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Yémen : une conférence humanitaire prévue fin juin à Paris

Emmanuel Macron l’avait promis il y a un peu plus d’un mois. Il organisera fin juin, aux côtés du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, une conférence humanitaire sur le conflit yéménite. Un conflit qui dure depuis maintenant bientôt trois ans, et dont le bilan humain s’alourdit un peu plus chaque jour. Zoom sur la pire […]

Emmanuel Macron l’avait promis il y a un peu plus d’un mois. Il organisera fin juin, aux côtés du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, une conférence humanitaire sur le conflit yéménite. Un conflit qui dure depuis maintenant bientôt trois ans, et dont le bilan humain s’alourdit un peu plus chaque jour. Zoom sur la pire crise humanitaire de la planète.

Un Yémen en crise, un Yémen que l’on méprise. Ue situation qui s’enlise. C’est aujourd’hui le triste constat que l’on peut tirer. En effet, les ONG recensent 10 000 morts, 53 000 blessés, et 22,2 millions d’habitants dépendants de l’aide humanitaire. Le pays est au bord de la famine et, dans certains gouvernorats, 70% de la population lutte pour se nourrir. Les enfants sont les premiers concernés, en plus d’être touchés par les maladies comme le choléra, et la violence règne. Bavures, attaques intentionnelles contre des civils, attentats-suicides ou encore à la voiture piégée… Pas une semaine ne passe sans que l’on déplore de nouveaux décès. L’Etat ne se fait plus respecter, le Président a fui à l’étranger… Dès lors, c’est la loi du plus fort qui domine.

Aujourd’hui, le Yémen est coupé en quatre, disputé par quatre forces belligérantes. Les séparatistes – dans le Sud du pays -, les rebelles chiites Houtis – au Nord -, l’armée loyaliste du président Hadi soutenue par la coalition de pays sunnites menée par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis – Sud-Est du pays – et enfin, les combattants d’Al Qaïda dans la Péninsule Arabique (AQPA) – au sein des vastes étendues désertiques de l’Est -.

Un capharnaüm de dimension mondiale

On évoque des centaines de jeunes originaires des zones frontalières entre le Tchad, le Niger et la Libye enrôlés pour combattre au Yémen. On dénonce l’aide apportée par les Iraniens aux rebelles chiites, mais aussi l’implication de la France, qui fournit l’Arabie saoudite et les Emirats Arabes Unis en matériel militaire. Le nombre de pays investis dans cette guerre ne cesse de grandir alors même qu’au départ il ne s’agissait que d’un simple conflit tribal et confessionnel interne à ce jeune pays, créé en 1990. Il y a un mois, le plus haut responsable politique des rebelles chiites houthis (Saleh al-Sammad) a par exemple été assassiné lors d’une frappe de la coalition. Une frappe menée par l’Arabie saoudite, soutenue par les Etats-Unis.

Enfin sous les feux des projecteurs

En avril dernier, l’ONU avait déjà supplié l’Arabie saoudite de trouver une issue à cette « guerre stupide ». L’organisation avait ensuite tenu une conférence de donateurs à Genève et recueilli plus de 2 milliards de dollars. Et ce dans le but de compléter les 930 millions de dollars apportés par l’Arabie saoudite et les Émirats Arabes Unis. Aujourd’hui, le président français et le prince saoudien tentent une autre approche. Ils espèrent ouvrir la voie à des négociations de sortie de crise. C’est pourquoi Emmanuel Macron a trouvé bon de préciser il y a un mois : « La position de la France est claire : plein soutien à la sécurité de l’Arabie saoudite, condamnation de l’activité balistique des Houthis, volonté de trouver une solution politique au conflit et grande exigence humanitaire à l’égard des populations civiles ».

Monsieur le Président de la République, plus que de donner de la visibilité à ce conflit, chacun espère que vous saurez y dessiner les contours d’une porte de sortie.

Crédits photo : Europe 1

Louise Douillet

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