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Rallye Raid : Toujours plus loin toujours plus mal ?

Adios et… Salam ! A partir de 2020, l’épreuve historique qu’est le Paris-Dakar, course de rallye-raid, ne se courra plus en Amérique du Sud, comme c’était le cas depuis dix ans, mais en Arabie Saoudite. Comme chaque année, l’organisation de cette course soulève des débats.

Le rallye soulève toujours de nombreuses interrogations. Et plus encore le rallye-raid, qui se distingue du WRC (World Rally Championship) car il ne se déroule pas par étapes sur route, comme le ferait une course cycliste. C’est en pleine nature, au milieu des éléments que courent les participants. Parfois sur des étapes parfois dix fois plus longues que les spéciales de WRC.

L’économie comme moteur de la course

L’organisation de telles courses, et notamment du Paris-Dakar, présente d’irrésistibles points positifs pour les pays organisateurs. C’est notamment au niveau économique que l’attrait se fait. Puisque la course est retransmise dans de nombreux pays, engendrant des revenus publicitaires élevés. En France, c’est même le service public qui se charge de la diffusion. France 4 permet de voir en direct les étapes, et France 3 fait des points réguliers sur la situation de course. Le développement touristique se trouve intimement lié au développement économique. En effet, l’événement draine de nombreux passionnés, mais aussi l’ensemble des équipes techniques. Il remplit également de manière itinérante les hôtels régions traversées.

Source : Peugeot

La déontologie comme frein puissant

Mais le tableau n’est pas si radieux pour le bilan du Paris-Dakar. En effet, soixante personnes, dont neuf enfants, ont trouvé la mort au cours de la course. En ce, malgré les nombreux efforts faits par les organisateurs depuis la première édition en 1979. Ces accidents sont dus aux collisions avec des véhicules. Et trente-trois concurrents se sont également tués dans leur quête de la victoire.

Au-delà du bilan humain, une autre « victime » est à prendre en compte dans l’organisation du rallye : l’environnement. En effet, le bilan écologique de voitures et motos roulant dans les dunes, et de l’ensemble du matériel et hommes à transporter ne s’annonce pas bon pour la planète. Cette critique avait déjà été faite par le chanteur Renaud, . Pourtant, le chiffre de 42 000 tonnes de CO2émises pourrait impressionner. Mais il est à mettre en balance avec les 2,7 milliards de tonnes de CO2produites pendant la Coupe du Monde de Football.

Enfin, les sentiments colonialistes émanant de cette course peuvent alerter. 
Même si ce sentiment a pu disparaître pour les Français en ce qui concerne le Paris-Dakar depuis que celui-ci se tenait en Amérique du Sud. En effet, que de riches européens en mal de place sur leur continent trop réglementé viennent s’amuser sur les routes moins surveillées des pays africains peut interroger. Car le seul argument avancé, reste que les pays d’accueil « sont heureux » de recevoir l’épreuve.

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