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Attentat à Kaboul et Saint-Pétersbourg revendiqué par Daesh, la candidature d’Alexeï Navalny refusée en Russie, George Weah élu président au Libéria….. La Semaine en Bref

La toute dernière semaine en bref de 2017 pour le tout dernier article Sorb’on de l’année! Retrouvez l’actualité des deux dernières semaines en France et dans le monde. Et surtout… À l’année prochaine!

JÉRUSALEM : l’ONU condamne la décision de Trump

Lors d’une assemblée extraordinaire aux Nations Unies, une large majorité de pays a voté jeudi 21 décembre en faveur de la résolution condamnant la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. En tout, cent vingt-huit pays ont voté pour, malgré les menaces proférées par les États-Unis, trente-cinq se sont abstenus et neuf ont voté contre la résolution. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dénonce le siège de l’ONU comme «maison des mensonges» et a annoncé le déplacement et la construction des ambassades étrangères à Jérusalem.

PALESTINE : La Communauté internationale se dispute sur la reconnaissance d’un État palestinien

Alors que l’ONU condamne la démarche américaine, de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël, la question de la reconnaissance d’un État palestinien refait surface. Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan se sont d’ailleurs une nouvelle fois prononcés en faveur de la reconnaissance d’un État palestinien. Ce serait selon eux, un moyen de sortir du conflit israélo-palestinien. Tandis que de son côté, Emmanuel Macron n’est pas convaincu : selon lui agir de cette façon risquerait d’être trop interprété comme une «réaction» à la décision américaine et alimenterait encore plus les tensions dans la région.

CONFLIT ISRAÉLO-PALESTINIEN : Abbas refusera tous les «plans de paix» de Washington

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a interprété la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, par les Américains, comme une déclaration de guerre. Et en conséquence, il a annoncé que Washington s’était «disqualifiée» à ses yeux pour résoudre le conflit. Il a dénoncé un «esprit partisan» et s’est engagé à n’accepter aucun «plan de paix» venant des États-Unis. Or en effet Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, aurait des propositions de paix pour la résolution du conflit israélo-palestinien. La présentation de ce «plan» est pour l’instant repoussée au premier trimestre de 2018, mais Mahmoud Abbas risque de ne pas y prêter oreille.

UNION EUROPÉENNE : Bruxelles engage une procédure contre la Pologne

Les tensions se font de plus en plus fortes entre la communauté européenne et le gouvernement polonais… En cause : la campagne offensive du gouvernement polonais pour mettre au pas la justice et la presse d’opposition. Pour l’UE, il s’agit d’une violation grave de l’État de droit, et pour dénoncer cette démarche anti-démocratique Bruxelles menace d’appliquer l’article 7 du Traité européen. Cet article menace en effet de priver le pays de certains de ses droits dans l’UE, ses traités et ses prises de décision, s’il ne fait pas bientôt marche arrière.

SYRIE : Un nouveau round de négociations entre le régime et les rebelles

En parallèle, des réunions organisées à Genève par l’ONU, la Russie, l’Iran et la Turquie organisent leurs propres sessions de négociations pour résoudre la guerre en Syrie. De nouvelles négociations ont en effet commencé à Astana, au Kazakhstan, entre le régime de Bachar el-Assad et les rebelles syriens. La Russie et l’Iran ont pris le parti du régime de Damas, tandis que la Turquie soutient les rebelles. Si la paix reste encore un objectif à long terme, ces négociations tentent tout de même de résoudre des problèmes concrets et immédiats comme le sort des prisonniers, la livraison de l’aide humanitaire et l’établissement de zones de «désescalades» c’est-à-dire de zones protégées des terrains de conflits, où les civils pourraient se réfugier. Et les trois parties, Russie, Iran et Turquie ont prévu une nouvelle réunion en fin janvier, à Sotchi (Russie) cette fois.

