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Au Salvador, le calvaire des femmes « meurtrières » malgré elles

Le Salvador est un pays où l’avortement est formellement interdit. Des femmes sont considérées comme meurtrières lorsqu’elles ont des fausses couches, et passent plusieurs années derrière les barreaux. L’avortement est considéré comme un crime au Salvador depuis 1998, même si la grossesse résulte d’un viol ou d’un inceste ou si la vie de la femme […]

Le Salvador est un pays où l’avortement est formellement interdit. Des femmes sont considérées comme meurtrières lorsqu’elles ont des fausses couches, et passent plusieurs années derrière les barreaux.

L’avortement est considéré comme un crime au Salvador depuis 1998, même si la grossesse résulte d’un viol ou d’un inceste ou si la vie de la femme (ou fille) enceinte est en danger. De nombreuses femmes et filles ont perdu la vie ou ont été emprisonnées à cause de cette interdiction totale d’avorter.

Les conséquences d’une législation stricte…

Chaque année, les droits humains de milliers de femmes sont violés en raison de l’interdiction totale et de la criminalisation de l’avortement au Salvador. Les femmes et adolescentes qui ont des grossesses indésirées sont obligées soit de commettre une infraction pénale en y mettant fin, soit de mener à terme leur grossesse.

A l’aune de la loi sur l’interdiction de toutes les formes d’avortement, toute femme ayant recours à un avortement et toute personne qui aide une femme à obtenir ou pratiquer un avortement commet une infraction pénale. Les femmes déclarées coupables d’avoir mis fin à leur grossesse sont passibles de longues peines de prison.

Dans un court documentaire poignant réalisé par Konbini News, Teodora Vasquez, une jeune femme de 34 ans, en prison depuis plus de 10, témoigne. Elle était enceinte de près de neuf mois quand elle appela les urgences le 14 juillet 2007, depuis les toilettes de son lieu de travail à San Salvador. N’ayant pas de réponse des services d’urgences, elle fut victime d’une hémorragie qui entraîna la mort de son bébé.

En découvrant le cadavre de ce dernier, un employé avait prévenu la police et la jeune femme, encore inconsciente, fut arrêtée, accusée de « l’avoir tué ». Un tribunal du Salvador a confirmé le 13 décembre dernier la condamnation à 30 ans de prison de Teodora Vasquez, jugée pour « homicide aggravé ».

« Même si nous savons que nous devons intervenir, nous ne le pouvons pas car l’embryon est encore vivant. »

Il est démontré que l’interdiction absolue de l’avortement ne réduit pas pour autant le nombre d’interruptions de grossesse. En revanche, il accroît le risque de décès liés à des avortements illégaux et pratiqués dans des conditions hostiles.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a souligné que dans les pays disposant de lois restrictives en matière d’avortement, les femmes et les filles pauvres ou issues des zones rurales et isolées risquaient plus particulièrement d’avoir recours à des avortements pratiqués dans de mauvaises conditions. La pénalisation de l’avortement en toutes circonstances dissuade les femmes de se faire soigner et décourage les médecins d’intervenir. Il craignent en effet des poursuites s’ils apportent des soins susceptibles de sauver des femmes dont la vie ou la santé est menacée à cause d’un avortement pratiqué dans des conditions dangereuses.

En effet, dans un rapport d’Amnesty International, un médecin d’hôpital public explique :

« Même si nous savons que nous devons intervenir, nous ne le pouvons pas car l’embryon est encore vivant. Nous devons attendre que la patiente présente des signes d’hémorragie car sinon nous sommes dans l’illégalité ».

En conséquence, les femmes et les jeunes adolescentes sont privées de leur liberté et de leur droit à disposer de leur corps.

 … Fortifiée par des mœurs sacrées

Les forces conservatrices et patriarcales (et en particulier l’Église catholique) ont fortement pesé sur cette loi. Les femmes rencontrent des obstacles culturels et institutionnels, en particulier ceux qui entravent la jouissance des droits en matière de sexualité et de procréation.

La stigmatisation de la femme, destinée à un rôle de mère et de porteuse d’enfant, le jugement porté par une large partie de la population sur leur comportement et les attitudes en matière de sexualité favorisent les inégalités. La discrimination à l’encontre des femmes est d’autant plus grande que le pays n’offre pas de services adaptés en matière de santé. Et ce, notamment en ce qui concerne l’accès à des moyens de contraception modernes. A cela s’ajoutent la situation financière précaire des femmes qui n’ont pas accès aux soins de santé maternelles, mais surtout une éducation sexuelle déficiente.

Malgré l’engagement du gouvernement salvadorien à faire avancer les droits des femmes, son inaction face aux discriminations sociétales qui visent les femmes et les violences qu’elles subissent rendent les promesses vaines. Le gouvernement doit prendre des mesures législatives avant tout en matière d’éducation. Ainsi, il pourra éradiquer les stéréotypes discriminatoires omniprésents dans la société, y compris au sein de l’appareil judiciaire.

« J’aurais aimé vivre en France, comme ça je n’aurais jamais été emprisonnée »

C’est ainsi que Teodora conclut son témoignage. Rappelons que l’avortement reste illégal dans de nombreux pays. Ce débat divise toujours dans le monde, encore aujourd’hui en France, et ce plus de quarante ans après la loi Veil.

Documentaire Konbini News

Maëlys Kapita

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