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La Semaine en Bref du 29 avril au 5 mai

Les partiels approchent, les révisions se renforcent et votre suivi de l‘actu quant à lui s’effiloche ? Pas de panique ! La Semaine en Bref est là pour vous et revient sur l’actu de ces sept derniers jours ! Au menu du jour : manifestations du 1er mai, la situation au Venezuela, l’urgence climatique reconnue au parlement au britannique ou encore la montée de l’extrême droite en Espagne…Bon recap’ !

Les manifestations du 1er mai 

Mais que s’est-il passé mercredi dernier ? Le 1ermai est une journée généralement associée à la fête du travail, cependant historiquement cette journée est liée à la grève ouvrière du 1ermai 1886. C’est pourquoi annuellement de nombreux manifestants se regroupent  pour leurs revendications liées à leur travail. 310 000, c’est le nombre estimé de manifestants par la CGT sur le territoire français mercredi dernier. Selon le cabinet occurrence ils étaient 40 000 à défiler dans les rues parisiennes.

Mais cette journée a été marquée par une vive tension notamment en raison de la présence des black blocs. Ce sont des groupes de manifestants vêtus entièrement de noir et le visage dissimulé, qui font preuve d’une extrême violence et d’une minutieuse organisation. Les nombreux affrontements entre ces derniers et les CRS ont étouffé les revendications et même empêché le secrétaire général de la CGT de faire son point presse. Un bilan donc très mitigé pour les organisateurs. Enfin ce 1ermai était l’anniversaire de la polémique autour d’Alexandre Benalla, certains manifestants portaient justement en masque le visage de l’ancien garde du corps du Président. 

Pour comprendre qui sont les black blocs, vous pouvez visionner ce reportage de TF1.

Enfin pour un bilan de la journée de mobilisation vous pouvez lire cet article de Libération.

« L’urgence climatique » reconnue par le parlement britannique

Ce mercredi 1ermai, le parlement britannique a été le premier au monde à déclarer « l’urgence climatique et écologique ». Cette annonce est étroitement liée à une longue série d’actions à Londres qui s’inscrivent dans la désobéissance civile non violente. Le mouvement Extinction Rebellion, a grandement œuvré dans cette perspective ces dernières semaines, afin de dénoncer l’inaction climatique. Certains de leurs activistes ont justement bloqué le Musée d’Histoire naturelle de Londres. Leur objectif était simple obtenir « l’état d’urgence climatique ».

Mais l’avancée a surtout été rendue possible grâce aux pressions du parti travailliste. Jeremy Corbyn qui est à la tête de ce parti s’est exprimé mercredi dernier au parlement sur la nécessité à agir face à cette crise. La commission britannique sur le changement climatique a ensuite avancé dans un rapport publié au lendemain de cette prise de parole l’objectif de ne plus émettre de gaz à effet de serre d’ici 30 ans. Désormais le regard se tourne vers les autres gouvernements étrangers pour qu’à leur tour ils reconnaissent cet état d’urgence climatique. En France aussi de nombreuses mobilisations ont eu lieu ces derniers temps : Friday For Furture, l’Affaire du siècle et la même désobéissance civile non violente prônée par diverses ONG. Alors qui sait peut être que le gouvernement français sera le prochain, promis on vous tient au courant !

Au Venezuela les heurts continuent à Caracas

Cette semaine une autre crise a agité l’actualité internationale, il s’agit de la crise politique au Venezuela. Depuis janvier 2019, Juan Guiadó est le président auto-proclamé du Venezuela soutenu par une cinquantaine de pays dont la France et les Etats Unis. Il incarne donc aujourd’hui la figure de l’opposition contre le président Nicolás Maduro.  Ce 1ermai, Juan Guiadó a demandé à tous ses partisans à faire grève jusqu’à obtention de la liberté du pays. La veille, mardi 30 avril, il a appelé le peuple et l’armée à se soulever dans le cadre de l’opération liberté. Or même si dernièrement il bénéficie de nouveaux soutiens militaires, l’armée entière n’est pas encore prête à basculer dans l’opposition. Par conséquent l’opération échoue.

Mardi soir, Nicolas Maduro dénonce à la télévision un coup d’Etat déjoué. Il s’affiche à cette occasion au coté de son ministre de la Défense, une manière de rappeler que l’armée reste à ses cotés. Maduro ajoute également la promesse de chasser les traitres qui doivent « payer leur trahison et leur crime ».  Cependant Juan Guiadó compte toujours rallier l’armée à sa cause. Ce samedi il a justement fait appel à ses partisans à manifester « en paix » en direction des casernes pour appeler à nouveau les militaires à se rallier.

