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Ces étudiants qui découvrent le monde #2 : une frenchie qui fait sa vie à Miami

[Cet article fut réalisé dans le cadre de la formation proposée à L’Académie, l’école d’initiation au journalisme du journal Sorb’on.] Le « Rêve Américain ». Il a fait saliver des générations de travailleurs, d’esclaves, d’immigrés, d’opprimés, de persécutés et de réfugiés. Aujourd’hui, c’est dans l’ordre naturel des choses que ce soient les étudiants qui prennent la relève.  Il faut dire qu’il n’y a rien de mieux pour lustrer son CV que […]

[Cet article fut réalisé dans le cadre de la formation proposée à L’Académie, l’école d’initiation au journalisme du journal Sorb’on.]

Le « Rêve Américain ». Il a fait saliver des générations de travailleurs, d’esclaves, d’immigrés, d’opprimés, de persécutés et de réfugiés. Aujourd’hui, c’est dans l’ordre naturel des choses que ce soient les étudiants qui prennent la relève. 

Il faut dire qu’il n’y a rien de mieux pour lustrer son CV que d’y inscrire le nom d’une université américaine ou celui d’une entreprise. Josiane Marshall a fait les deux. Elle peut même maintenant écrire Miami dans la case « Adresse. » Autant dire qu’elle vit son rêve à fond.  Voici son histoire

« Je cherchais un stage. »

Josiane était étudiante à l’EMLV, l’Ecole de Management Léonard de Vinci. Pour sa troisième année, elle devait au choix faire 6 mois d’études ou 6 mois de stage : elle a fait les deux ! Six mois d’études à la Nouvelle Orléans en Louisiane et 6 mois de stage à Miami en Floride. Après un an, elle revenait en France, c’est là que tout commence. Elle raconte : « Je suis rentrée en France, j’ai fini mon master et je suis retournée aux Etats Unis. Là ce n’était plus dans le cadre de l’école, j’avais un coup de cœur, j’avais un projet professionnel là-bas. Je voulais faire un stage. »

Entre temps elle crée le groupe « Les Frenchies aux Etats-Unis » qui compte aujourd’hui plus de 14 000 membres. Son objectif : créer une communauté dynamique et solidaire pour s’entraider entre français qui souhaitent s’expatrier aux Etats Unis. L’idée plaît beaucoup et elle est très vite recrutée par un employeur via Facebook : « Elle était intéressée par le groupe. Elle voulait que je fasse de la publicité pour son entreprise. Elle m’a employé, j’ai fait un stage de six mois puis je suis partie. Et deux ans après j’ai créé ma propre entreprise. »

« C’est mon bébé »

Il y a d’abord eu « Aux portes des USA », qu’elle a monté à Los Angeles avec deux partenaires. Echec. Mais Josiane est tenace et elle retente l’expérience. Depuis Septembre 2018, elle est à la tête de sa propre entreprise, « son bébé » comme elle l’appelle. C’est en réalité le deuxième car elle est aussi maman d’une petite fille. Elle s’est installée à Miami, « la bonne ville » selon elle. D’abord pour son dynamisme mais aussi car on y trouve beaucoup de français et moins de taxes pour les entrepreneurs. Un double intérêt donc.

Sa nouvelle entreprise se choisit un nom anglais : « Close to USA ». Mais à quoi sert cette boîte finalement ? « J’aide les étudiants à trouver des stages rémunérés mais également à intégrer des Universités aux Etats Unis. Je fais ça depuis 2014 car c’est vraiment le domaine dans lequel je me suis lancée. » Un rôle plus que nécessaire pour les stagiaires français qui ne sont pas forcément (pour ne pas dire rarement) rémunérés par les entreprises américaines. C’est donc elle qui négocie une rémunération auprès des entreprises de ses clients.

« C’est dur mais on s’adapte très vite. »

A toi qui aimerais vivre l’ « American Dream », Josiane partage son expérience. Déjà pour l’apprentissage de l’anglais : « C’est dur (rire). Mais on s’adapte très vite. Au bout de trois mois ça commençait à rentrer et j’ai rencontré mon petit ami là-bas qui est aujourd’hui mon mari. Ça m’a aussi beaucoup aidé. » Elle explique aussi que sa plus grosse difficulté a été de se faire des amis. Pour elle l’amitié est très différente de celles qu’elle a connu en France : « Avec les américains on va accrocher très vite et le lendemain ils peuvent ne plus donner de nouvelles. »

Mais il y a aussi du positif : « Ouvrir une entreprise aux Etats Unis est beaucoup plus simple qu’en France, je l’ai fait en 30 minutes en ligne. » Cette auto-entrepreneuse va faire venir sa première stagiaire de France pour continuer de développer son entreprise. Pas si simple, surtout avec le problème du visa : « Il faut savoir que tout le monde n’est pas éligible au Visa J1 Stagiaire. Il faut être étudiant ou être jeune diplômé. Si tu n’as pas de diplôme c’est un peu plus compliqué sauf si tu as 5 ans d’expérience dans un domaine bien précis. »

Aujourd’hui elle a deux objectifs : s’ouvrir aux Universités pour permettre aux étudiants un véritable accompagnement dans les procédures d’inscriptions et d’intégrations. Et sur le long terme, elle voudrait s’établir à Los Angeles, sa ville « coup de cœur ». Josiane est la preuve que faire sa vie aux Etats-Unis, c’est une question de volonté plutôt que de possibilités. Et elle se consacre désormais à la réalisation de ce rêve pour d’autres étudiants français. Alors pour toi qui rêve de t’envoler vers le pays de l’Oncle Sam, retiens ces sages paroles de la fée clochette « Il suffit d’y croire ».

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