ÉTATS-UNIS : Les enfants clandestins pourraient être séparés de leurs parents

Pour lutter contre l’immigration clandestine, l’administration Trump a désormais prévu de séparer les enfants de leurs parents, si la famille sans papier est arrêtée par les forces de police. Dans ce cas, les parents seraient a priori mis en détention, et les enfants confiés aux services sociaux. L’idée avait déjà été abordée en mars dernier, et elle avait d’ores et déjà provoqué un tollé. John Kelly, le secrétaire américain à la Sécurité Intérieure, avait alors justifié cette idée pour décourager un maximum de personnes à entrer illégalement aux États-Unis.

ÉCONOME : Le gouvernement «conteste» les chiffres prévus par l’INSEE sur le pouvoir d’achat

L’Institut national de la statistique et des études économiques a publié mardi 19 décembre ses prévisions sur le budget en 2018. Selon leur rapport, les hausses des prélèvements prévues par le gouvernement en 2018 priveraient les ménages français de 4,5 milliards d’euros, soit 0,3 % de pouvoir d’achat en moins. Le lendemain , le gouvernement «conteste formellement l’étude de l’INSEE» qui ne prendrait pas en compte les évolutions de consommation. «La fiscalité indirecte notamment sur le tabac et sur le diesel a pour vocation de changer les comportements», défend le porte-parole du gouvernement. Dès lors, l’institut a publié un rectificatif où elle reconnaît que l’étude ne prend pas en compte les évolutions dans l’année.

POLITIQUE INTÉRIEURE : Création d’un parquet national antiterroriste

La garde des Sceaux Nicole Belloubet a annoncé lundi 18 décembre la création d’un parquet national antiterroriste pour 2018 afin «de disposer d’une véritable force de frappe judiciaire antiterroriste». Les affaires terroristes traitées jusqu’à maintenant par le parquet de Paris seront transférées à cette nouvelle institution calquée sur le modèle du parquet national financier. La ministre de la Justice n’a donné pour l’instant aucune information concrète sur le fonctionnement de ce parquet.

POLITIQUE INTÉRIEURE : l’Assemblée nationale vote pour le projet de loi sur l’accès à l’université

L’Assemblée nationale a validé mardi 19 décembre à une grande majorité le projet de loi sur l’entrée à l’université intitulé «loi sur l’orientation et réussite des étudiants». Celle-ci réforme l’entrée des bacheliers à l’université. Désormais, les universités pourront choisir les candidatures des étudiants en fonction des «attendus» c’est-à-dire compétence spécifique pour chaque filière. Le syndicat l’Unef avait appelé à une mobilisation devant l’Assemblée nationale le jour du vote. Le texte sera examiné par le Sénat en février 2018.

CATALOGNE : Victoire des indépendantistes aux élections régionales

Les Catalans étaient appelés aux urnes jeudi 21 décembre pour élire leurs représentants régionaux. Les indépendantistes ont remporté 70 sièges et le parti unioniste 37 sur un total de 135 sièges au Parlement catalan. Ce vote est un revers pour le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy qui espérait avec ce vote bloquer l’expansion des indépendantistes dans la région. À la suite de cette victoire, Carles Puigdemont, président déchu et toujours exilé à Bruxelles, a appelé le Premier ministre à la négociation. La réponse de Rajoy ne s’est fait pas attendre. Quelques heures plus tard, le Premier ministre a refusé de dialoguer avec Puigdemont.

