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Et la jeunesse s’éleva

Un mois après, On’ revient sur la mobilisation monstre du 15 mars dernier. Après quatre vendredis successifs de mobilisation en France, le point d’orgue de la mobilisation est arrivé. Le vendredi 15 mars a eu lieu la grève mondiale pour le climat, annoncée par la jeune suédoise Greta Thunberg deux mois auparavant.

De la place du Panthéon à la place des Invalides, étudiants, lycéens et jeunes de tous bords se sont rassemblés en masse pour défendre la cause climatique. On’s’était rendu sur les lieux.

Une manifestation aux airs de fête

En arrivant sur la place du Panthéon, on sent déjà la ferveur du mouvement. Des milliers de jeunes, rendant la place intraversable, se sont réunis et scandent les slogans déjà bien connus de tous. Il n’est pas encore 13h30 que tous crient “avancez, avancez !”. On sent l’impatience, l’envie de participer à un mouvement plus grand, plus global, plus large que la France.

13h30, le cortège part. Au bas de la rue Soufflot, noire de monde à n’en plus circuler, des jeunes continuent d’arriver. Ils rejoignent leurs amis déjà sur place. Sur le boulevard Saint-Michel, l’ambiance monte encore d’un cran. La grève est lancée, il faut montrer que la jeunesse est là et qu’elle ne lâchera rien ! Pendant plus de 2h, les manifestants, bien rôdés après plusieurs semaines de mobilisation, entonnent leurs slogans habituels. “Et un, et deux, et trois degrés, c’est un crime contre l’humanité !”. Ou encore le fameux “On est plus chauds, plus chauds que le climat”. Comme les semaines précédentes, de nombreuses pancartes ponctuent la foule, de la plus classique à la plus originale.

L’ambiance de la manifestation est bon enfant. Rires, chansons, slogans, réussissent à masquer le fond tragique de la cause écologique. La marche, rythmée par une fanfare, reste sage et ordonnée, sans débordement. Preuve que les enfants sont peut-être véritablement plus responsables que leurs parents. Le cortège est composé principalement de lycéens et d’étudiants. Certaines universités ont décidé de ne pas comptabiliser les absences pour permettre à ceux qui le souhaitent de participer à la manifestation. De nombreux collégiens ont également séché les cours pour être présents. Ainsi que quelques enfants, parfois très jeunes, accompagnés de leurs parents ou grands-parents.

Plus d’un million de jeunes dans les rues du monde entier

A l’arrivée sur la place des Invalides, vers 15h30, on prend de la hauteur par rapport aux manifestants. Et on se rend compte de l’ampleur du mouvement : le cortège, qui n’est pas entièrement arrivé, remplit déjà toute la place ! La mobilisation semble être un grand succès, ce que viendront plus tard confirmer les chiffres. A Paris, entre 29 et 40 000 jeunes étaient présents, contre quelques milliers les semaines précédentes. Si Paris est la ville qui a réuni le plus de participants, elle est loin d’être la seule à s’être mobilisée. Sur l’ensemble de la France, près de 168 000 collégiens, lycéens et étudiants se sont réunis pour le climat. Ils étaient 12 000 à Lyon, 5 000 à Strasbourg, 1 500 à Marseille, 6 200 à Lille… Un mouvement historique !

Dans le monde entier, la mobilisation a touché plus de 100 pays. C’est en Europe qu’elles ont rassemblé le plus de manifestants. Avec 30 000 personnes à Bruxelles, 4 500 à Madrid, 10 000 à Bruxelles… et davantage dans de nombreuses autres villes d’Europe et du monde. Au total, ce sont plus d’un million de jeunes qui se sont mobilisés simultanément dans le monde entier, du jamais vu !

Au vu de ces chiffres, ne serait-il pas temps de se réveiller ? Ecoutons-les, écoutez-nous, écoutons les jeunes qui, plutôt que de rester en classe, sortent dans les rues pour défendre leur avenir mis en péril par les générations précédentes.

Et maintenant ?

Si cette journée du 15 mars marque l’apogée du mouvement de la jeunesse pour le climat, la mobilisation est loin d’être terminée. Parce que la constance est primordiale dans un mouvement comme celui-ci, la date de la prochaine grande mobilisation a déjà été fixée. Rendez-vous le 24 mai pour la deuxième grève mondiale pour le climat ! Mais en attendant, pas de panique, les manifestations / événements continuent !

Article rédigé par Manon Minaca et Malvina Adorno

La rédaction

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