On’

La folie Visconti

Luchino Visconti, un grand réalisateur italien encore honoré par différents événements culturels parisiens cet automne. Le réalisateur Luchino Visconti est dans les tendances actuelles quand on parle de culture, notamment à Paris. Ce grand nom du cinéma revient nous questionner à travers ses créations bouleversantes. Avec ses films à la fois historiques et pour autant […]

Luchino Visconti, un grand réalisateur italien encore honoré par différents événements culturels parisiens cet automne.

Le réalisateur Luchino Visconti est dans les tendances actuelles quand on parle de culture, notamment à Paris. Ce grand nom du cinéma revient nous questionner à travers ses créations bouleversantes. Avec ses films à la fois historiques et pour autant si contemporains.

Entre rétrospective filmographique, adaptation théâtrale…

La cinémathèque vient de clôturer une rétrospective assez technique sur la filmographie de ce réalisateur des années d’après-guerre. Cet hommage général à l’œuvre intemporelle de l’italien était très organisé. Tout en laissant la part belle aux souvenirs. Dessins de scène, scripts de scénarios, photographies des costumes, ne perdant en rien de leur grandeur qu’ils soient en noir et blanc ou en couleur. Les grands héros viscontiens avaient aussi leur place dans cette ribambelle de fragments. Nous rappelant les films grandioses tels que le Guépard, Rocco et ses frères. Ou la grande trilogie des années soixante comprenant trois classiques. Que sont:  les Damnés, Mort à Venise, et Ludwig le crépuscule des Dieux.

D’ailleurs, la famille damnée du premier volet de cette mythologie cinématographique peut se retrouver à la Comédie française dans Les Damnés. Une pièce d’Ivo Van Hove, vrai choc autant théâtral qu’audiovisuel que l’on peut encore voir jusqu’au 10 décembre. Ce n’est pas pour rien que cette pièce repasse à Paris après sa glorification au Festival d’Avignon. La salle est comble, les spectateurs complètement enivrés par le jeu démoniaque et inhumain des comédiens. Dont Guillaume Gallienne qui réalise à lui-même le lien entre les planches et le 7ème art. Cette pièce contemporaine intègre rock, sang, sexe, à l’histoire tragique d’une famille allemande bourgeoise industrielle durant la montée politique du nazisme. Elle nous heurte et nous fait réfléchir sur les tendances extrémistes et la violence humaine, présente au sein même des familles parfois.

Et mise à l’honneur dans le Festival « Au-delà de l’écran »

Visconti se retrouve aussi à Vincennes, dans le Festival Au-delà de l’écran! qui choisit cette année pour thème le cinéma italien. Et comment parler du XXème siècle en cinéma italien sans parler de Luchino Visconti et de sa dizaine de films inoubliables ,tant par le choix des décors, la profondeur de l’intrigue, la personnalité folle et alambiquée de chacun des héros, principaux comme secondaires, constituant de grandes familles déchirées qui n’ont rien à envier à celles de Zola. On pourra voir avec ce festival L’Innocent le dimanche 26 novembre en présence d’un des assistants de Visconti, Giorgio Treves à l’Espace Sorano, Vincennes.

Enfin, quoi de mieux que le cinéma pour repenser à Visconti, véritable homme de culture, autant fasciné par l’opéra et la littérature. Le 13 décembre, un biopic sur la chanteuse Maria Callas, Maria by Callas, documentaire d’archives et de souvenirs dans lesquels Visconti trouve sa place du fait de leur proche amitié. Il la dirigera d’ailleurs dans La Somnambule, un opéra de Bellini, dans lequel il apportera sa touche de sévérité et de profondeur.

crédit photo : Le Guépard

Elodie Leroux

Ajouter un commentaire

Instagram On’ Media

Instagram has returned empty data. Please authorize your Instagram account in the plugin settings .
Logo On'

Instagram On’ Media

Instagram has returned empty data. Please authorize your Instagram account in the plugin settings .