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Comment initier son entourage à une consommation responsable ?

Si la crise environnementale fait consensus aujourd’hui, le passage à l’acte, c’est-à-dire l’adoption d’une consommation responsable, est plus ou moins facile selon les personnes. Comment guider son entourage vers une consommation responsable ?

Face à la crise environnementale, beaucoup d’individus tentent, par contrainte ou conscience écologique, d’adopter une consommation écoresponsable et un comportement écocitoyen. La sensibilité environnementale est plurifactorielle (revenu, éducation, âge, zone d’habitat, entourage, normes sociales, tradition, culture, personnalité de l’individu, etc) donc le passage à une consommation responsable est singulier.

Il n’y a pas de schéma type pour un « passage à une consommation responsable ». Comment y parvenir ? On se moque de vous parce que vous êtes flexitarien ou végétarien ? Vous en avez marre d’entendre que le tri des déchets à l’échelle individuelle ne sert à rien ? Pas de panique : On’ te donne 7 astuces pour initier ton entourage à la consommation responsable.

1. Être patient

Toute personne sensibilisée à l’environnement aimerait que son entourage le soit aussi. Elle a alors tendance à lui faire comprendr par n’importe quel moyen, pour lui faire adopter une consommation responsable le plus vite possible. Mauvaise stratégie : On’ te conseille d’être patient. Pourquoi ? D’un point de vue cognitif, il a été prouvé que le cerveau n’aime pas le changement. Pour changer une habitude, il doit créer un nouveau sillon neuronal qui nécessite environ 90 répétitions. C’est un processus long qui nécessite de la patience.

2. Encourager plutôt que critiquer

Être un consommateur engagé, c’est aussi se rendre compte que beaucoup ne le sont pas. Dès lors, la critique est facile même si ça peut partir d’une bonne intention. Plutôt que critiquer son entourage en lui faisant comprendre qu’il est à des années lumières d’être écolo, il est préférable de l’encourager avec la stratégie des petits pas.

Au lieu de le culpabiliser en disant « Quoi ?! Tu manges la mère de Bambi ? », il vaut mieux lui dire « C’est bien, tu as réduit ta consommation de viande ! » pour souligner les progrès.

3. Procéder par étape

Il faut procéder par étape avec la stratégie des petits pas. Proposer des alternatives faciles dans plusieurs domaines : alimentation (réduire sa consommation de viande, acheter des produits frais et de saison, avoir une gourde), énergie (fermer les robinets, débrancher les appareils inutilisés, douches courtes), hygiène (cotons lavables, savon/shampooing solides), consommation (réutiliser, acheter d’occasion, limiter les emballages), transports (privilégier les transports publics, vélo).

Pour t’aider, tu peux t’appuyer sur des conseils et informations pratiques du Manuel d’écologie quotidienne : simple, pratique et à l’usage de tous, de Julie Bernier (du blog « Sortez tout vert »).

4. Adapter son discours

On a tous une sensibilité et un rapport à l’environnement qui nous est propre. C’est en ce sens qu’il faut adapter son discours pour mettre en avant la raison la plus susceptible d’initier une personne à la consommation écoresponsable : économique (économie d’argent), sanitaire (allergie, perturbateurs endocriniens), éthique (bien-être animal), sociale (conditions de travail, destruction d’emplois), environnementale (empreinte environnementale d’une production industrielle : pollution, déforestation, appauvrissement des sols fertiles, etc).

5. Conscientiser la consommation

Changer de mode de consommation nécessite d’être informé et sensible aux dégâts environnementaux d’une consommation conventionnelle et industrielle. Cela passe par l’éducation à la consommation pour devenir un véritable consom’acteur : on est maître de nos choix de consommation en privilégiant (buycott) ou écartant (boycott) certains produits. Ces choix se font fonction du coût environnemental (ce qui a été nécessaire pour le produit) et son empreinte carbone (ce qu’il va polluer).

On peut s’appuyer sur des sources officielles : l’OMS (définit notamment les normes sanitaires au niveau mondial), le rapport du GIEC (évaluer les risques et conséquences liés au réchauffement climatique dont le dernier rapport a été publié en 2019) ainsi que le rapport IPBES (évaluation mondiale en termes de biodiversité et services écosystémiques mis à jour en 2019).

6. Montrer l’exemple

C’est bien d’initier son entourage à la consommation vertueuse mais on vous dira sûrement : « et toi ? ». En effet, avant de devenir un éducateur à la consommation responsable, assure-toi d’abord d’être responsable.

Autrement dit, tu dois montrer l’exemple sinon tu ne seras pas crédible et ton entourage sera encore moins enclin à devenir éco-responsable. Ce précieux conseil est approuvé par On’ mais également par Gandhi : « Montrer l’exemple, ce n’est pas la meilleure façon de convaincre, c’est la seule ».   

7. Donner envie

La curiosité et le plaisir sont des moteurs principaux de l’action humaine. Sortir est une manière d’initier son entourage à la consommation alternative car l’écologie s’incarne dans des débats (ciné-débat, conférences) et des lieux (parcs, Musée national d’histoire naturelle, la Fondation Good Planet, La Base, La Recyclerie, La Maison des Canaux, etc).

On peut aussi découvrir l’écologie de l’intérieur en s’engageant auprès d’une association pour devenir un réel acteur de la transition écologique. Cela peut être un engagement « post-it » c’est-à-dire très ponctuel (tract, tenue d’un stand sur un événement) ou de manière plus régulière (participation aux mission de l’association, membre du bureau, fondateur). Beaucoup d’associations s’emparent de l’écologie : alimentation alternative (AMAP, Bioconsom’acteurs, Fair(e) un monde équitable), zéro déchet (Zero Waste France), militantisme (Alternatiba, EELV), événementiel (La Base), entrepreneuriat (makesense).

Enfin, donner envie d’adopter une consommation responsable c’est aussi changer la façon de voir le monde et d’agir sur celui-ci. Cela passe par des livres, des magazines, des films, des podcasts, des blogs, des vidéos, des chaînes YouTube, des rencontres, des loisirs (activités en extérieur, voyages, jardinage). Tout ceci amplifie la curiosité, le plaisir et la quête de sens.

Crédit Photo : Aymée Nakasato

Aymee Nakasato

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