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HELLFEST 2019 : Retour sur quatre jours passés dans l’Enfer du Métal

La 14ème édition du Hellfest, ce festival qui fait autant frissonner les néophytes que rêver les fans de musiques extrêmes, s’est déroulé du 21 au 23 juin. Avec une nouveauté exclusive cette année : une journée de festival en plus, appelé Knotfest, précédant les habituelles festivités. Retour sur ce week-end prolongé en enfer !

Une organisation bien rodée

14ème édition, 14ème année où le Hellfest se déroule au mois de juin, dans la paisible petite ville de Clisson, 7.000 habitants. Quelques 180.000 festivaliers (+37.000 pour le Knotfest) qui ont foulé ces terres pour célébrer la musique extrême.

Ce n’est un secret pour personne, le Hellfest, l’un des plus grands festivals de metal d’Europe, trois fois classé comme meilleur festival français, sait accueillir ses invités. Dans les 14 hectares de festival, on retrouve les 2 mainstages où s’enchaînent les groupes de renommée mondiale, ainsi que 4 autres scènes dédiées à chaque style de rock metal : punk, black, death, stoner, etc… Tout le monde y trouve son compte ! A cela s’ajoutent 21 hectares de camping, et 22 hectares de parking. Autant dire que le festival ne passe pas inaperçu !

Une association de 13 personnes à l’année, et pas moins de 3.000 bénévoles lors du festival, c’est ce qu’il faut au Hellfest pour être l’événement musical le plus rentable de France, avec un chiffres d’affaires de 37 millions d’euros.

Le Knotfest : une première en Europe

Exceptionnellement cette année, le Hellfest était l’hôte d’un 4ème jour de festival indépendant : le Knotfest, organisé par les légendes du Nu Metal, Slipknot. Une journée apéritif pour introduire le Hellfest, avec une programmation éclectique. Dans les grandes lignes : les suédois de Amaranthe, le metal alternatif de Papa Roach, les leaders du black et death metal Behemoth, Rob Zombie, le power metal de Powerwolf, Amon Amarth, et bien d’autres encore…

Malgré une ambiance qui tarde légèrement à s’installer, la furie des guitares saturées et le martèlement de la double pédale auront raison de nous. Vient alors la tête d’affiche de cette journée, Slipknot, pour mettre tout le monde d’accord. La plupart des 37.000 festivaliers du Knotfest sont venus pour ce groupe. Les deux premiers coups de caisse claire annonce la couleur, créant un véritable raz de marée humain, et dévoilant une scène impressionnante par son décor ainsi que par la carrure et la violence de Slipknot. Un show superbe, qui nous laissera bouche bée.

Difficile d’enchaîner après une telle prestation. Mais les guerriers Sabaton le font très bien pour conclure ce Knotfest.

3 jours de Hellfest : 3 jours à tout allure…

Le Hellfest, c’est plus de 250 groupes répartis sur 3 jours, sur 6 scènes différentes, de 10h30 à 2h du matin. Il est donc impossible de tout voir et il faut faire des choix parfois difficiles. L’avantage est que l’on a toujours quelque chose à se mettre sous la dent !

Le vendredi commence sur une bien triste nouvelle : la tête d’affiche de ce jour, Manowar, a quitté précipitamment le site du Hellfest, après un différent avec l’organisation. Bien que nous ayons cherché plus d’information sur cette altercation, Ben Barbaud lui-même, fondateur et organisateur du Hellfest, n’a pas voulu donner plus de détails. Il a seulement précisé que de longues procédures judiciaires vont être lancées suite à cette annulation de dernière minute. Le reste du programme reste inchangé, une journée avec une mainstage 100% française : Lofofora, No One Is Innocent, Dagoba, un concert exceptionnel de Mass Hysteria, ainsi qu’une prestation historique de Gojira en tout dernier concert de la journée. Le metal français a fait ses preuves, en démontrant qu’il n’a rien à envier au reste du monde.

Pour la journée suivante, une programmation plus classique, plus accessible : ZZ Top, Def Leppard, Les Wampas. Quel plaisir de voir les dizaines de milliers de festivaliers reprendre en chœur les chansons mondialement connues de ces groupe de légende. Une fois la nuit tombée, Kiss entre en scène, pour son dernier passage en France. Un show à l’américaine, tout dans la démesure et l’excès : que l’on apprécie ou non ce groupe, on reste scotché sur place devant de telles icônes !

… qui se terminent en beauté !

Dernier jour de festival, conclusion d’un véritable marathon. les jambes commencent à tirer un peu mais rien ne nous fera manquer le programme du jour : Tesla, Trivium, Testament, Anthrax, Lynyrd Skynyrd… Des shows toujours spectaculaires, qui s’écoutent autant qu’ils se vivent dans la fosse. Le groove metal efficace de Lamb of God, suivi des leader du death metal : Cannibal Corpse, sur une scène bien trop petite pour leur carrure. Vient déjà la fin de cette journée, avec la dernière date française de Slayer, groupe mythique de la scène Trash, qui se conclut par un immense feu d’artifice pour un adieu en beauté.

Mais ce n’est pas fini. Il reste un dernier concert. De retour sur scène après 14 ans d’absence, c’est Tool, ce groupe de metal progressif. Aussi étrange qu’impressionnant de technicité, il nous propose un show lumineux, dantesque, psychédélique, qui saura nous transporter dans son univers pour conclure en beauté cette édition du Hellfest.

Et pour l’avenir ?

Pour conclure, Ben Barbaud nous aura donné quelques pistes quant à l’avenir du Hellfest. Il nous a assuré que le 4ème jour de festival était exceptionnel et ne sera pas réitéré sur les prochaines années. Il a néanmoins émis l’idée de mettre en place un deuxième weekend de Hellfest dans l’année, en affirmant que c’était tout à fait possible et envisageable. Enfin, bonne nouvelle pour les parisiens fans de metal, un bar Hellfest va ouvrir ses portes à Châtelet en fin d’année ! Il va sans dire que ce bar deviendra un lieu de rendez-vous pour les puristes et les passionnés de ce genre.

Encore une édition 2019 réussie, qui nous fait penser que le Hellfest à encore de belles années de réussite devant lui !

Article rédigé par Thomas Dumont

La rédaction

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