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Portrait de Dora Moutot : une journaliste engagée

Nous avons célébré la journée internationale de la lutte du droit des femmes, l’occasion de rappeler le combat d’une journaliste pas comme les autres : Dora Moutot. Pour briser le tabou sur l’orgasme féminin, la journaliste Dora Moutot crée en août 2018 le compte Instagram @tasjoui. Elle tente d’y dénoncer l’ignorance des hommes- et parfois […]

Nous avons célébré la journée internationale de la lutte du droit des femmes, l’occasion de rappeler le combat d’une journaliste pas comme les autres : Dora Moutot.

Pour briser le tabou sur l’orgasme féminin, la journaliste Dora Moutot crée en août 2018 le compte Instagram @tasjoui. Elle tente d’y dénoncer l’ignorance des hommes- et parfois celle des femmes- en ce qui concerne le corps des femmes. Libérer la parole, et permettre aux femmes de réfléchir à leur sexualité parfois avec un brin d’humour, c’est le défi lancé par la journaliste.

L’orgasme féminin a longtemps été un tabou. Une française sur cinq ignore où se trouve son clitoris et n’est pas à l’aise avec son corps. A coup de témoignages drôles, consternants, parfois tristes, la journaliste sélectionne les meilleures déclarations afin de faire réagir.

Le phénomène « tasjoui » c’est plus de 300 000 abonnés sur Instagram . « Publier des témoignages de femmes autour du plaisir (ou du manque de plaisir) féminin. En finir avec les monologues du clito ! » Dora Moutot interpelle par son franc parler mais surtout par la nécessité de dénoncer les inégalités qui persistent dans la sphère intime. « T’as joui ? » est une question récurrente posée aux femmes, et qui sous-entend la fausse bienveillance des hommes à leurs égards.

Démonter les préjugés

Chez les femmes, ce n’est pas que cérébrale, il y a également une question technique. La journaliste tente de répondre à ses détracteurs, et désire « déconstruire les mythes et légendes associés à la sexualité féminine ». Des préjugés liés au manque d’information quant à la sexualité des femmes.

Dans une tribune au Mondeparue le 8 mars, les membres du gang du clito, et des journalistes interpellent quant aux inégalités sexuelles dont sont victimes les femmes.

Lutter contre l’analphabétisme sexuel

A la rentrée 2018, les éditions Magnart sont les seules à représenter dans leur manuel en intégralité l’organe féminin. Le collectif « SVT égalité » dénonce que : « parmi tous les nouveaux manuels, un seul a mis à jour son schéma. Tandis que tous les autres (Belin, Bordas, Didier, Nathan, Hachette, Lelivrescolaire) recyclent leurs éternels schémas faux. Le clitoris est absent ou mentionné sans être représenté, ou encore réduit à un organe de quelques millimètres (alors qu’il en fait 10 cm en moyenne) ». En général, l’organe y est souvent représenté par un point ou peut parfois ne pas du tout être représenté.

Diktat de la jouissance

Autre fait important soulevé par la journaliste, l’orgasme masculin ne clôture pas forcément le rapport sexuel. Elle rappelle également le diktat de la jouissance, les relations sexuelles ne doivent pas toujours aboutir à un orgasme. Pourquoi l’orgasme masculin doit-il forcément signifier la fin de l’acte sexuel ?

Dénoncer la charge sexuelle

Elle dénonce la charge sexuelle subit par les femmes, qui font passer leur plaisir après celui de leurs compagnons.

Mettre un terme à la simulation. La militante soutient qu’en simulant, l’homme ne peut pas se rendre compte que le rapport n’est pas d’une grande qualité. La simulation : elle en fait son cheval de bataille et soutient qu’il faut assumer de ne pas simuler.

Les hommes ne peuvent pas apprendre si on ne leur donne pas l’opportunité de se remettre en question. La journaliste signale la pression qui existe autour de la notion de virilité avec l’émergence d’une nouvelle forme de masculinité.

Dora Moutot représente donc une génération qui a envie de plus s’affirmer et de porter des messages décomplexants toujours dans une optique de libération de la parole.

Nous avons célébré la journée internationale de la lutte du droit des femmes, l’occasion de rappeler le combat d’une journaliste pas comme les autres : Dora Moutot

Pour briser le tabou sur l’orgasme féminin, la journaliste Dora Moutot crée en août 2018 le compte Instagram « tasjoui » et tente de dénoncer l’ignorance des hommes- et parfois celle des femmes- en ce qui concerne le corps des femmes. Libérer la parole, et permettent aux femmes de réfléchir à leur sexualité parfois avec un brin d’humour, c’est le défi lancé par la journaliste.

L’orgasme féminin a longtemps été un tabou. Une française sur cinq ignore où se trouve son clitoris et n’est pas à l’aise avec son corps. A coups de témoignages drôles, consternants, parfois tristes, la journaliste sélectionne les meilleures déclarations pour faire réagir. 

Le phénomène « t’asjoui » c’est plus de 300 000 abonnés sur Instagram . « Publier des témoignages de femmes autour du plaisir (ou du manque de plaisir) féminin. En finir avec les monologues du clito ! » Dora Moutot interpelle par son franc parler mais surtout par la nécessité de dénoncer les inégalités qui persistent dans la sphère intime. « T’as joui ? » est une question récurrente posées aux femmes, et qui sous-entend la fausse bienveillance des hommes à leurs égards.

Démonter les préjugés

Chez les femmes, ce n’est pas que cérébrale, il y a également une question technique. La journaliste tente de répondre à ses détracteurs, et désire « déconstruire les mythes et légendes associées à la sexualité féminine ». Des préjugés liés au manque d’information quant à la sexualité des femmes. Dans une tribune au Monde paru le 8 mars, les membres du gang du clito, et des journalistes interpellent quant aux inégalités sexuelles dont sont victimes les femmes.

Lutter contre l’analphabétisme sexuel

A la rentrée 2018, les éditions Magnart sont la seul maison d’édition à représenter dans leur manuel en intégralité l’organe féminin. Le collectif « SVT égalité » dénonce que : « parmi tous les nouveaux manuels, un seul a mis à jour son schéma. Tous les autres (Belin, Bordas, Didier, Nathan, Hachette, Lelivrescolaire) recyclent leurs éternels schémas faux : sans clitoris, ou le mentionnant sans le représenter, ou en le réduisant à un organe de quelques millimètres (alors qu’il en fait 10 cm en moyenne) ». En général, l’organe y est souvent représenté par un point ou peut parfois ne pas du tout être représenté.

Diktat de la jouissance

Autre fait important soulevé par la journaliste, l’orgasme masculin ne clôture pas forcément le rapport sexuel. Elle rappelle également le diktat de la jouissance, les relations sexuelles ne doivent pas toujours aboutir à un orgasme. Pourquoi l’orgasme masculin doit-il forcément signifier la fin de l’acte sexuel ?

Dénoncer la charge sexuelle

Elle dénonce la charge sexuelle subit par les femmes, qui font passer leur plaisir après celui de leurs compagnon.
Mettre un terme à la simulation. La militante soutient qu’en simulant, l’homme ne peut pas se rendre compte que le rapport n’est pas d’une grande qualité. La simulation : elle en fait son cheval de bataille et soutient qu’il faut assumer de ne pas simuler.
Les hommes ne peuvent pas apprendre si on ne leur donne pas l’opportunité de se remettre en question. La journaliste signale la pression qui existe autour de la notion de virilité avec l’émergence d’une nouvelle forme de masculinité.

Dora Moutot représente une génération qui a envie de plus s’affirmer et de porter des messages décomplexant toujours dans une optique de libération de la parole.

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