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Résistance : En 2018, le print n’est toujours pas mort

La fin de journal papier d’ici 2043 ? Un constat terrifiant pour les partisans de l’imprimé.  Le papier se pose-t-il en résistant contre l’ère numérique dans le monde médiatique ? Voici l’article gagnant du concours Sorb’on sur le thème « Résistance » ! En 2004 un journaliste américain, Philip Meyer, pronostiquait la fin du « print », pour 2043. Dix ans […]

La fin de journal papier d’ici 2043 ? Un constat terrifiant pour les partisans de l’imprimé.  Le papier se pose-t-il en résistant contre l’ère numérique dans le monde médiatique ? Voici l’article gagnant du concours Sorb’on sur le thème « Résistance » !

En 2004 un journaliste américain, Philip Meyer, pronostiquait la fin du « print », pour 2043. Dix ans plus tard, le documentaire « Vers un monde sans papier » se montrait plus inquiétant encore en prévoyant la fin de la presse pour 2017 aux États-Unis et 2029 en France. Pour Patrick Eveno, historien des médias et président de l’Observatoire de Déontologie du Journalisme, ces analyses pessimistes, en partie démenties par les faits, sont peu fiables. Toutefois, reste selon lui « évident que les ventes papiers s’étiolent ».

Des constats inquiétants

Un rapide coup d’œil aux chiffres de l’Alliance au sujet de la presse et des médias a de quoi désespérer les partisans du papier. Sur ce site qui recense les tirages de la presse française, l’exercice 2017 parle de lui-même. Difficile de trouver un quotidien régional dont le tirage n’est pas en baisse. Le constat est à peine plus optimiste pour la presse magazine avec 72 % des titres, en baisse. Néanmoins, la presse quotidienne nationale apparaît en meilleure forme, Le Monde, Libération, Les Échos, Le Figaro affichent des tirages en hausse. Il s’agit en réalité d’un rebond classique et peu significatif propre aux années d’élections présidentielles.

Laurent Joffrin, directeur de publication du journal Libération, lors d’une conférence sur la presse écrite organisée par Sorb’on, avait insisté sur « une crise de support » mais niait une « crise culturelle ». Patrick Eveno confirme en citant l’exemple du Monde. Dès lors, il explique que le journal, dans un premier temps, cherchait à « convertir ses abonnés numériques en abonnés papier, maintenant le journal cherche à convertir ses abonnés papier en abonnés numériques ». Pour autant, nous n’en sommes pas encore au tout numérique. En effet, il s’agit d’un « mixte papier, numérique dont dépend la survie des quotidiens ».

Le journal papier, résistant

Le bon vieux papier résiste encore à sa disparition prophétisée. En effet, il y a toujours, pour le moment, une volonté dans les maisons de presse d’en produire. Pour les vieux lecteurs, les amoureux du papier, les achats occasionnels. Selon l’ACPM plus de 3 milliards de journaux ont été diffusés en France en 2016. Soit l’équivalent en moyenne de 50 journaux (magazines et quotidiens confondus) par an, par l’ensemble de la population française. Un chiffre en baisse constante depuis des années.  Cependant, ce chiffre atteste qu’à l’ère des tablettes et smartphones, le papier reste un support apprécié.

C’est sur ce constat que plusieurs nouveaux médias se sont lancés, à contre-courant, en format papier. Le 1 en 2014, Society en 2015, ou encore récemment Ebdo. Tous constatent « l’attractivité des publications sur le papier ». De quoi imaginer un second souffle pour le papier ? Patrick Eveno exprime des réserves « Ce sont des phénomènes marginaux, des petits créneaux particuliers qui, lorsqu’on accumule leurs tirages n’atteignent pas ceux des grands quotidiens ». Malgré tout, les choix qui ont motivé la création de ces journaux prouvent, s’il le fallait, que le print ne compte pas disparaître sans se battre.

Benjamin Terrasson

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