent à notre sport, plus il sera mis en valeur.”

Et la coupe du monde sera diffusée dès le 12 octobre sur L’Equipe 21 où l’Équipe de France a rendez-vous pour soulever la Coupe. Et que Mastaa signera ses buts en “Faisant le T.”

Crédit photo : Christopher Saidani

Stéphanie Millet

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