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Le projet Chiro débarque en France

Chiro débarque en France, un projet pour faire valoir l’enseignement des khmers

Permettre un niveau d’enseignement supérieur à celui que connaissent actuellement les écoliers du Cambodge, c’est la vocation du projet « Chiro débarque en France », une idée de l’ONG Organization for Basic Training. 

L’objectif ? Avoir la possibilité d’emmener quelques Cambodgiens dans un tour de France en septembre, un chemin semé de conférences, afin de leur offrir l’opportunité de porter leur message. Mais ça, ce sont les volontaires qui en parlent le mieux. 

Nous avons demandé à François Phelip, un ancien du social business, et à Caroline Renaudeau, ancienne étudiante de Paris IV, de nous en dire un peu plus sur ce fameux Chiro. 

Pourquoi est-ce important de sensibiliser le grand public sur la question l’enseignement des jeunes khmers ? 

Il est toujours important de parler d’éducation, que cela soit en France, au Cambodge ou ailleurs. Ici, nous sommes une petite association de village située dans l’épicentre du pays, quelque peu perdu. L’idée c’est qu’il existe beaucoup de sensibilisation autour de l’éducation dans le monde mais que les petites ONG de villages dans les pays en développement se font difficilement entendre. Ces dernières manquent de ressources pour pouvoir partager à ce sujet. C’est pourquoi nous pensons qu’il est important de le faire pour elles. 

L’éducation au Cambodge est le fer de lance de très nombreuses ONG étrangères. Ici, toutefois, nous souhaitons montrer qu’il existe également des ONG qui furent créées par des locaux qui sont capable de le faire. Nous voulons montrer que les khmers sont aussi partie prenante. 

Quelles sont les retombées que vous espérez obtenir après le voyage ? 

Le but de ce voyage est de sensibiliser et de développer notre réseau. Nous cherchons donc à partir de cela à simplement tisser de bonnes relations avec des ONG françaises ou internationales qui sont actives dans le domaine de l’éducation et/ou du Cambodge. Nous espérons par la suite pouvoir monter un système de parrainage pour développer notre école et participer au financement de nouvelles classes (mathématiques, sciences, khmer, histoire…).

Qui sont les khmers qui vous accompagneront en France ? 

Sophal et Phey seront les deux premiers à nous accompagner. Sophal est le créateur d’OBT, l’initiateur du projet et ce depuis 2007 ; Phey est quant à lui le responsable du projet plastique. Toutefois, nous espérons pouvoir aussi amener Ratana, jeune issu de l’école d’OBT qui souhaite contribuer à développer OBT en y travaillant et une ancienne stagiaire d’OBT qui est actuellement en cours d’études hotellière. Les deux derniers seront subordonnés à l’évolution de notre levée de fond pour le projet.

Quels sont les autres projets prévus par l’association ? 

Notre objectif final est d’ouvrir une école qui serait gratuite toute la journée afin d’enseigner aux enfants du village et de ses alentours couvrant l’intégralité du programme scolaire cambodgien. Ainsi que de développer l’autofinancement de l’ONG et les activités locales. Sans oublier améliorer le niveau et la qualité de vie des locaux. Bien entendu, tout en dépendant de moins en moins de l’aide des volontaires. Nous avons ici une association locale, gérée par des locaux et nous ne souhaitons pas changer cela.

Nous avons par la suite développé d’autres projets qui sont importants pour nous. Le premier fut le traitement de l’eau : eau courante dans toutes les maisons. Puis nous avons le recyclage du plastique. Recycler le plastique et le transformer en essence, en objets ou encore en briques. Enfin, il y a 5 ans nous avons mis en place un Social Business : guesthouse, homestay, restaurant, miel et objets artisanaux.

Crédits : Chiro débarque en France

Laura Blairet

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