On’

La semaine en bref du 23/06 au 30/06

Fortes chaleurs, chasse aux moustiques et siestes à l’ombre… Avec la canicule votre suivi de l’actu a donc totalement fondu ?! On’ vous pardonne et revient juste pour vous sur l’actualité de la semaine, bon recap !

Attentats à Tunis

Ce jeudi 27 juin, la capitale tunisienne a été frappée par un double attentat-suicide. En fin de matinée, deux kamikazes se sont faits exploser en plein centre ville. La première explosion a eu lieu à proximité d’une voiture de police. Puis, la seconde explosion a retenti près d’une caserne de la garde nationale. Le bilan fait état d’un policier tué et de huit blessés. L’attaque a rapidement été revendiquée par le groupe djihadiste Etat Islamique.

Crédit Photo : Le Monde

Pour rappel, la Tunisie avait connu une année cauchemardesque en 2015 avec une série d’attentats, notamment au célèbre Musée du Bardo et à la station balnéaire de Port El-Kantaoui. A la suite de ces attaques, le tourisme, secteur clef du pays, a traversé une lourde crise. Depuis cette année là, la destination vacancière semblait avoir retrouvé en partie son flot de touristes. Or ces nouvelles attaques représentent de nouveau une menace pour le tourisme tunisien, à l’aube de la saison estivale. De plus, ces deux attentats suicides affirment la persévérance de groupes terroristes présents sur le territoire tunisien. Parallèlement le jour-même de ces attaques, nous avons appris que le Président tunisien Béji Caïd Essebsia était hospitalisé après un « grave malaise ». Depuis, la présidence de la République a affirmé que son « état de santé est stable » face aux nombreuses rumeurs de décès.

Ce qu’en dit Jeune Afrique

Ce qu’en dit France 24

Les tensions entre l’Iran et les Etats-Unis

On vous en parlait déjà la semaine dernière, les tensions entre les États-Unis et l’Iran sont de plus en plus vives. Et la semaine écoulée n’a pas fait exception aux semaines précédentes. Lundi 24 juin, Donald Trump a énoncé de nouvelles sanctions vis-à-vis de l’Iran. L’objectif ? Empêcher un accès à des ressources financières nécessaires au Guide suprême Ali Khamenei ainsi qu’à son entourage. Le lendemain, mardi 25 juin, l’Iran a par conséquent accusé les Américains d’avoir « coupé » les derniers liens diplomatiques qui survivaient entre les deux pays. La semaine précédente, un drone américain accusé d’espionnage avait été abattu par les Iraniens. Puis Donald Trump avouait, vendredi 21 juin, avoir annulé « dix minutes avant » une frappe. Or, des cyberattaques auraient cependant été maintenues. Les incidents entre les deux pays ne font donc que de s’accumuler ces derniers temps.

Et quelles sont les réactions à l’international ? Lundi, le conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni à huis clos. A l’issue de cette réunion, les membres ont appelé au dialogue et à la fin des tensions. Geng Shuang, un porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois, a quant à lui fait appel à la « retenue » et au «sang froid ». Concernant la France, Emmanuel Macron tente lui de jouer la carte de la médiation. Le président français s’est entretenu, ce mercredi 26 juin, avec son homologue iranien Hassan Rahoni. A l’issue de la conversation, le chef d’Etat français s’est engagé à aborder la situation avec Donald Trump et les autres grandes puissances lors du G20 qui s’est tenu les 28 et 29 juin.

Ce qu’en dit Le Monde

Ce qu’en dit Courrier International

G20 au Japon : un bilan très mitigé

Direction à présent le Japon, à Osaka, où s’est tenu le G20. A cette occasion, la lutte contre le réchauffement climatique a été au cœur des sujets de discussions. A l’issue de longues et éprouvantes négociations, c’est finalement ce samedi matin qu’a été conclu un accord. Les difficultés rencontrées sont étroitement liées à la posture des États-Unis. En juin 2017, le président Donald Trump avait fait le choix de se retirer de l’Accord de Paris conclu en 2015 lors de la COP21. Finalement, ce sont donc 19 des 20 membres qui se sont engagés sur la « mise en œuvre complète » de l’Accord de Paris sur le climat. Une avancée en demi-teinte sur le plan écologique. Par ailleurs, cette semaine, le Haut Conseil pour le Climat a critiqué la politique écologique de la France. Les 13 experts ont reconnu les « objectifs ambitieux » de la France mais ont dénoncé ses « actions insuffisantes ». Le président français, Emmanuel Macron, a justement déclaré à l’issue du sommet :

«  On a évité de reculer […] mais nous devons aller beaucoup plus loin […] et nous mettrons toute notre énergie pour aller plus loin »

Cependant, d’autres choses sont à retenir dans le bilan de ce G20. Sur le plan commercial, les chefs d’Etat et de gouvernement ont reconnu dans leur accord une « intensification des tensions commerciales et géopolitiques » ainsi que l’urgence de réformer l’Organisation mondiale du Commerce (OMC). Mais l’avancée la plus importante de ce sommet, c’est l’apaisement des relations entre la Chine et les États-Unis. Une trêve a effectivement été conclue dans la guerre commerciale entre les deux pays. Les Américains renoncent finalement aux droits de douanes supplémentaires sur les importations en provenance de la Chine. Enfin, des négociations sont à venir pour trouver un accord commun.