Ce qu’en dit Courrier International

La condamnation de Julian Assange 

Le sulfureux journaliste et fondateur de Wikileaks a été arrêté le 11 avril alors qu’il s’était réfugié pendant près de 7 ans dans l’ambassade équatorienne à Londres. Petit rappel des faits : il est accusé de piratage informatique par les Etats Unis et de viols et d’agressions sexuelles en Suède.Mercredi dernier, il a été condamné pour violation de ses conditions de liberté provisoire à 50 semaines de prison. Une décision qui ne fait pas l’unanimité. Un groupe de travail de l’ONU sur la décision arbitraire qualifie notamment cette peine de « disproportionnée ». Ces derniers avancent le fait que Julian Assange a commis une « violation mineure ». De plus ils clament qu’en Suède le « procureur n’a pas porté plainte »  et « mis fin à l’enquête ». Or l’accusatrice de Julian Assange demande la réouverture de l’enquête pour viol malgré la prescription.

Concernant l’examen de la demande d’extradition des Etats Unis à laquelle il s’oppose fermement plaidant un « travail journalistique », elle s’est ouverte jeudi dernier. Désormais une potentielle peine de cinq ans de prison pèse sur les épaules de Julian Assange. Les Etats Unis ont encore jusqu’au 15 juin pour soumettre une demande complète d’extradition. L’affaire est donc loin d’être finie, la Semaine en Bref ne manquera de vous informer de la suite des événements. 

Ce qu’en dit le Monde

La percée de l’extrême droite aux élections législatives  

Dimanche dernier les Espagnols se sont rendus dans les bureaux de vote pour les élections législatives. Le parti socialiste en Espagne (PSOE) les a largement remportées avec près de 29,8% des voix. Un score satisfaisant mais qui ne permet pas d’obtenir la majorité au Parlement. La surprise dans ces élections vient du parti d’extrême droite Vox. 3 ans plus tôt, il avait recueilli seulement 0,2% des voix. Mais dimanche dernier la barre des 10% a été franchie, l’extrême droite obtient ainsi 24 sièges. Cette percée de l’extrême droite dans le paysage politique espagnole est inédite. En décembre 2018, l’extrême droite s’était pourtant déjà illustrée lors des élections en Andalousie où elle a recueilli près de 11% des votes.

Le parti a été fondé en 2013, il prône une politique  très ferme vis-à-vis de l’immigration, du féminisme ou encore de l’islam. Sa stratégie de campagne a été très calculée et semble similaire à celle de Trump ou de Bolsonaro. Les interviews étaient uniquement accordées à des médias ciblés prônant une grande méfiance à l’encontre de ces derniers et des « fake news ». Santiago Abascal, le leader du parti, semble avoir convaincu les déçus et les indécis de la politique espagnole, ce qui expliquerait en partie son irruption inédite dans le jeu politique ibérique. Car oui c’est une première depuis la mort du dictateur Franco qui remonte à l’année 1975. Cette percée de l’extrême droite retentit surtout dans l’optique des élections européennes qui approchent à grands pas…

Ce qu’en dit Le Figaro

L’abdication de l’empereur au Japon 

Après plus de 30 ans sur le trône, mardi dernier, l’empereur Akihito âgé de 85 ans a abdiqué. Le matin même, il a fait la tournée des sanctuaires impériaux afin d’annoncer aux dieux ainsi qu’à ses ancêtres cette nouvelle. Ce renoncement est une première en 200 ans et marque la fin d’une ère. En effet l’ère Heisei qui a recouvert les trois dernières décennies se referme avec cette abdication et s’ouvre une nouvelle, celle du Reiwa. Il a alors annoncé comme vœu «  que la nouvelle ère du Reiwa, […], soit une ère pacifiste et fructueuse ». C’est son fils, le prince héritier Naruhito, qui lui a succédé dès le lendemain. Le couple impérial, Akihito et son épouse Michiko, ont rendu leurs ultimes pèlerinages à travers le pays. Le peuple japonais était très attaché à leur couple impérial pour lequel il vouait un fier engouement. Mais dans la nuit du 30 avril au 1ermai, l’ambiance était à la fête au Japon et le compte à rebours avant minuit était de mise. En effet Akihito restait empereur jusqu’à minuit, une fois les 12 coups sonnés la nouvelle ère s’ouvrait pour le Japon et Naruhito est devenu le nouvel empereur. 

Pour en savoir plus, Courrier International a consacré un long format à cette période particulière pour le Japon.

Océane Caillat

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