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VOLT

Un italien, un allemand et une française entrent dans un bar…

… trois ans plus tard, le mouvement Volt se présente aux élections européennes. L’UE est toujours confrontée à ses petits et grands problèmes, Volt propose de les résoudre. Leur nom unit tous les pays : c’est l’électricité, le choc, le nouveau. Adrien Copros, membre de Volt, nous en dit plus sur le pourquoi du comment du premier parti vraiment européen.

Qu’est-ce que Volt ?

C’est le parti européen du bon sens. En gros, il a été créé par un italien, un allemand et une française à la suite du Brexit. Ils ont monté une page Facebook, il y avait beaucoup de gens qui ont voulu s’engager, et ils ont donc créé un mouvement. Ils ne sont pas encore connus en France, mais sont déjà représentés dans trente-deux pays, hors UE aussi.

Qu’est-ce qui rend le mouvement si unique ?

L’Europe, aujourd’hui, est un peu une machine infernale qui n’est pas démocratique. Mais qu’est-ce qu’on fait à partir de cette situation-là, qu’est-ce qu’on peut faire pour les élections Européennes ? Pour faire un groupe parlementaire et proposer des lois au parlement, il faut vingt-cinq députés de sept pays différents. Qui, en France, a un programme qui pourrait appliquer ça au niveau européen ? Pour la première fois, l’idée c’est de faire un parti européen avec un programme, pour tous les pays européens. Quelle est la participation aux Européennes en France, 42 % ? C’est parce que les gens ont l’impression que voter aux Européennes ne sert à rien. 

Et Volt pourrait changer ça ?

Quand on aura un groupe parlementaire, ce ne sont pas les députés qui feront ce qu’ils voudront. Ils sont rattachés au parti, qui est gouverné par les membres, et tous les membres proposent et votent les prises de position et les lois. Les têtes de listes ont été votées démocratiquement, ce ne sont que des représentants temporaires. Donc tous ces gens, c’est juste les gens qui se bougent le plus et qui ne font pas ça pour leur intérêt personnel.

C’est vrai que les membres sont principalement des jeunes ?

Nos membres vont de 16 à 97 ans. Mais je pense que s’il y a plus de représentants jeunes, c’est parce que c’est eux qui sont le plus dans la rue. Regardez les marches pour le climat. Regardez les gens qui ont signé la pétition. Le Protocole de Kyoto, c’était en 1995, je suis né en 1995. Donc si je suis là aujourd’hui, à gueuler, c’est pour leur dire qu’ils n’ont pas réussi. Je pense que c’est ça ce qui fait bouger le plus les jeunes, car on sait que c’est notre avenir.

Qu’est-ce qu’il faut changer ?

Le problème majeur c’est le fonctionnement interne de l’Europe, alors la seule possibilité c’est de la reformer. Quand on me dit qu’il faut sortir de l’Europe – ok. Est-ce qu’on a trois ou quatre ans à perdre ? Dans les cinq prochaines années, il faut faire les choses autrement. Tout le monde en parle, alors pourquoi on ne le fait pas ?

Il faut qu’on ait une pensée globale mais qu’on puisse agir localement, c’est ce qui marche le mieux, c’est pour ça qu’on est aussi pour l’élargissement et la simplification des initiatives citoyennes. L’Europe unie n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour avoir plus de démocratie. Depuis des années, tous les politiciens disent dès qu’il y a un problème : Ah c’est l’Europe ! Dès qu’il y a un truc bien : Ah c’est la France ! Mais l’Europe c’est aussi quelque chose de bien, l’ouverture des frontières, par exemple, c’est quelque chose qui sert à tout le monde. En plus, il ne faut pas oublier que l’Europe s’est construite dans l’optique de faire la paix et que ça, ça marche.

Si on compare Volt à des mouvements comme La République en marche, Ciudadanos, ou Renew ?

Oui, on peut comparer mais aussi noter les différences. L’idée de Volt c’est de faire ce qui marche. La République en marche, ça a marché. Le monde des partis, on a vu que ça ne marchait pas. Le problème, c’est que tu as un chef et que tout tourne autour de lui. Mais pour Volt, personne n’est irremplaçable. Si aujourd’hui tu enlèves tout le monde, l’idée continuera.

Et l’idée, c’est …

D’écouter ce que disent les gens, et les gens qui s’y connaissent. S’il y a une proposition de droite ou de gauche, qui est rationnelle, pragmatique, scientifiquement prouvée, oui, on va le faire. Et si les gens veulent rejoindre Volt et nous aider à lancer le mouvement, il suffit d’aller sur notre site internet et c’est parti, on change l’Europe.

Crédit : Adrien Coptos

Laura Krippes

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