ÉGYPTE : Attentat meurtrier contre une église copte du Caire

Ce vendredi 29 décembre, une église du Caire a été frappée par une attaque terroriste faisant une dizaine de morts. Le terroriste a ouvert le feu à l’extérieur d’une église copte, dans la banlieue sud du Caire. Il a ensuite tenté de pénétrer dans le bâtiment religieux avant d’être abattu par les forces de police. L’attentat a été ultérieurement revendiqué par l’Organisation Etat Islamique. Il s’agit d’une nouvelle attaque contre les Coptes : la communauté chrétienne du Moyen-Orient. En mai dernier, des djihadistes avaient attaqué un bus de pèlerins coptes, ôtant la vie à 28 personnes. Au mois d’avril 45 personnes avaient perdu la vie lors de deux attaques-suicide revendiquées par l’Organisation Etat Islamique lors de la célébration des Rameaux, et en décembre 2016, 29 personnes avaient péri dans un attentat-suicide revendiqué lui aussi par l’Organisation Etat Islamique contre une autre église copte du Caire.

YÉMEN : Une soixantaine de civils tués par des frappes saoudiennes

Selon l’ONU, une soixantaine de civils seraient morts au Yémen durant les dix derniers jours, des suites de frappes saoudiennes. Les frappes aériennes en question sont celles de la coalition arabe sunnite menée par l’Arabie Saoudite, contre la communauté houthiste qui contrôle une partie du territoire yéménite. Une première attaque aurait frappé un marché, faisant 54 morts, et une seconde aurait coûté la vie à 14 membres d’une même famille, dans une province qui borde la mer Rouge. La coalition arabe sunnite aurait intensifié ses bombardements aériens sur le Yémen depuis l’interception d’un missile tiré par les houthistes en direction de la capitale Riyad, le 19 décembre dernier. En septembre 2014, la communauté houthiste s’est emparée de la capitale Sanaa, puis a poursuivi son expansion dans le pays, poussant le président Abd Rabbo Mansour Hadi à l’exil. Et pour l’ONU la guerre qui sévit depuis cette date est «la pire crise humanitaire» de la planète avec 10 000 morts, dont de nombreux civils et 2 000 personnes mortes du choléra.

SYRIE : Arrestation de plusieurs djihadistes français par les forces kurdes

Plusieurs djihadistes français ont été arrêtés, à la mi-décembre, en Syrie, par les forces combattantes kurdes. Parmi eux, il y a notamment Thomas Barnouin, l’un des djihadistes français les plus activement recherchés et deux autres djihadistes : Romain Garnier et Thomas Collange. Ils auraient été arrêtés plus précisément le 17 décembre par un groupe de combattants kurdes de l’YPG (Unités de protection du peuple kurde). Selon Mathieu Guidère, géopoliticien et islamologue, il y aurait 1500 à 1700 djihadistes français partis en Syrie et en Irak depuis 2013/2014, et parmi eux environ près de 300 sont morts sur place dans les combats, 300 seraient détenus par les Kurdes et les Irakiens et environ 250 à 300 seraient revenus en France et placés en détention.

TERRORISME : Explosion de Saint-Pétersbourg revendiquée par Daesh

Une bombe artisanale a explosé mercredi 27 décembre dans un supermarché de Saint-Pétersbourg faisant treize blessés (aucun mort n’a été annoncé pour l’instant). Les autorités russes avaient ouvert une première enquête pour «tentative d’homicide». Le lendemain, le président Vladimir Poutine dénonçait déjà un «acte terroriste» et la nécessité «d’agir de manière ferme de ne pas faire des prisonniers, mais liquider les bandits sur place» en parlant des commanditaires des attentats. Vendredi 29 décembre, l’organe de presse de Daesh affirme être l’auteur de l’attaque.

TERRORISME : Attentat contre un centre culturel chiite à Kaboul revendiqué par l’EI

L’explosion de trois bombes et une attaque suicide dans un centre culturel chiite de la capitale afghane jeudi 28 décembre a fait au moins une quarantaine morts et plus de 80 blessés en cette fin d’année. Les autorités affirment que le bilan est susceptible de s’alourdir. Les Talibans avaient rapidement démenti son implication dans cette attaque. L’organisation État Islamique a quant à elle revendiqué sa responsabilité dans l’attaque aux bombes via son organe de presse. Le président afghan dénonce «un crime contre l’humanité».