Ce qu’en dit Le Monde

Ce qu’en dit Les Echos

La marche des fiertés

De nombreux drapeaux arc-en-ciel ont flotté dans les rues parisiennes ce samedi à l’occasion de la 41e édition de la marche des fiertés. Malgré la canicule, ils étaient des dizaines de milliers rassemblés dans Paris pour défendre les droits de la communauté LGBTQ+. Un des principaux enjeux à cette occasion est l’ouverture de la PMA pour toutes. Le gouvernement a fait une promesse, celle d’élargir la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes, c’est à dire aux couples lesbiens ainsi qu’aux femmes célibataires. Malgré cette avancée importante, le projet de loi bioéthique, qui sera discuté le 26 juillet prochain, est contesté. Au cours du défilé le mot d’ordre scandé était « Filiation PMA : marre des lois à minima ». Ce qui est reproché à cette future loi c’est notamment l’exclusion des inter-sexes et des trans, ainsi que les modalités de filiation à l’enfant.

L’édition 2019 était aussi marqué par le cinquantième anniversaire des émeutes de Stonewall à New York. Dans la nuit du 28 au 29 juin 1969, une descente de la police a lieu au Stonewall Inn, un bar gay new-yorkais. Une énième intervention policière qui déclenche cette fois-ci la révolte des clients du bar. Pour la plupart, ils sont gays, lesbiennes, bis ou trans et surtout trop souvent victimes de violences ou de discrimination. Dans les jours qui ont suivi cette intervention, les tensions entre la police new-yorkaise et cette communauté n’a fait que croître. A cette occasion, Libération a consacré un reportage pour revenir sur cet événement qui a donné naissance au mouvement LGBTQ+.

Ce qu’en dit Le Point

Ce qu’en dit Libération

Les élections en Turquie

Dimanche 23 juin. Elections municipales à Istanbul. Le candidat social-démocrate et laïc du Parti Républicain du Peuple (CHP), Ekrem Imamoglu, remporte le scrutin face à Binali Yildirim, qui appartient au parti islamo-conservateur du Président Erdogan (AKP). L’ancien premier ministre, Binali Yildirim, n’est parvenu à rassembler que 45% des votes face aux 54% décrochés par Ekrem Imamoglu. Il faut savoir que des municipales avaient déjà eu lieu en mars dernier. Or, face à la victoire de l’opposition dans la capitale, le parti présidentiel (AKP) avait exigé l’annulation de ce scrutin, en prétextant des irrégularités, auprès du Haut Comité Électoral. Cependant, ces dernières élections aboutissent au même résultat : au final, le parti présidentiel échoue à nouveau. Mais cette fois-ci, avec pourtant le même taux de participation que trois mois auparavant, l’écart entre les deux candidats s’est grandement creusé. Le candidat social-démocrate est passé de 13 000 à 806 000 voix d’avance.

Ces élections démontrent ainsi le rejet de la politique menée par le président Erdogan. Les positions autoritaires et la dégradation du niveau de vie reprochées au dirigeant turc ont donc été affirmées par les électeurs d’Istanbul. De plus, les divisions au sein même du parti présidentiel ont profité au discours d’Ekrem Imamoglu. Ainsi ce scrutin s’inscrit comme un tournant électoral alors que le parti AKP est à la tête de la Turquie depuis 17 ans.

Ce qu’en dit Le Figaro

Ce qu’en dit France Info

La fin de l’aventure des Bleues

Vendredi soir, l’équipe de France a affronté les Américaines au Parc des Princes. Une rencontre très attendue et qui a été suivie par 11,8 millions de téléspectateurs. Dès la 5e minute, Megan Rapinoe, attaquante de l’équipe adverse, ouvre le score. A la mi-temps, les Bleues rentrent au vestiaire en étant menées 1-0. A leur retour sur le terrain, malgré de multiples tentatives, ce sont leurs adversaires qui marquent à nouveau à la 65e minute. Megan Rapinoe inscrit le doublé de la rencontre. La France est désormais menée 2-0. Il faudra attendre la 81e minute pour que Wendy Renard ouvre le score coté français. Mais cela ne suffira pas, la technique a manqué et les Françaises sont éliminées aux portes de la demi-finale. Quant aux Américaines, grandes favorites de ce mondial, elles se rapprochent un peu plus d’une quatrième étoile. Brut revient justement sur le parcours exemplaire des Américaines dans la compétition.

Même si la compétition se conclut par une défaite pour les Françaises, la victoire semble être à l’extérieur du stade. En effet, le mondial organisé en France a connu un engouement inédit. Corinne Diacre, la sélectionneuse de l’équipe de France, l’a d’ailleurs évoqué :

« Oui, c’est un échec sportif, il ne faut pas se cacher. On est loin de notre objectif. Maintenant, j’espère que l’on a gagné autre chose. Le cœur des gens. J’espère surtout que ça va aider notre discipline à franchir un cap. »

Les matchs des Bleues ont battu des records d’audience et remplis des stades à guichets fermés. Et peut-être aussi inspiré des vocations, comme celle de Capucine, que On’ a rencontré !

Mais à présent, les regards se tournent vers le gouffre financier qui sépare les joueuses de leurs homologue masculins. Le salaire moyen d’une joueuse s’élève en effet à 2.500 euros alors que celui d’un joueur de Ligue 1 s’élève lui à 75 000 euros. Un écart de salaire certes important, mais c’est surtout le manque d’investissements et de moyens qui est dénoncé. La joueuse norvégienne Ada Hergerberg, première femme récompensée du ballon d’or, a justement fait le choix de boycotter la compétition en raison de ces inégalités.

Ce qu’en dit Courrier International

L’interview de Corinne Diacre par L’Équipe

A la semaine prochaine !

Océane Caillat

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