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La semaine en bref du 16/06 au 23/06

L’été, la fête de la musique, les cocktails en terrasse… que de bonnes excuses pour ne pas suivre l’actu ! On’ vous pardonne et revient juste pour vous sur l’actualité de la semaine, bon recap !

L’Affaire Platini

Alors que la Coupe du Monde bat son plein en France, c’est l’organisation de celle de 2022 qui a été sous les feux de l’actualité cette semaine. En effet, ce mardi 18 juin, Michel Platini a été placé en garde à vue. Selon le parquet national financer, l’ex-patron de l’UEFA serait impliqué dans une affaire de « corruption active et passive ». Les soupçons se concentrent autour de l’attribution du mondial de 2022 au Qatar. En 2016, le parquet national financier a ouvert une enquête pour «  trafic d’influence et recel de trafic d’influence », « corruption privée » ainsi qu’ « association de malfaiteurs » concernant l’attribution du mondial 2018 à la Russie et celui de 2022 au Qatar. Les faits reprochés remontent au 23 novembre 2010, date à laquelle s’était tenue une « réunion secrète » entre le président de la République Nicolas Sarkozy, le prince du Qatar et Michel Platini en tant que président de l’UEFA et vice-président de la FIFA.

Dès octobre 2015, Sepp Blatter (ancien président de la FIFA) avait pointé du doigt la France et dénoncé un «  arrangement diplomatique » pour l’organisation de ces mondiaux. Les proches de l’accusé ont cependant affirmé que ce dernier était « absolument confiant sur la suite » et se considérait « étranger à des faits qui le dépassent ». Michel Platini est sorti de garde à vue dans la nuit de mardi à mercredi. Son avocat, William Bourdon, a alors affirmé face aux journalistes « Nous sommes tous les deux sereins et confiants dans l’avenir ». Parallèlement, Sophie Dion, ancienne conseillère de Nicolas Sarkozy, a également été placée en garde à vue. Tandis que Claude Guéant, ex-secrétaire général de Nicolas Sarkozy, a lui été entendu en audition libre.

Ce qu’en dit L’Express

Ce qu’en dit L’Obs

Donald Trump : lancement de campagne et tensions avec l’Iran

Direction l’Amérique à présent, où le Président Donald Trump a connu une semaine mouvementée entre le lancement de sa campagne et les tensions avec Téhéran. C’est en Floride, plus précisément à Orlando, que Donald Trump a annoncé officiellement, ce mardi 18 juin, son ambition de briguer un second mandat, en vue des prochaines présidentielles de 2020.

« Nous y sommes arrivés une fois , nous y arriverons encore. Et cette fois nous allons finir le travail. »

C’est devant 20 000 sympathisants et entouré de ses proches que Donald Trump a débuté sa course aux « quatre ans de plus ». Ces élections représentent un grand enjeu pour lui, d’autant plus que ses trois prédécesseurs (Clinton, Bush et Obama) sont tous restés 8 ans à la tête des Etats Unis. Les thèmes abordés sont similaires à ceux de 2016 et le ton provocateur est toujours intact, que ce soit vis-à-vis à des médias ou de ses adversaires politiques. On retrouve cependant une petite nuance au niveau du slogan. Le « Make America Great  Again » (« Rendre à l’Amérique sa grandeur ») de 2016 devient pour 2020 « Keep America Great » (« Conserver la grandeur de l’Amérique).

Cette semaine fut aussi le théâtre de tensions grandement renforcées entre Washington et Téhéran. Ce jeudi 20 juin, l’Iran a annoncé avoir abattu un « drone espion américain » suspecté de survoler le pays. Mais de leur coté les États-Unis affirment que celui-ci se trouvait dans l’espace aérien international. Entre les tweets offensifs de Donald Trump et les accusations d’agression à la République islamique, l’affaire va finalement être portée jusqu’aux Nations Unies par l’Iran. Les tensions entre les deux pays gagnent en puissance depuis mai 2018, lorsque les Etats-Unis ont décidé de se retirer de l’accord nucléaire de 2015. Enfin, le 13 juin dernier, deux pétroliers avaient été attaqués en mer d’Oman. Les Etats-Unis avaient rapidement tourné leurs accusations vers les Iraniens, tandis que ces derniers suspectaient un coup monté par les Américains.

Ce qu’en dit Le Figaro

Ce qu’en dit Courrier International

Vidéo choc L214 : les vaches à hublot

Jeudi 20 juin, une vidéo choc de l’ONG L214 a été publiée. Un vidéo qui dénonce les pratiques d’un laboratoire. Les images ont été tournées entre février et mai 2019 dans le centre de recherches de la Sourches, du groupe agroalimentaire Avril (filiale Sanders), situé dans la Sarthe. On y découvre des vaches à hublot, placées dans des espaces exigus. Les bêtes sont en effet perforées d’un trou d’environ 15cm au niveau du flanc. Une canule plastique qui peut se refermer à l’aide d’un clapet y est placée. Ainsi, les opérateurs se relaient pour déposer ou prélever des échantillons en insérant leurs bras à l’intérieur même des estomacs. Le but ? Étudier l’alimentation et observer la digestion des bovins afin de maximiser leur productivité laitière. A l’issue de ces expériences, le laboratoire effectue ensuite des « réglages » dans ses recettes afin d’optimiser les rendements de la vache.

La vidéo révèle aussi les conditions de vie de veaux isolés, atteints de troubles digestifs. On découvre également des porcs emprisonnés dans des espaces restreints par du métal ; ainsi que des lapins enfermés dans des cages exiguës. Enfin, la vidéo révèle des poulets issus de souches à croissance rapide. Ils sont alimentés en trop grande quantité et ont des poids extrêmes qui limitent leurs déplacements. L’association L214 a porté plainte pour dénoncer ces expérimentations, une fois la vidéo révélée. Quant au groupe au Avril, il a réagi via un communiqué dans lequel il a défendu ce procédé mais a cependant annoncé des méthodes « alternatives d’ici 2025 ».

Ce qu’en dit Libération

Ce qu’en dit L’Express

ONU et Rohingya

A la fin août 2017, des centaines de milliers de Rohingya (minorité musulmane) ont fui la Birmanie pour se réfugier au Bangladesh. Cette population vivait dans un territoire où 90% des habitants sont bouddhistes. Le 25 août, des attaques orchestrées par des rebelles de l’Armée du salut des Rohingya de l’Arakan avaient eu lieu. A la suite de ces attaques, la population minoritaire s’est vue confrontée à une répression meurtrière menée par l’armée birmane. Dans ce contexte, la population des Rohingya s’est par conséquent retrouvée contrainte à un exode massif. Au total, on estime que 740 000 personnes se sont rendues ainsi au Bangladesh depuis août 2017. Lors de ces violentes représailles, le Conseil de Sécurité a été incapable d’arrêter la répression, qualifiée plus tard de génocide.

En février 2019, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a exigé un rapport pour revenir sur la gestion de cette crise. Le rapport a donc reconnu des « défaillances systémiques ». Dans les 36 pages de ce rapport on peut notamment lire les reproches suivants : « une dynamique de divisions plutôt que de cohésion au sein du système onusien », « un manque d’analyses systématiques et unifiées venant du terrain » ou encore « l’absence d’une stratégie claire et unifiée ». D’ailleurs, fin 2017, l’ex-représentante de l’ONU en Birmanie, Renata Lok-Dessalien, avait été accusée d’avoir privilégier la croissance économique plutôt que les droits humains.

Ce qu’en dit Le Monde

Ce qu’en dit L’Obs

A la semaine prochaine !

Océane Caillat

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