RUSSIE : Le principal opposant de Poutine, Alexeï Navalny, refusé aux présidentielles

Alexeï Navalny, le principal opposant de Vladimir Poutine, ne pourra pas se présenter aux prochaines élections présidentielles prévues le 18 mars 2018. À l’occasion d’une conférence de presse donnée le 14 décembre dernier, Vladimir Poutine a accusé Navalny de vouloir «déstabiliser le pays» et «provoquer un coup d’État». Et afin de mettre Alexeï Navalny hors course, le Kremlin le condamne pour un «détournement de fonds publics» qui le rendrait inéligible jusqu’en 2028. Le principal opposant russe n’en reste pas moins très populaire, en particulier auprès de la jeunesse : 15 000 personnes ont manifesté dans les principales villes du pays, et il a appelé ceux qui le soutiennent à boycotter les élections.

FRANCE : L’Etat prévoit un contrôle renforcé des chômeurs

Selon une note publiée par le Canard Enchaîné cette semaine, le gouvernement aurait décidé de durcir le contrôle des demandeurs d’emploi. Selon le journal satirique, le gouvernement souhaiterait appliquer des sanctions sévères aux chômeurs : une baisse progressive voire une suspension des allocations chômage en cas de refus de formation ou recherche d’emploi insuffisante, refus de deux emplois jugés raisonnables et manquement répété. Toujours selon la note, le ministère prévoit aussi un contrôle journalier ou mensuel des activités des demandeurs d’emploi qui favoriseraient leur retour sur le marché du travail. Les négociations entre le gouvernement et les partenaires sociaux sur la réforme du chômage doivent avoir lieu le 11 janvier.

DIPLOMATIE : Crise diplomatique entre les Émirats Arabes et la Tunisie

Nouvel épisode de tension entre la Tunisie et les Émirats Arabes Unis : plus tôt dans la semaine, les autorités émiraties avaient interdits l’entrée sur leur territoire à l’ensemble des tunisiennes. Une décision qui a provoqué la colère du peuple tunisien. Cette décision est justifiée par «une possibilité d’attentat terroriste dans lequel seraient impliquées des femmes soit tunisiennes soit porteuses d’un passeport tunisien». Cependant, le porte-parole de la présidence tunisienne dénonce le mauvais traitement des femmes à l’aéroport. Plusieurs ONG et partis politiques dénoncent une décision» discriminatoire».

DJIHADISME : Des enfants de djihadistes français rapatriés en France

Trois enfants français de djihadistes viennent d’être rapatriés en France. Ils ont entre 3 et 8 ans et ils avaient été emmenés par leurs parents, jusqu’en Irak, alors que le couple de djihadistes français cherchait à rejoindre l’Organisation Etat Islamique. Les trois enfants sont arrivés sur le territoire français le 18 décembre et ont été placés dans des familles d’accueil. Le père a été tué lors de la reprise de la ville de Mossoul des mains de l’Organisation Etat Islamique. La mère est toujours détenue en Irak avec leur quatrième enfant, un bébé de moins d’un an. Selon Le Figaro, Paris ne souhaite pas systématiquement le retour des épouses ou des veuves de djihadistes français. Mais la question du rapatriement des enfants de djihadistes reste délicate.

LIBERIA : L’ex-footballeur Georges Weah élu président

L’ancien joueur de football Georges Weah a remporté largement, jeudi 28 décembre, l’élection présidentielle au Libéria et devient le 25e président du pays. L’ex-attaquant du PSG  avait déjà tenté à deux reprises d’accéder à la fonction suprême sans succès. Sa victoire est saluée par les dirigeants internationaux. Les Libériens espèrent une éradication de la corruption avec son élection. Il succédera à Ellen Johnson Sirleaf le 22 janvier 2018.

Rédigé par Gaëlle Kabongo et Marie Mougin

La rédaction

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