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Game of Thrones #4 : Trop c’est trop !

On avait tellement hâte de voir ce qu’il se passerait après la victoire contre les marcheurs blancs qu’on y allait tous de nos pronostics… J’avais parié sur une attaque éclair de Cersei, prenant à court le Nord et… Je me suis trompée. Pas besoin de Cersei pour attaquer qui que ce soit quand Daenerys et ses alliés se jettent dans la gueule du loup… ou plutôt du lion. 

L’épisode 4 a bien répondu à mes questions mais pas à mes attentes…  Afin de vous convaincre, vous aussi, de la médiocrité de cet épisode et du développement général de la série, nous allons revenir sur tout ce qui s’est passé dans cet épisode, en analysant chaque détail. (Promis, on ne parlera pas du gobelet oublié)

Daenerys en futur tyran ?

Je vous fais le topo :

Daenerys est en colère, elle ne veut pas attendre pour vaincre ses ennemis et descendre dans le sud. Son dévoué Jon imposera ses souhaits à sa place lorsque Sansa tentera de faire une objection à ce plan. Bon, les réalisateurs ont réussi quelque chose : la rendre hystérique, triste et en colère en lui faisant perdre les êtres qui lui sont chers (Jorah et maintenant Missandei). Mais ce n’est pas tout, Daenerys est bien moins populaire que Jon, sa seule qualité étant pour le moment de savoir faire cracher du feu à son dragon en prononçant « Dracarys ». Plus le temps avance et plus les gros plans sur son visage envieux et inquiet nous font comprendre qu’elle n’est pas particulièrement contente de cette situation. La voici ainsi prête à dérailler en beauté, voir à devenir un tyran. Pas vraiment surprenant quand on voit son héritage familial.  Héritage duquel elle se rapproche dangereusement, chose que l’on remarque grâce à son costume. Il est important de noter que Daenerys apparaît pour la première fois entièrement vêtue de rouge et noir, les couleurs des Targaryen. 

Tout va très vite.

Ce qui est plus surprenant dans ce quatrième épisode, c’est la rapidité avec laquelle les intrigues s’enchainent. Vous vouliez de l’action ? En voici en voilà. A peine le temps de voir que Dany perd un dragon dans sa hâte à détruire Cersei, que Missandei se fait capturer et qu’on retrouve notre Targaryen en position de faiblesse. Tout va très vite. Elle se rend face à Cersei et ses dizaines d’archers pour des pourparlers qui ne mèneront qu’à la mort de sa plus fidèle amie ; une nouvelle victime de sa quête pour le trône après le sacrifice des Dothrakis et de Ser Jorah. Décidément, le sort s’acharne sur la mère des Dragons.

Mais attention, Missandei n’est pas ainsi tuée uniquement pour nous faire pleurer ou esseuler un peu plus Daenerys, détrompez-vous ! Le dernier mot qu’elle prononce : « Dracarys » achèvera de déclencher la rage de Daenerys, et surement faire avancer l’intrigue vers un possible incendie de King’s Landing. Vous voulez parier ?

Plus de positif…

Parmi les choses qui ont égayé cet épisode il y a l’histoire d’amour entre Jaime et Brienne qui, bien qu’aussitôt ruinée par le départ de ce dernier me laisse un autre espoir : celui qu’il sera le « Queen Slayer » et mettra fin au règne de sa sœur. Je m’explique : ce serait là la seule utilité de la scène ou Bronn menace les deux frères Lannister avec une arbalète. Faire prendre conscience à Jaime que Cersei en a fini avec eux. Autrement, je lui en voudrais beaucoup d’avoir mis Brienne dans cet état, elle qui resplendissait quelques épisodes plus tôt, après avoir été faite chevalier.

De plus, et c’est probablement la chose la plus excitante de cet épisode, le départ de Sandor Clegane et Arya qui s’en vont on ne sait trop ou n’augure qu’une chose : la fin proche de la Montagne… Pourtant, même à cet évènement qui m’a réjoui, je me dois de mettre un bémol. N’est-il pas anormal que l’on n’ait pas le droit à une scène d’adieu entre Arya et sa famille, alors qu’elle dit quitter Winterfell pour toujours ? 

Que de négatif… ?

Enfin, j’ai pu noter plusieurs évènements qui m’ont fait un peu tiquer.

Prenez Cersei, l’implacable Cersei, et imaginez qu’elle épargne Tyrion, alors qu’il est devenu la main de sa rivale, et qu’elle tentait de le tuer il y a cinq saisons déjà. En effet, c’est un peu gros. Vous pensiez que c’était tout ? Et bien non, Tyrion lui aussi, défiant toute logique, pense une fois de plus qu’il peut adoucir Cersei en faisant appel à son instinct maternel. 

On retrouve à nouveau Tyrion, mais cette fois accompagné de Varys, dans une scène ou ils se retrouvent tranquillou dans la salle du trône et y parlent de trahison. Ou encore une autre scène où l’on voit Tormund faire ses adieux à Jon, qui lui « refile » Ghost sans autre au revoir qu’un regard désolé vers l’animal.

Mais il y a pire que tout ça. Les scénaristes l’ont fait en nous privant non seulement de la réaction de Sansa et Arya quand elles apprennent que leur frère est un Targaryen mais aussi de celle de Tyrion et Varys, deux des plus grands stratèges de la série.

Toutes ces incohérences narratives sont le fait d’une fainéantise de la part des scénaristes, qui expédient leur intrigue sans se soucier des détails. Ils vont si vite en besogne qu’on a l’impression qu’ils ont hâte d’en finir. De plus, durant cette dernière saison, on a aussi beaucoup eu droit à de la redite. Alors oui c’est badass quand un personnage réutilise une référence et qu’on l’a, ou que des répliques deviennent culte. Mais trop c’est trop. Les scénaristes nous bassinent de rappels et l’on pourrait croire que c’est une façon de réécrire l’histoire, quand on ne la maîtrise pas totalement.

Mélody Delong

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