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Le projet Bisibus

Des étudiants parisiens engagés dans un projet d’entreprenariat social au Rwanda ? C’est le sujet que nous vous proposons d’aborder à travers l’interview d’Hermine Chaumulot, membre du projet Bisibus au sein de l’association Enactus CELSA.  En quoi consiste exactement le projet Bisibus ? Bisibus c’est un projet qui fait partie de l’association Enactus CELSA depuis 2015, […]

Des étudiants parisiens engagés dans un projet d’entreprenariat social au Rwanda ? C’est le sujet que nous vous proposons d’aborder à travers l’interview d’Hermine Chaumulot, membre du projet Bisibus au sein de l’association Enactus CELSA. 

En quoi consiste exactement le projet Bisibus ?

Bisibus c’est un projet qui fait partie de l’association Enactus CELSA depuis 2015, donc une branche d’Enactus France, qui vise à accompagner les étudiants dans la mise en place de leurs projets d’entrepreneuriat social. L’objectif est de proposer un réseau de ramassage scolaire dans les campagnes du Rwanda, en formant de jeunes chômeurs et chômeuses aux permis B, D et en mécanique. 

En quoi le voyage au Rwanda vous a-t-il permis d’avancer sur le projet Bisibus ?

Lorsque l’on monte un projet d’entrepreneuriat social, le plus important c’est le terrain. C’est notre difficulté, parce qu’on travaille toute l’année sur un projet en étant loin. On travaille avec nos partenaires locaux, via des Skype, via des mails, via des WhatsApp, mais une fois qu’on arrive sur place, on se renseigne sur tout. Donc vraiment le voyage nous a permis de confronter l’état de notre projet avec le terrain, et d’en ressortir avec un projet beaucoup plus concret et abouti que ce qu’il était avant le voyage.

Quels sont les partenaires locaux dont vous parlez ?

On travaille avec une ONG locale, située dans le sud-est du pays, là où on implante notre projet, c’est à la fois un dispensaire et un centre de formation, donc on s’inscrit dans leurs objectifs de lutte contre la pauvreté et d’insertion professionnelle des jeunes. Il y a aussi une auto-école locale, qui fait le déplacement pour former les jeunes au permis, ainsi qu’une école locale, avec laquelle on travaille et avec cette école-là que sera implanté le bus. 

Maintenant que vous êtes revenus, comment comptez-vous avancer concrètement sur le projet ? Par exemple, des fonds se sont-ils débloqués ?

Le gros du travail cette année va être de continuer à démarcher des partenaires, surtout que maintenant, on a un budget défini, qui nous permet de cibler des partenaires beaucoup plus facilement qu’avant, d’augmenter la visibilité du projet, pour toujours intéresser plus de personnes et mobiliser. Ce qui est aussi l’objectif de cette journée, récolter des fonds. 

C’est un projet qui est très ciblé, comment en êtes-vous venus à cette idée ?

La créatrice du projet était une étudiante du CELSA, qui était en M2 l’année dernière. Elle est allée au Rwanda, pour un voyage touristique en août 2015 et elle s’est rendu compte de certaines problématiques, notamment pour les enfants. Elle est rentrée en France et a découvert Enactus CELSA d’abord puis Enactus France. Elle a participé à la journée émergence organisée par la fondation Vinci Autoroute pour sensibiliser les jeunes et les aider à créer des projets d’entrepreneuriat social liés à des problèmes de mobilité et elle a confronté ce qu’elle avait vu là-bas et ce qu’elle a entendu de la fondation, et ça a été le déclic dans sa tête. Elle a pris contact avec une ONG, celle qui nous accompagne et c’est avec eux que le projet c’est peu à peu ficelé. 

Avez-vous senti un engouement de la part des étudiants ? Est-ce que ce sont des étudiants uniquement du CELSA ou de tout milieu universitaire ?

On existe depuis 2015, alors on commence à avoir une certaine notoriété, parce qu’on a eu des prix, des accomplissements, des choses comme ça qui nous en donne. Mais ça reste un réseau celsien et ça rejoint ce que je vous ai dit tout à l’heure : on a encore du mal à sortir de notre réseau et à aller recruter ailleurs, à infiltrer les autres réseaux, des autres écoles.

Les étudiants du CELSA ont donc encore du chemin à faire avant de pouvoir poser un point final à leur histoire.  

Laura Blairet

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