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« Ce qui différencie Erasmus Network Student des autres, c’est la dimension sociale qu’elle met en avant »

Avec « Les Associations du Mois », On’ vous propose un passage en revue des groupes qui rythment la vie de vos universités.

Erasmus Student Network (ESN), fondée aux Pays-Bas dans les années 1980, est arrivée en France en 2008. Depuis, l’association s’est largement déployée sur le territoire et possède de nombreuses antennes locales dont une à Paris. Julien Guillot, vice-président d’ESN France, nous raconte tout.

Erasmus Student Network, c’est une association européenne présente dans 39 pays, qui possède 540 sections locales, dont ESN Paris, comment s’organise-t-elle ?

Julien Guillot : En trois niveaux : ESN international, qui représente 900.000€ de budget, des bureaux basés à Bruxelles, des salariés, un bureau international élu une fois par an, etc. Il nous permet d’être représentés dans les instances politiques. Même si, et j’insiste, il n’est pas politique lui-même, seulement politisé. Ensuite le niveau local sert à accueillir les étudiants internationaux et à favoriser les échanges. Enfin le niveau national crée des stratégies pour aider les branches locales, il sert de passerelle entre les deux premiers.

Vous avez mis en place le buddy system, un système de parrainage d’étudiant à étudiant, quel est l’objectif et comment fonctionne-t-il exactement ?

L’objectif c’est qu’un étudiant français parraine un étudiant international qui vit dans sa ville. Les participants peuvent s’inscrire sur le site buddysystem.eu. Ils y indiquent leur nom, prénom, nationalité, âge, université, leurs hobbys, leurs attentes vis-à-vis de la plateforme et pourquoi ils s’y sont inscrits. Pour les étudiants français, on prend aussi les langues étrangères parlées comme critère. Ensuite c’est un algorithme qui travaille et propose à un « petit coordinateur » qui supervise le site, des étudiants français qui pourraient s’accorder avec un profil d’étudiant étranger, celui-ci peut alors les matcher. Cette initiative prouve que notre association n’est pas entièrement tournée vers la fête et les sorties. Ce qui différencie ESN des autres associations en lien avec Erasmus c’est la dimension sociale qu’elle met en avant.

Comment se caractérise cette dimension ?

C’est ce que je résumerais par « inclusion et mobilité pour tous ». Notre rôle est aussi de rassurer et même d’inciter les jeunes à partir. On organise des soirées accessibles aux personnes en situation de handicap et on a lancé le principe de la « Responsible Party », où on invite les jeunes à boire avec modération par exemple.

Votre association semble en pleine forme, en organisant même les International Erasmus Games chaque année. Est-ce le taux de participation à ce genre d’événements qui vous permet d’affirmer qu’ESN marche ?

C’est cela ; en fait on a une vague idée de combien de personnes on va rassembler pour chaque événement. On fait donc un parallèle entre notre estimation et le nombre réel de participants. On sait ainsi si on a dépassé, égalé ou loupé nos objectifs. On parle des jeux ici, mais c’est le même principe pour tous nos programmes. Dans le cas des Erasmus Games, on attend chaque année entre 150 et 200 participants. Pour cette édition, ils étaient environ 350. Sachant que l’événement avait lieu en France pour la première fois, on est particulièrement fiers de ce chiffre.

Laura Blairet

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